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La valeur du conseil (suite). Cela vaut-il la peine d’avoir un conseiller financier?

Dans notre chronique précédente, nous avons constaté que *les conseils financiers exercent une influence positive et importante sur le niveau d’épargne des particuliers compte tenu d’un grand nombre de variables socioéconomiques qui ont également une incidence sur le patrimoine.

Les différentes études qui ont été réalisées dans plusieurs pays ont aussi démontrées que les ménages qui profitaient du service de conseils avaient un actif à investir nettement plus élevé que les ménages sans service de conseil, indépendamment du revenu du ménage et du groupe d’âge.

Les auteurs du *CIRANO ont ainsi clairement démontré la différence en terme de valeur du patrimoine pour les ménages avec conseils financiers.

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Ce graphique nous démontre que les ménages qui ont profité de conseils financiers jouissent d’un patrimoine beaucoup plus élevé que les ménages sans conseil. Par exemple, après une période de 15 ans ou plus, la valeur du patrimoine est de 2.73 fois plus élevée pour les ménages qui ont profité de l’expertise d’un conseiller financier. En termes de dollars, cela veut dire $ 273,000 au lieu de $ 100,000.

Mais comment expliquer cette différence? D’abord, on constate que les ménages avec conseils ont un taux d’épargne deux fois plus élevé que les ménages sans conseils; et parmi les autres avantages de la relation avec un conseiller, on constate aussi que les portefeuilles sont mieux diversifiés, que les investisseurs avec conseil optent pour de meilleures stratégies fiscales et qu’enfin, ces personnes sont plus aptes à respecter leur plan financier et à éviter de prendre des décisions émotionnelles qui peuvent leur être néfastes du côté financier.

Ces résultats ont été constatés, non seulement au Canada, mais dans plusieurs pays où ces études ont été effectuées.

En Australie, une étude de KPMG Econtech* en vient à la conclusion qu’en offrant des conseils à 5% de plus d’australiens, il en résulterait une hausse de l’épargne nationale de 0.3% du PIB ou de 4.2 milliards  (en dollars de 2009-2010 d’ici 2016-2017 comparativement au niveau qu’on aurait atteint autrement)

En conclusion, les effets positifs des conseils financiers ne sont pas seulement profitables au niveau de chaque individu, mais se reflètent clairement au niveau de la société dans laquelle on vit. La valeur du conseil n’a plus à être démontrée, et ceux qui en profitent en sont les meilleurs témoins.

 

Michel Roy
Planificateur financier*, Conseiller en sécurité financière
Pour Les Assurances Boivin inc*. et Groupe Action Financière Québec
Représentant en épargne collective auprès d’Investia Services Financiers inc.
Tél. : 418 624-0850 / mroy@gaf.qc.ca

*Institut des fonds d’investissement du Canada, La valeur des conseils : Rapport 2012
*KPMG Econtech (janvier 2011). “Value Proposition of Financial Advisory Networks.”

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