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La saine gestion a bien meilleur goût

Dans un contexte économique en constante effervescence, savoir tirer son épingle du jeu n’est pas chose aisée, soit. Néanmoins, l’industrie des pâtes et papiers, un secteur névralgique de l’économie québécoise, tient toujours le haut du pavé par rapport à des concurrents de plus en plus compétitifs. En Estrie, les chefs de file dressent un bilan positif de la dernière année et ce, malgré les défis de taille inhérents à la mondialisation.

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Voilà une question qui cause bien des maux aux dirigeants d’entreprises, quels que soient leurs secteurs d’activités.

L’Estrie et la Montérégie, dont la production conjuguée de pâtes et papiers à l’échelle provinciale s’élève à environ 12%, n’échappent pas à cette réalité.

À East Angus, Cascades a mis les bouchées doubles afin de réorganiser les opérations de ses deux manufactures dans la dernière année. «Au deuxième trimestre de 2008, une entente a été conclue avec les syndicats pour la mise en place de mesures de restructuration et d’optimisation du portefeuille de produits», affirme Didier Filion, directeur des relations avec les investisseurs.

En fait, la multinationale se concentrera sur la fabrication de papiers à partir de fibres recyclées, alors qu’elle utilisait des fibres vierges par le passé.

De plus, la baisse des coûts des matières premières jumelée à la légère dévaluation du dollar canadien, vient jouer en leur faveur, car l’entreprise exporte près de 70% de la production de son usine de papier Kraft aux États-Unis.

La deuxième, qui produit du carton plat, a également subi un remaniement majeur sur le plan de ses activités ainsi que son personnel. «En septembre dernier, l’usine de Toronto a été fermée et une partie de la production a été redirigée vers East Angus. L’usine est donc en meilleure posture maintenant, tant au niveau de ses frais d’exploitation que de son carnet de commandes», explique M. Filion. La capacité d’adaptation à la réalité des différents marchés, voilà ce qui permet de se démarquer et ainsi demeurer dans le peloton de tête.

Renouvellement du régime forestier québécois

Depuis quelques années, l’industrie forestière québécoise, qui génère annuellement pas moins de 12,9 milliards en retombées économiques, connaît des jours sombres, victime du marasme qui sévit en ses rangs. Malgré la morosité, l’optimisme renaît petit à petit, signe que tout n’est pas perdu, loin de là.

Le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ), qui représente les entreprises de sciage, de déroulage, de pâtes et papiers, de cartons et panneaux, est en partie responsable de ce regain d’espoir et se consacre à la défense des intérêts de ces entreprises. Selon M. Guy Chevrette, président-directeur général du CIFQ, la compétitivité doit demeurer au cœur des priorités.

Entre autres, le CIFQ soulignait dans une récente lettre adressée aux chefs des partis politiques à Ottawa, «l’importance d’une intervention d’urgence quant au refinancement de la dette par le biais de programmes de garanties de prêts ou de support au fonds de roulement». Le renouvellement du régime forestier passe donc forcément par une intervention gouvernementale. Un dossier à suivre…

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