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Répondre avec la nouvelle génération

L’industrie des pâtes et papiers est à l’heure des grands choix en Outaouais. La crise forestière est encore bien présente, le dollar américain, relativement faible face au huard canadien, rend les exportations plus difficiles et les investisseurs sont toujours plus exigeants.

Il est d’autant plus difficile de procéder à des mises à pied pour les entreprises qui tentent par tous les moyens de survivre dans une économie globalisante.

Mais voilà qu’un problème peut en régler un autre. Les nombreux départs à la retraite des baby boomers est une occasion en or de diminuer la masse salariale. Le défi consiste maintenant à chercher l’équilibre entre la relève et les nouvelles technologies.

Chose surprenante dans le monde des pâtes et papiers à Gatineau. L’usine de fabrication des produits domestiques de Kruger vient d’installer une affiche à l’extérieur mentionnant qu’elle est à la recherche de main-d’oeuvre. Kruger y produit les marques Cashmere, Purex, SpongeTowels, Scotties, White Swan et White Cloud.

Cet été, Kruger était à la recherche de mécaniciens d’entretien. «Nous devons nous préparer pour les nombreux départs à la retraite qui sont à venir», signale le directeur général de la fabrication pour la région de l’Est chez Kruger, Stéphane Lamoureux. «Nous devons nous préparer pour les quatre ou cinq prochaines années qui seront intenses en ce qui a trait aux départs à la retraite», indique M. Lamoureux.

Carnet de commandes

M. Lamoureux explique que le marché vit toujours des difficultés et que la compétition est devenue rude sur le propre terrain des entreprises canadiennes. «Nous vivons la compétition sur notre propre marché à cause de la force du dollar canadien. Les entreprises américaines commencent à exporter leurs produits ici, au Canada», observe-t-il. La chose était pratiquement impossible, il y a quelques années, quand le dollar canadien ne valait que 63 cents américains.

La Kruger réussit tout de même à tirer son épingle du jeu grâce au besoin constant de papiers domestiques, ce qui n’est pas le cas pour les papiers destinés à l’imprimerie.

«Nous avons encore un bon carnet de commandes», lance le directeur de la fabrication. M. Lamoureux ne voit pas nécessairement de reprise des activités dignes de l’âge d’or de l’industrie en Amérique du Nord, mais voit dans cette situation une excellente occasion de relever les défis d’une économie mondiale féroce. Quitte à faire des mises à pied, aussi bien profiter du vieillissement des travailleurs et procéder à des rationalisations par attrition.

«Notre défi est de trouver comment on peut réduire la masse salariale et dénicher de la main-d’oeuvre. Il est certain que nous ne réembaucherons pas 100% des gens qui quitteront dans les prochaines années. C’est une opportunité de réduction de personnel», confirme M. Lamoureux.

Répondre par la technologie

L’industrie doit s’adapter à la hausse des coûts de production, qui va au-delà des augmentations salariales.

«Le prix de la fibre est toujours plus cher et les coûts d’électricité ont beaucoup augmenté ces dernières années. La compétition est très forte et le taux de change est aussi très élevé. Cela nous amène à améliorer nos opérations, changer les équipements ou les rendre plus performants. En ce moment, nous devons faire le plus possible avec ce que nous avons. Investir dans la maximisation de nos équipements est l’une des clés du succès», marque M. Lamoureux.

Et puisqu’il faut maximiser les équipements, le besoin d’une relève compétente dans la mécanique d’entretien devient évident.

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