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Gatineau sait attirer les entreprises en TI

Le visage industriel de la grande région d’Ottawa-Gatineau a longtemps été celui des papetières, de la drave et du bois d’œuvre. Les choses ont bien changé depuis l’époque de Jos Montferrand, au 19e siècle. Depuis une décennie, l’industrie forestière n’est plus ce qu’elle était et les emplois dans la fonction publique fédérale galvanisent l’économie locale. Le bois n’est plus roi et maître en ce 21e siècle, alors qu’à Ottawa, le deuxième employeur après le gouvernement est le secteur des technologies de l’information (TI).

Même après l’éclatement de la bulle technologique, en 2001, la région compte toujours plus de 25 000 emplois dans les TI. «Nous avons tous les éléments pour avoir une bonne grappe industrielle», lance le président de l’Association canadienne des technologies de l’information (ACTI), Bernard Courtois.

Preuve de l’importance de cette industrie dans la vallée de l’Outaouais, l’ACTI a pignon sur rue à Ottawa. Le maire de la ville, Larry O’Brien, est même l’ancien président d’une grande compagnie de haute technologie, Calian Technologies, qui fournit des services-conseil en technologie au gouvernement et aux industriels.

Les entreprises de la région de la capitale nationale ont un chiffre d’affaires global de 20 milliards $ et exportent jusqu’à 90 % de leurs produits et services, selon les données recueillies par Industrie Canada en 2006.

Parmi les grands noms de l’industrie dans la capitale fédérale, on retrouve Nortel, Corel – qui a déjà prêté son nom au domicile des Sénateurs d’Ottawa, dans la Ligue nationale de hockey – et IBM Canada.

À l’heure d’une nouvelle récession économique, les entreprises en TI d’Ottawa-Gatineau font face à de nouveaux défis. «Le gros problème pour les entreprises de taille moyenne en est un de liquidité, explique M. Courtois. Après le krach de 2001, la concurrence mondiale s’est beaucoup étalée». Aujourd’hui, les entreprises, qu’elles soient asiatiques, américaines ou européennes, ont accès aux mêmes marchés que celles d’Ottawa, Gatineau et les environs.

Si Ottawa est un chef-lieu des TI, Gatineau sait aussi attirer les entreprises du même secteur, «mais ce qu’on remarque, à Gatineau, c’est le manque de locaux».

Bernard Courtois se réjouit tout de même «de la grande concentration de personnes avec des connaissances pointues, aidant la région à se démarquer dans ce cadre de vive concurrence mondiale».

Cet hiver, Nortel a annoncé d’autres abolitions de postes pour la prochaine année à Ottawa. Mais la main d’œuvre mise à pied peut compter à son tour sur cette grappe industrielle. «Si des entreprises de la région sont en déclin, des entreprises d’autres régions du pays s’établissent ici», rajoute le président de l’ACTI.

À en croire les prévisions du Conseil du Trésor du gouvernement canadien rendues publiques en 2004, les TI pourront encore compter sur l’appareil gouvernemental cette année, même si les prochains mois s’annoncent difficiles dans l’économie en général. En 2003-2004, les dépenses du fédéral en technologies de l’information étaient de 4,9 milliards $. En 2004, le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada prévoyait des dépenses de 6,04 milliards $ pour l’année 2008-2009.

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