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Pour s’y retrouver en matière de financement industriel et commercial

Dans une période où à peu près tous les secteurs manufacturiers font face à une pénurie de main-d’œuvre d’une rare intensité, les entreprises doivent se tourner vers l’acquisition d’équipement et de machinerie pour prendre la route qui les mènera vers une automatisation partielle ou complète de certaines opérations. C’est une façon de contrer le manque de main-d’œuvre. Mais les coûts de ces équipements sont importants et peuvent représenter un frein à cette quête d’automatisation. MCI a tenté ce mois-ci de vous dresser un portrait de quelques options qui s’offrent aux entrepreneurs québécois pour du financement, du crédit-bail et autres.

À la Banque de développement du Canada (BDC), il existe deux types de financement pour les entrepreneurs. Dans un premier temps, les entreprises peuvent opter pour le Prêt pour équipement couvrant les coûts d’acquisition d’équipement neuf ou usagé. En second lieu, l’option Marge pour équipement permet d’obtenir un prêt avec des modalités garanties. La BDC veut ainsi aider les entreprises canadiennes à investir dans l’équipement afin d’améliorer leur productivité. La BDC affirme que ces deux solutions viennent avec des modalités de remboursement flexibles.

De ses bureaux de Brossard, Source Financement CB dessert des clients commerciaux et industriels de partout au Canada nécessitant du financement pour l’acquisition et le remplacement d’équipements et de machinerie de tous genres. La compréhension des besoins, l’analyse des enjeux financiers et fiscaux ainsi que la conception de stratégies et l’élaboration d’un plan d’action sont les premiers pas à franchir dans toutes les études de demandes soumises à cet intermédiaire comptant sur 14 partenaires prêteurs pour compléter les montages financiers.

Le crédit-bail est un concept similaire à la location de voiture alors qu’il faut payer pour l’utilisation de l’équipement qui pourra, lorsqu’il devient désuet, être remplacé par un équipement récent ou meilleur, dans la plupart des cas. Le crédit-bail permet à une entreprise de conserver l’important levier financier que sont les liquidités. L’entreprise GFL (Groupe Financier Laplante) s’est donné comme mission en 1988 de contribuer à la croissance et à la pérennité des entreprises québécoises et canadiennes. Depuis plus de 30 ans, GFL a réussi à convaincre un nombre d’entreprises de toutes les tailles toujours grandissant que le crédit-bail est une solution de financement de premier ordre afin de s’outiller pour mieux réussir.

Le financement de la BDC peut couvrir les coûts d’achat d’équipement neuf ou usagé et les dépenses connexes pour des machines et de l’équipement pour la chaîne de production, des technologies spécialisées telles que le matériel de laboratoire, des véhicules commerciaux et plus encore. La seconde option permet à une entreprise d’obtenir du financement  pour acquérir l’équipement sur une période pouvant se prolonger sur 12 mois. L’option Prêt pour équipement permet à l’entreprise requérante de reporter ses versements sur le capital jusqu’à 24 mois au début du prêt avant de bénéficier d’une période de remboursement pouvant se prolonger sur 12 ans.

« Nos clients sont des entreprises de toutes les tailles et le seul critère commun à chaque demande est que celle-ci soit d’au moins 10 000 $. Le financement que nous offrons peut s’appliquer à l’acquisition ou au remplacement d’équipement de tous genres ou encore au fond de roulement », explique Daniel, un agent au centre de contrats de la BDC, rejoint par MCI. « Nous sommes actifs dans de nombreux secteurs manufacturiers et technologiques. »

« Notre plus grande force est probablement le fait que nous sommes devenus au fil des ans un guichet unique que nos clients consultent au moment d’acquérir de l’équipement neuf ou usagé », mentionne Caroline Bergeron, présidente de Source Financement CB. « Nous aidons le client à trouver la bonne machinerie, puis nous négocions avec les fournisseurs potentiels. Qu’il s’agisse d’un torréfacteur à café ou d’une machine valant des centaines de milliers de dollars, nous effectuons une analyse complète afin de fixer la valeur de l’équipement en utilisant des comparables avant de proposer une solution de financement clé en main au client qui respectera ses contraintes financières. »

Source Financement CB veut être le pont entre le prêteur et le client. Les analyses des demandes d’équipements industriels sont un peu plus complexes que celles pour l’acquisition d’un camion lourd commercial, par exemple, et Source Financement CB a acquis au cours des années l’expertise requise pour ce travail. Dans le cas où l’expertise n’existe pas à l’interne, Caroline Bergeron n’hésite pas à faire appel à des ressources externes. De plus, en s’adressant à Caroline Bergeron et son équipe, les clients savent qu’ils ont affaire à une alliée de choix : « Nous apprenons à connaître les clients, leurs opérations et leurs besoins. Si jamais un équipement que nous avons aidé à acquérir fait défaut, le client n’a qu’à nous avertir et nous nous chargerons de communiquer avec le fournisseur afin que les travaux requis soient effectués le plus rapidement possible. Nous facilitons la vie de nos clients et c’est pour cela que notre taux de fidélisation est élevé. »

« Nous transigeons avec toutes les institutions financières actives dans le secteur du crédit-bail au Canada dans le but de structurer la meilleure solution possible pour chaque client. Nous répondons aux besoins de sociétés incorporées ou enregistrées qui ont des besoins d’équipement industriel, de bureautique et même de matériel roulant », affirme Sylvie Laplante, présidente de GFL. « Les conditions sont souvent très différentes et dépendent des secteurs d’activité. Chez GFL, les clients se qualifient pour du crédit A, B ou C, trois classes distinctes desservant des secteurs où le risque du prêteur varie grandement. Certaines institutions financières se spécialisent dans des marchés précis. »

Cela n’empêche pas Sylvie Laplante de compter sur des spécialistes au sein de son équipe qui comprend 17 agences d’un bout à l’autre du pays. Il n’est pas rare de voir GFL échanger directement avec des fournisseurs qui lui réfèrent des clients potentiels à la recherche de financement pour une acquisition. Dans le monde du crédit-bail, c’est souvent la valeur de l’actif qui dicte les normes, alors que le taux pourrait être plus élevé pour un équipement qui ne se revend pas aisément. GFL suggère à ses clients d’utiliser le crédit-bail que pour l’acquisition d’équipement et de se tourner vers les banques pour les autres opérations financières. « Nous conseillons toujours à une entreprise cliente chez nous d’obtenir l’avis de son comptable pour valider notre proposition. GFL offre de la flexibilité clé en main, » ajoute madame Laplante.

La BDC, GFL et Source Financement ne sont pas les seules options dans le monde du financement. Des géants comme Wells Fargo, le plus important prêteur sur équipement en Amérique du Nord, est aussi bien présent au Québec. Ces entreprises financières et de nombreuses autres sont là pour répondre aux besoins des entrepreneurs québécois. Le nombre important de partenaires financiers potentiels donne à l’entrepreneur québécois le choix lorsque vient de temps de penser acquisition.

Par Guy Hébert

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