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Marché anecdotique mais prometteur

La Capitale Nationale concentre deux ou trois gros joueurs spécialisés dans les produits chimiques autour desquels gravitent quelques petites entreprises très diversifiées qui ne représentent pas une concurrence sérieuse. L’industrie des produits chimiques à Québec est anecdotique et mature, mais la vitalité du secteur pharmaceutique pourrait bien changer la donne.

Le ministère québécois du Développement économique et régional recense une trentaine d’entreprises seulement qui se partagent ce marché, dont quelques grosses pointures comme Omega Inc. qui commercialise des produits chimiques spécialisés pour le milieu de la recherche, Chemco, fabricant de produits pour l’environnement et une succursale de Sico Inc. un des plus importants fabricants de peinture au Canada.

«Pour des raisons historiques, les principales entreprises sont situées à Montréal et en Montérégie, là où il y a du monde et de la matière première, indique André Dufour, conseiller en développement industriel à la direction Le ministère québécois du Développement économique et régional recense une trentaine d’entreprises seulement qui se partagent ce marché, dont quelques grosses pointures comme Omega Inc. qui commercialise des produits chimiques spécialisés pour le milieu de la recherche, Chemco, fabricant de produits pour l’environnement et une succursale de Sico Inc. un des plus importants fabricants de peinture au Canada.

«Pour des raisons historiques, les principales entreprises sont situées à Montréal et en Montérégie, là où il y a du monde et de la matière première, indique André Dufour, conseiller en développement industriel à la direction de la chimie, de la métallurgie, des plastiques et des équipements, au ministère québécois du Développement économique et régional. C’est un marché stable qui n’évolue pas vraiment, sauf dans le créneau pharmaceutique. Mais, la chimie pharmaceutique est un secteur que nous traitons à part. Ce nouveau marché est très prometteur».

Chemco

Chemco fait partie des entreprises de produits chimiques spécialisés qui poursuivent une belle croissance. L’usine ultramoderne, située dans le parc industriel de Saint-Augustin-de-Desmaures, fabrique du sulfate ferrique, un coagulant à base de fer utilisé pour la déshydratation des boues et l’élimination des phosphates dans les eaux usées.

Chemco développe également une gamme complète de produits pour le domaine de l’assainissement des eaux usées tels que les coagulants organiques et inorganiques primaires, les polymères de floculation, anti-mousses, les désinfectants ou encore les nutriments et préparations bactériennes.

La concurrence

Cette entreprise 100% québécoise s’est bâtie une belle réputation sur le marché en commençant d’abord à travailler pour les abattoirs avant d’étendre son expertise aux municipalités puis à l’industrie des pâtes à papier. Son seul concurrent direct est situé à Montréal et appartient à une multinationale.

«Cette dernière n’hésite pas à baisser leur prix pour nous faire de l’ombre, affirme Frédéric Dessureault, adjoint à la direction. Ce qui explique que le prix moyen du sulfate ferrique est en dessous de la moyenne canadienne au Québec. Il est fixé entre 12 cents et 15 cents le kilo alors qu’il se transige à 25 cents le kilo en Alberta par exemple».

M. Dessureault estime que cette stratégie force l’entreprise à faire quelques sacrifices sans pour autant nuire à son développement. Pour tirer son épingle du jeu, Chemco concentre ses efforts sur la recherche et le développement. «Il faut être à l’avant-garde le plus possible du point de vue de la fabrication de nos produits en lui donnant une valeur ajoutée. En outre, nous fournissons un bon service à notre clientèle en l’aidant à optimiser l’utilisation de notre procédé», explique-t-il.

L’export

Bien positionné sur le marché Québécois, Chemco mise désormais sur l’Ouest canadien et les États-Unis où la demande est forte. «Nous offrons aussi des produits dédiés à la protection de l’environnement et au développement durable. Aujourd’hui, les nouvelles normes américaines en matière environnementales condamnent l’utilisation de l’alun ou du sulfate d’aluminium, un produit qui présente des dangers pour l’environnement. Le sulfate ferrique est la solution viable à long terme. Dans ce contexte, le marché américain offre de gros débouchés», conclut M. Dessureault.

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