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L’hydrogène, une alternative prometteuse pour le Québec ?

Des acteurs du secteur de l’hydrogène ont regroupé leurs efforts pour faire la promotion de ce carburant comme outil dans la transition énergétique au Québec. D’après une étude dévoilée le 15 janvier dernier, en marge de la 77e édition du Salon International de l’Auto de Montréal, cette coalition, qui réunit notamment Air Liquide, Toyota, Harnois Énergies et Filgo-Sonic, croit que l’hydrogène constitue « une approche par les plus crédibles pour atteindre les objectifs que le Québec s’est fixés en matière de réduction des GES ».

L’étude d’une cinquantaine de pages, qui comprend de nombreux graphiques et tableaux, démontre que le Québec dispose d’atouts pertinents importants qui lui permettent de se démarquer sur la scène mondiale dans le secteur émergent de l’hydrogène. Cette filière en devenir pourrait aider le Québec à atteindre son objectif de réduction de 35 % des gaz à effets de serre d’ici 2035.

Michel Archambault, porte-parole d’Hydrogène Québec, et directeur du développement des affaires chez Hydrogenics, affirme que l’objectif de la nouvelle coalition ne constitue pas à mettre des bâtons dans les roues au développement des véhicules électriques, mais plutôt « d’offrir une solution complémentaire ». Selon lui, les surplus actuels d’électricité pourraient être utilisés comme source d’énergie pour produire de l’hydrogène propre.

« Les pays les plus avancés dans le déploiement de l’hydrogène dans le secteur des transports se caractérisent tous par un engagement ferme de leur gouvernement qui se traduit par des investissements massifs sous la forme de financement de la R&D, de partenariats public-privé, d’aide aux entreprises pour le développement de nouvelles technologies et la mise en place de stations de recharge, et enfin, d’incitatifs à l’achat de véhicules à pile à hydrogène », peut-on aussi lire dans l’étude.

Une option crédible

Le dévoilement de l’étude survient un mois après la publication du Plan stratégique 2020-2024 d’Hydro-Québec, dans lequel l’« hydrogène propre », produit par électrolyse et non avec du méthane, est présenté comme une alternative prometteuse pour le Québec.

Le débat est maintenant ouvert sur l’intérêt des voitures à hydrogène au Québec. Selon Stéphane Pascalon, chef de programme à l’Institut du véhicule innovant (IVI), située à St-Jérôme, dans un article publié sur le site de L’Actualité en janvier 2019, il existe un attrait pour les entreprises, notamment dans l’industrie des transports lourds, pour l’hydrogène.

« À l’inverse des véhicules personnels, les camions doivent être sur la route 90 % du temps. Le remplissage rapide de l’hydrogène est un avantage de taille pour les entreprises de transport. Un camion à l’hydrogène sera aussi moins cher qu’un camion à batteries », avait affirmé M. Pascalon.

Le gros de l’hydrogène produit présentement au Québec provient des installations d’Air Liquide, du côté de Bécancour, alors que la société européenne Hy2gen et le producteur d’éthanol Greenfield Global travaillent sur un projet d’usine à Varennes.

Le livre blanc d’Hydrogène Québec est disponible à l’adresse http://hydrogene.quebec/.

Texte par: Alexandre LAMPRON

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