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Sacs Munger progresse grâce à sa production verte

HÉBERTVILLE-STATION – Sacs Munger, d’Hébertville-Station au Lac-Saint-Jean, connaît une forte progression depuis que l’entreprise a opté, en novembre, pour la fabrication de sacs à ordure biodégradables. Cette initiative produit des résultats très concluants: l’entreprise de 41 ans a déjà plus que doublé son chiffre d’affaires.

Pour des raisons évidentes de stratégie par rapport aux concurrents, le propriétaire Marc Fortin ne s’étend pas sur le sujet, ne livre pas de chiffres. Il est manifestement heureux des résultats obtenus, même si certaines négociations sont un peu plus longues que prévu au lancement de cette nouvelle chaîne de production à l’usine d’Hébertville-Station.

Elle est plutôt active. Depuis février, les nouveaux sacs biodégradables de la marque Nature, ont donné un nouveau souffle à Sacs Munger, en lui ouvrant les portes de 750 magasins sous six bannières au Québec, grâce à ce produit original et différent. Il se présente en trois formats: sacs de poubelle d’intérieur d’armoire, ceux pour les poubelles à pédale et les sacs réguliers 26 X 36. Déjà, on les trouve sous six bannières: Provigo, Maxi, Loblaws, ainsi que Metro, Richelieu et Super C.

Les livraisons se font dans des entrepôts au lieu de magasins, ce qui simplifie le processus et réduit les frais. Les produits ont été présentés à d’autres bannières à savoir, Costco, IGA et Wal-Mart. Par ailleurs, Metro a autorisé un sac pour les feuilles mortes d’automne et devrait prendre une décision vers la fin septembre, pour vendre un sac pour bacs verts de 240 litres.Une acceptation porterait pour Sacs Munger à cinq produits le nombre de ceux distribués par Metro, de dire Marc Fortin, en août.

On mise vraiment sur la nouvelle branche, les sacs biodégradables, une voie qui connaît le succès et n’a pas fini de se développer.

L’on vise le marché canadien, d’autant plus que l’apparition de ce produit biodégradable coïncide bien avec les achats plus écologiques de la population sensibilisée aux traces que l’humain laisse sur l’environnement. L’intérêt porte sur d’importantes bannières d’alimentation ainsi que la vente au détail; des négociations sont en cours et l’on croise les doigts. Si tout devait voir le jour, l’on pourrait devoir ajouter deux autres lignes de production, ce qui implique des achats de machines et de nouvelles embauches de personnel.

«Actuellement, pour ce qui est des chaînes Metro, Provigo Maxi, Loblaws, nous sommes seuls à vendre des sacs biodégradables au Québec. Avec une population de 250 000 dans la région et de 7 millions au Québec, cet accès au marché provincial est bien intéressant pour cette nouvelle phase de notre entreprise. Nous sommes les seuls à vendre, dans ces chaînes [citées plus haut], ce qui nous a permis d’accéder au marché provincial. Si nous n’avions pas opté pour le biologique, nous n’aurions pas été différents des autres et, visiblement, incapables de concurrencer Glad, très bien positionné partout avec ses sacs traditionnels». Sacs Munger a embauché un courtier montréalais pour positionner ses produits.

Pour le moment, on a engagé deux nouveaux employés pour cette nouvelle production. Cependant, pour les entreprises approchées mais pour lesquelles on est encore en attente de réponse, les délais sont plus longs que prévu (Wal-Mart, Costco etc…). Il faut voir à l’admission dans tous les magasins, au positionnement dans les tablettes et le reste.

M. Fortin ne blâme pas les chaînes par rapport à l’accueil de ses produits innovateurs et comprend leurs précautions et vérifications. Il se tourne plutôt vers les gouvernements fédéral et provincial qui ont des retards, selon lui, pour encadrer l’arrivée des produits biologiques de diverses natures, établir des normes adéquates, complètes et fiables. «C’est dans tout: n’importe qui peut produire et afficher n’importe quoi», déplore-t-il.

Production traditionnelle de Sacs Munger

Fondée en 1967, Sacs Munger est fière d’opérer dans un domaine très peu répandu au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Située à Hébertville-Station, un village à quelques minutes d’Alma, l’entreprise a maintenu une production traditionnelle de sacs à ordures, avec des gammes de produits graduellement ajoutées.

Le travail des premiers artisans a permis au nouveau propriétaire Marc Fortin de connaître, depuis novembre 2007, des développements importants et d’autres en voie de se réaliser, à l’échelle du Québec, avec les sacs biodégradables présentés plus haut. La production traditionnelle de sacs de différentes grandeurs se poursuit selon les demandes des clients. Ce département suit son évolution.

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