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Nouvel investissement de 5 M $ pour le Centre de tri à Roberval

Le Centre de tri de Roberval a obtenu ce printemps un investissement majeur de 5 millions $ de la Régie des matières résiduelles (RMR) du Lac-St-Jean. On augmente ainsi le traitement des éléments de récupération : le Centre traite l’ensemble des matières recyclables dont disposent les Jeannois.

Directeur général adjoint de la Régie, Mathieu Rouleau explique que le Centre de tri a été opérationnel le premier juillet. Par ailleurs, 4 millions $ sont allés au bâtiment robervallois et environ 1 million pour les équipements de tri.

Depuis janvier 2010 trois conseillers en gestion des matières résiduelles parcourent le territoire jeannois afin de rencontrer les institutions, commerces et industries, une démarche qui permettra de diminuer l’enfouissement et d’augmenter la récupération des matières recyclables. « On passe au bleu », résume M. Rouleau. Le volume devrait passer de près de 10 000 tonnes (secteur résidentiel) à 15 000 tonnes en 2010 quand le Centre comptera une année complète de fonctionnement. La RMR estime à environ 1 million 200 mille dollars les revenus annuels de ventes des matières récupérées.

L’organisation compte cinq écocentres: Alma, Dolbeau-Mistassini, Hébertville, Roberval et Saint-Félicien. À cela s’ajoute le lieu d’enfouissement technique (LET) (avec membranes protectrices) de l’Ascension-de-Notre- Seigneur, municipalité du secteur nord de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est. Dans les deux autres municipalités, la collecte se rend respectivement à Roberval et Dolbeau-Mistassini d’où les déchets partent dans de plus grands camions pour aller vers leur destination finale, au LET de L’Ascension-de-N.-S.

Nouveaux équipements et services accrus

L’investissement de 5 millions $ a permis de doter le Centre de tri d’un nouvel équipement pour la récupération du verre en fonction de ses caractéristiques dont la couleur. Ainsi, on a pu vendre du verre sur les marchés extérieurs à la région, en faibles quantités cependant. Tout le verre représente 10 % des matières récupérées. Le carton compte pour 20 %. Il se vend normalement entre 100 $ et 120 $/tonne selon les valeurs du marché. En fonction de spécifications particulières du carton et papier, on vend environ 50 % de cette matière à la papeterie Cascades de l’arrondissement Jonquière.

On récupère aussi l’aluminium, le fer et les plastiques (sauf le styromousse) dont les bouteilles consignées, ainsi que le papier. Un système de tri manuel permet d’abord de retirer les grosses pièces et d’éviter que ces pièces surdimensionnées prennent le chemin du convoyeur tandis que le carton, puis le verre par le système évoqué plus haut et le fer, par un système d’aimant puissant, sont tour à tour triés. L’aluminium et le plastique sont triés manuellement. On parle ici de volume plus que de poids. La meilleure qualité de plastique peut se vendre jusqu’à 1200 $/t lorsque les marchés sont bons, mais ce n’est pas le tonnage le plus élevé.

Une trentaine d’employés travaillent au Centre de tri. Les quelques emplois perdus par l’implantation de nouveaux appareils n’ont entraîné aucun renvoi car l’augmentation des volumes exigeait du personnel supplémentaire.

Défi à venir

Même si la récupération augmente considérablement, les matières à enfouir et l’augmentation de la consommation font que les volumes de déchets augmentent eux aussi.

Le prochain défi de la Régie au Lac-Saint-Jean sera la gestion des matières compostables (40 % de la poubelle), à savoir fournir aux citoyens des bacs de couleur brune (collecte à trois voies) ou le tri du bac noir (déchet) pour y extraire les matières compostables (collecte à deux voies).

La Régie fera ainsi le tour des options et de la technologie disponible afin de gérer ce type de matière. Une fois la décision prise, ce qui se fera au cours de la prochaine année, la mise en place demandera trois ans; cela porte le démarrage éventuel en 2013 ou 2014.

La Régie attend de connaître les orientations ministérielles avant de se pencher concrètement sur ce dossier. « Nous ne pouvons faire autrement, car il s’agira d’une décision pour les 30 prochaines années», résume le dg adjoint. Depuis de nombreuses années, la Régie subventionne l’achat de bacs à compost résidentiels, après des séances de formation dans les 3 MRC ; c’est une mesure transitoire.

M. Mathieu Rouleau rêve du jour où le gouvernement établira des normes concernant les emballages, améliorera les identifications de contenants récupérables à l’échelle du Québec, le type de bacs de récupération dont leur couleur et le reste, de sorte que Recyc Québec pourra entreprendre une vaste campagne provinciale de sensibilisation avec des éléments communs à toutes les régions.

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