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Transformation des produits alimentaires

Déjà réputée sur l’échiquier économique mondial pour l’excellence de ses recherches en santé et en sciences de la vie, la Capitale-Nationale s’offre également une place de choix en nutrition et en gastronomie grâce à la présence sur son territoire de grands chefs et d’entrepreneurs innovateurs.

La transformation alimentaire a généré 4 200 emplois en 2007. Elle se situe au deuxième rang des activités économiques de la région après les pâtes et papiers.

Virage santé

Selon les estimations du Ministère de l’agriculture, des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ), 150 entreprises oeuvrent dans ce secteur en pleine croissance.

«Précisons cependant que le nombre d’entreprises en transformation alimentaire serait beaucoup plus élevé si l’on considérerait les établissements qui produisent moins de 50% de leurs chiffres d’affaires en produits alimentaires transformés vendus au gros comme par exemple, les agrotransformateurs», explique Jeannot Lachance, conseiller en marketing et en transformation alimentaire au MAPAQ, direction régionale de la Capitale-Nationale et de la Côte-Nord.

«En 2007 rajoute-t-il, le MAPAQ a participé à une enquête détaillée auprès des transformateurs alimentaires de notre région. Sur un envoi à 506 transformateurs alimentaires potentiels, il y a eu 332 répondants, dont 116 entreprises (35%) affichant des revenus de transformation supérieurs à 50% de leur chiffre d’affaires et 216 (65%) annonçaient des revenus inférieurs à 50%».

L’industrie, qui a pris le virage santé ces dernières années en raison des nouvelles habitudes des consommateurs, profite particulièrement aux entreprises innovatrices de Québec engouffrées dans cette niche. Outre la présence de quelques leaders québécois comme les Biscuits Leclerc, Cayer (Saputo), la Maison du gibier ou encore le Fumoir Grizzly, des entreprises de taille plus modestes proposant des produits à forte valeur ajoutée, ont fait leur apparition dans le paysage. Ce qui permet de diversifier et de dynamiser l’offre de ce secteur.

«On s’en va vers la transformation haut de gamme en donnant une plus grande valeur ajoutée à nos produits. C’est la caractéristique du marché de la Capitale nationale», assure Jeannot Lachance qui constate que ces entreprises se donnent les moyens de leurs ambitions en exportant davantage au-delà de leur marché de proximité.

L’exemple d’Aliksir

C’est le cas de l’herboristerie Aliksir inc, petite entreprise agricole spécialisée dans la culture de plantes aromatiques et d’huiles essentielles depuis 1988.

En septembre 2007, Aliksir est arrivée sur le marché avec une nouvelle gamme de produits à valeur ajoutée baptisée Les arômes de Saba d’Aliksir.

Ces huiles essentielles culinaires de myrique, de monarde ou de peuplier sont hautement concentrées et permettent de rehausser la saveur d’un plat ou d’un dessert. Un petit extra de plus en plus prisé par les grands chefs cuisiniers de Québec et d’ailleurs qui veulent sortir de l’ordinaire.

«C’est un créneau d’avenir, assure Pierre Boivin, conseiller en parfumerie gastronomique de l’entreprise et spécialisé dans le développement des marchés. L’agroalimentaire prend une place prépondérante dans nos activités. Nous visons les chefs cuisiniers, les agro-artisans et les PME en transformation alimentaire qui veulent se démarquer ou donner une connotation terroir à leurs aliments. Ce sont des produits hauts de gamme et certifiés biologiques. La traçabilité est complète de la fourche à la fourchette».

Avant de se lancer dans la fabrication de ces huiles grand cru, Aliksir vendait du vrac. Un marché saturé qui n’offrait plus de grandes marges de manoeuvres. En misant sur le développement de cette nouvelle gamme qui a nécessité de gros efforts en matière de recherche et développement, l’entreprise compte devenir d’ici cinq ans le chef de file en matière d’épices et d’aromates au Québec.

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