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Déplace-t-on trop d’air ?

Des milliards en valeur de marchandises circulent annuellement sur nos routes. Ce chiffre, tout comme la demande, ne cesse d’augmenter, ce qui a une incidence d’un point de vue financier (augmentation des prix due à la hausse des prix du carburant), écologique (augmentation des émissions de GES) et social (encombrement routier).

Les enjeux liés au transport sont nombreux et les solutions pour les gérer prennent différentes formes : optimisation des routes, renouvellement de la flotte par des véhicules plus écoresponsables, etc. Toutefois les solutions peuvent aussi émerger du produit transporté, et même de son emballage.

À travers nos expériences professionnelles, il nous a été donné de constater, malheureusement bien souvent, que l’espace cubique occupé dans chaque livraison n’est pas toujours optimal. Plus il y a d’espace vide, plus la marchandise sera susceptible de bouger durant le transport et plus grand sera le risque de dommages. Au-delà des pertes physiques, les ressources utilisées pour acheminer le produit jusqu’à destination auront également été sollicitées en vain. Lorsque l’on sait que déjà plus de 43 % des émissions annuelles de GES au Québec sont causées par le transport (au premier rang), suivi de la production industrielle (au deuxième rang avec 31 %), ce sont des risques que l’on ne peut plus se permettre de prendre. Il devient donc de plus en plus coûteux de déplacer de l’air !

Cette mauvaise utilisation de l’espace peut être due à une mauvaise répartition des envois, mais peut aussi être causée par des emballages inadaptés.

Les entreprises qui se penchent sur le problème des « espaces vides » gagnent généralement plus que ce qu’elles estimaient au départ. Les solutions s’avèrent souvent très économes (moins de pertes et de bris, augmentation du volume disponible de chargement et donc diminution des livraisons et des frais afférents, etc.), et également écologiquement responsables.

Ces situations, qui ne paraissent pas toujours problématiques de prime abord, poussent les entreprises à innover dans leur façon de faire et même à devenir plus concurrentielles. À titre d’exemple, certaines entreprises ont revu complètement le conditionnement de leur produit. En gagnant seulement quelques centimètres avec leurs emballages, elles ont pu augmenter le volume de chaque livraison. Elles ont également fait des économies substantielles au niveau des matières premières utilisées dans l’emballage et ont amélioré l’expérience vécue par leurs clients avec un emballage plus convivial.

D’autres ont complètement réinventé l’ingénierie même de leur produit. C’est le cas d’un manufacturier en produits d’emballage de protection. Celui-ci a revu le procédé de production de ses pellicules rétractables en rouleaux pour que celles-ci soient tout aussi performantes en utilisant moins d’espace. Cet exercice l’a mené à développer une nouvelle génération de pellicule sans comparable à ce jour sur le marché. L’entreprise a réduit le nombre de livraisons, réduit son empreinte carbone et a également fait des gains au niveau de l’entreposage de ses produits. Au-delà des bénéfices financiers, l’entreprise a pu, grâce à cette nouvelle technologie, se positionner en tant qu’entreprise avant-gardiste et leader dans son marché.

Lisez l’article complet dans l’édition de décembre du Magazine MCI

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