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Démystifier l’usine 4.0

Qu’est-ce que l’usine intelligente, l’usine 4.0 ? C’est celle qui est en train de naître de la 4e révolution industrielle, celle du numérique, que nous vivons actuellement depuis l’avènement de l’internet. Pour mémoire, la 1ère révolution industrielle a débuté en 1765 avec l’invention de la machine à vapeur, la 2e en 1870 avec l’électricité, la 3e en 1969 avec les télécommunications et l’informatique.

Concrètement, grâce à différents moyens technologiques comme l’infonuagique, le big data ou encore l’internet des objets, l’ensemble des acteurs, machines et processus d’une usine sont connectés et interagissent en temps réel. La technologie est au service de l’usine et la rend plus agile.

Bien sûr, si les très grandes entreprises se sont jetées à bras le corps dans cette nouvelle aventure, la tendance est très différente pour les PME. En effet, celles-ci sont soumises à diverses contraintes, la notion financière est bien sûr la plus souvent évoquée, mais les lacunes organisationnelles et le manque de confiance accordé aux informaticiens, au langage parfois hermétique pour les non-initiés, peuvent nuire, voire empêcher une transition sereine.

Selon Hugo Poulain, PDG de Lean Expert, le problème va au-delà des questions purement technologiques.

« Les entreprises nous contactent parce qu’elles perdent de l’argent (…). La majeure partie du temps, nous relevons des problèmes de méthodes de travail et l’achat d’une machine 4.0 n’apportera pas de solution.»

En effet, il faut savoir que 55 % de la non-valeur ajoutée dans une entreprise provient de problèmes d’assignation, d’information, d’outils, d’équipements, etc.

Cette analyse est complétée par Sylvie Rioux, DG et VP développement Andomédia Technologies, qui nous apprend que 85 % des données ne sont pas utilisées dans une entreprise organisée en silos (i-e de façon verticale, sans passerelle entre ses processus). Or, l’essence d’une entreprise est justement le traitement de données.

Et Samuel Bisson, membre de l’Acceleration Team chez Tervene ajoute que très souvent, les gestionnaires d’équipes sont de très bons techniciens promus, mais livrés à eux-mêmes, sans formation sur leur nouveau rôle et leurs nouvelles responsabilités.

Viser la qualité

Face à ces constats, les solutions dont disposent les PME sont polyformes. Pour l’accompagnement et le financement de cette évolution numérique, il existe plusieurs organismes de soutien tels que les chambres de commerce, le réseau des SADC+CAE (Société d’Aide au Développement des Collectivités et Centre d’Aide aux Entreprises),  le STIQ (Sous-Traitance Industrielle Québec), le CRIQ (Centre de Recherche Industrielle du Québec), Investissement Québec, etc.

Pour la résolution des problèmes organisationnels et la transition en douceur, pourquoi pas opter pour l’angle de la Qualité sous toutes ses formes (contrôles qualité, assurance qualité, amélioration continue, management de la qualité, lean, six sigma, etc.). En effet, elle aussi évolue en version 4.0 et a le mérite d’être connue de toutes les entreprises, quel que soit le niveau pratiqué (du simple contrôle qualité, à l’excellence, en passant par la certification).

Par Céline Costa

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