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Trailex veut s’adapter à de nouveaux marchés

RIMOUSKI – Le boom dans le secteur éolien et des mines au Québec crée de multiples occasions d’affaires jusque dans l’industrie du transport et des remorques.

C’est l’objectif visé par l’entreprise Trailex de Rimouski, spécialisée dans la fabrication et la réparation de remorques pour l’industrie forestière. «Nous souhaitons fabriquer des remorques pour le secteur éolien avec une nouvelle technologie qui n’est pas disponible au Canada et penser aussi au secteur minier qui est relancé sur la Côte-Nord.

Nous avons des contacts en Europe pour les remorques dans l’éolienne et aussi dans le secteur minier», souligne Daniel Bois, copropriétaire de l’entreprise avec Gervais Proulx, seul fabricant de remorques à l’est de Québec.

Trailex fabrique des remorques en train double pour bétonnières, remorques à copeaux à plancher surbaissé, des protège-cabines, remorques plate-forme avec système de rideau et de toit rigide. La firme bénéficie d’une entente d’exclusivité avec London Machinery en Ontario qui fabrique des bétonnières depuis plus de 90 ans. Trailex fournit les châssis de semi-remorques et London Machinery ajoute l’équipement de transport de béton.

L’emploi chez Trailex varie de six jusqu’à une trentaine d’employés, selon le carnet de commandes affecté actuellement par la mauvaise conjoncture dans l’industrie forestière.

«Dans les bonnes années de l’industrie forestière, on fabriquait de 30 à 35 remorques forestières par année pour la Côte-Nord, le Saguenay-Lac-Saint-Jean et l’Est. Actuellement, il y a en plus une guerre de prix dans les remorques de type standard. Et là, tout le monde s’en va vers le hors norme qui demeure rentable mais où il n’y a pas plus de demande», souligne Daniel Bois.

Les perspectives économiques sont bonnes dans l’Est du Québec pour les secteurs minier et éolien. La Côte-Nord ouvre de nouvelles mines. Un projet de développement minier dans le haut-pays de Rimouski au Bas-Saint-Laurent pourrait aussi amener de l’eau au moulin. Mais c’est l’industrie éolienne qui est en plein essor dans la foulée des soumissions accordées par Hydro-Québec pour une puissance supplémentaire de 2000MW en plus de la nouvelle ligne de transport de courant vers Rimouski.

D’ici 2015, le territoire Bas-Laurentien et Gaspésien sera parsemé de plus d’une dizaine de grands parcs éoliens. L’industrie des nacelles, de fabrication de pales, de tours et bientôt des turbines a pris place à Matane, à Gaspé et dans d’autres villes gaspésiennes.

Les remorques de Rimouski

«Chez nous, le client participe à la fabrication de sa remorque. Alors, nous pouvons personnaliser une remorque selon certaines demandes du client, une inscription quelconque ou un agencement de couleurs. Plusieurs clients viennent sur place voir la fabrication de leur remorque et apportent des modifications, que ce soit à l’étape de la réalisation des plans ou à des stades plus avancés. Identifier les besoins propres à chacun, proposer des solutions et fabriquer les remorques selon les plus hauts standards de qualité permettent au client de rentabiliser son investissement», met en valeur Gervais Proulx.

L’ajout d’essieux, la pose de suspension, le redressement et modification de châssis, la réparation du système électrique et du système de freinage, l’électricité, le sablage au jet de sable, hydrauliques, freins et la peinture sont les services offerts par l’entreprise rimouskoise.

Les techniciens de Trailex ont conçu des prototypes de remorque pour établir un équilibre entre la légèreté (aluminium émaillé, aciers moins épais) et la durabilité afin de tenir compte des coûts du carburant grâce à de nouvelles technologies et des méthodes de trempage.

C’est en 1979 que Trailex a vu le jour dans la réparation de remorque pour ensuite évoluer vers la fabrication. En 1999, l’entreprise agrandissait, pour ajouter en 2000, une chambre de sablage et à peinture.

Trailex a été lauréate en 2003 du prix régional, dans la catégorie soudage-coupage, de la Commission de la santé et de la sécurité au travail du Québec. Les travailleurs couraient des risques de surexposition, d’irritation des voies respiratoires et d’intoxication en raison de la concentration de fumées de soudage et de monoxyde de carbone.

Les propriétaires de l’usine, de concert avec les travailleurs, ont installé des bras et des pistolets de soudage dotés de système de captation à la source sur les différents postes de travail. Une mesure préventive qui a permis de diminuer de façon considérable le taux de concentration de fumées dans l’air ambiant.

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