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Gaz industriels, une utilisation accrue pour augmenter l’efficacité énergétique

À l’heure où le Québec planche pour finaliser sa nouvelle politique énergétique, qui serait disponible d’ici la fin de l’année, selon les récents dires de Pierre Arcand, le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, le sort des gaz industriels reste difficile à prédire.

Bien que les secteurs soient aujourd’hui très nombreux sur le marché, puisque les gaz industriels répondent à un large éventail d’applications industrielles et commerciales, telles que les travaux de fer, la construction résidentielle, la plomberie, la maintenance des systèmes de climatisation ou le bricolage,  Les gaz sont partout, bienvenue dans cet univers !

Pour Karl Villeneuve, directeur général – Est du Canada Linde Canada,  nous y retrouvons présentement trois tendances lourdes dans le domaine des gaz industriels. Ces tendances, qui sont en lien avec l’efficacité énergétique, sont visibles dans les différentes industries.

La première est l’importance primordiale de la santé et sécurité pour les entreprises. « Les entreprises veulent s’assurer que leurs lieux de travail sont sûrs pour le bien-être de chacun de leurs employés, avance
M. Villeneuve. La santé et la sécurité sont des valeurs fondamentales chez Linde et l’entreprise a comme mission de proposer à ses clients des produits sécuritaires tel que les gaz de protection MISON, qui réduisent la quantité d’ozone formée durant le processus de soudage. »

L’utilisation de ce gaz aide également à diminuer les fumées de soudage et, par le fait même, permet d’augmenter l’efficacité énergétique, car moins d’énergie est nécessaire pour évacuer les fumées, soit par aspiration ou en ouvrant les fenêtres pour faire circuler l’air.

M. Villeneuve mentionne aussi qu’il est important pour l’industrie de participer à cet effort de santé et sécurité. « Les gaziers ont un rôle capital à jouer pour éduquer et pour former les utilisateurs sur les avantages associés à la bonne manipulation, à l’utilisation et à l’entreposage des gaz de façon conforme », ajoute-t-il.

L’apport des nouvelles technologies

Une deuxième tendance est l’utilisation de plus en plus accrues des technologies. Les clients veulent être en mesure de commander leurs produits plus rapidement via le web ou des applications mobiles. L’utilisation des codes-barres sur les bouteilles amènent de nouvelles possibilités. En effet, il devient facile de commander des gaz en utilisant un téléphone intelligent pour scanner la bouteille. On peut également consulter les fiches signalétiques des gaz, son état de compte, etc.

« Les clients veulent avoir l’information immédiatement, indique Karl Villeneuve. Il faut donc leur donner la possibilité d’accéder directement à partir d’un code barre à plusieurs informations, que ce soit sur leur compte, leur solde de bouteille ou sur des conseils techniques. Il devient également possible de parler à des spécialistes directement et de résoudre des problèmes à distance en filmant les opérations en direct. »

Cette approche moderne permet notamment d’augmenter l’efficacité énergétique en aidant à maximiser les déplacements  et optimiser la consommation d’essence, croit le directeur général – Est du Canada Linde Canada.

L’importance de la valeur ajoutée

La troisième tendance dans le domaine des gaz est l’importance de la valeur ajoutée. Les clients cherchent à optimiser leurs opérations. La plupart du temps, les vraies économies ne se situent pas dans une réduction du prix du gaz ou du fil à souder, mais bien dans l’optimisation des paramètres de soudage et de la technique de soudage utilisée.

Les défis en formation sont nombreux. Les spécialistes en soudage offrant de tels services aident les entreprises à économiser réellement et à faire la bonne chose la première fois.  C’est une très bonne façon d’améliorer sans cesse l’efficacité énergétique en réduisant à la source, croit Karl Villeneuve.

Au final, le domaine des gaz demeure en pleine expansion, des applications existant dans toutes les industries. Il en existe dans une grande variété d’applications. C’est sans contredit une industrie passionnante, en pleine croissance. Les gaz industriels devraient donc logiquement s’inscrire dans la nouvelle Politique énergétique du Québec par ses ramifications dans l’économie québécoise.

Des demandes de plus en plus perfectionnées

Pour sa part, selon Nelson Champagne, directeur des ventes chez Air Liquide, même si les besoins sont demeurés relativement stables ces dernières années, les demandes, elles, sont devenues de plus en plus sophistiquées. Comme ses prédécesseurs, M. Champagne soutient que les gaz industriels sont utilisés à plusieurs sauces, notamment dans le secteur des industries lourdes, et dans l’emballage d’aliments propres à la consommation.

Il ajoute pour sa part que les gaz industriels se retrouvent également dans la stérilisation de l’eau potable. En effet, la plupart des grandes usines, notamment au Québec, utilisent l’oxygène pour stériliser l’eau potable en remplacement du chlore et le gaz liquide, dans le secteur de la santé.

« Il peut parfois paraître étonnant de constater à quel point nous pouvons utiliser les gaz industriels dans nos vies de tous les jours, précise Nelson Champagne. Nous avons de plus en plus de demandes, entre autres, pour un produit recherché. Les clients vont nous demander un contrôle toujours plus serré sur la pureté du produit parce que, de leur côté, ils ont aussi des demandes pour avoir des produits davantage plus spécifiques et avec un rendement de qualité de plus en plus important. La consommation, elle, demeure pour la moins stable. Ce n’est pas un marché qui est en grande croissance. Toutefois, ce qui est en croissance, ce sont les services qui sont associés au produit lui-même. »

Pour se faire, Air Liquide investit des sommes colossales, année après année, pour avoir des équipements plus perfectionnés visant à mieux répondre et à anticiper la demande de ses clients, et pour former son personnel pour atteindre cet objectif de contrôler toujours mieux les impuretés.

Sur la voie de l’innovation

Au sujet de la future Politique énergétique du gouvernement, Nelson Champagne assure de son côté qu’Air Liquide sera au rendez-vous afin de poursuivre son chemin sur la voie de l’innovation. Il cite, par exemple, le travail réalisé présentement avec certains grands constructeurs automobiles pour développer l’utilisation de l’hydrogène dans le transport.

« L’utilisation de ce produit nous permet de faire fonctionner un véhicule avec zéro émission d’impureté, indique M. Champagne. Un projet comme celui-ci prend, bien sûr, plusieurs partenaires, dont un gazier, il va de soi, mais également un système de distribution. Air Liquide a de l’hydrogène et a des clients qui possèdent des réservoirs d’hydrogène qu’ils utilisent dans leurs procédés industriels. Quand nous parlons d’utiliser l’hydrogène dans un véhicule de transport, il faut penser au réapprovisionnement. Le grand défi consiste au système de distribution de l’hydrogène, notamment dans les stations-services. »

Rappelons que la nouvelle Politique énergétique permettrait au Québec de poursuivre sur sa lancée déjà entamée pour encourager les entreprises à faire un virage nécessaire vers l’utilisation de combustibles alternatifs.

 

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