Accueil » Chroniques » Plaire aux gens

Plaire aux gens

La vente est comme le sport… pleine de revirements, de surprises et de rebondissements…

Comment se fait-il qu’on fasse une proposition à 4 ou 5 individus qui sont impliqués dans une décision et qu’ils aient chacun leurs raisons de l’accepter ou de la refuser? Et pourtant, ils représentent tous les intérêts de votre client.

Ont-ils des valeurs différentes, des visions différentes, des connaissances différentes, ou font-il passer leurs propres intérêts avant ceux de leur employeur?

Il est parfois à se demander, quel jeu jouent certaines personnes lorsque le temps arrive d’accepter un nouveau produit, un nouveau service, un nouveau fournisseur, ou une nouvelle façon de faire les choses.

Il n’est donc pas étonnant que, dans 67% des cas, la première objection des clients ne soit pas la vraie.

Au fil des années, j’ai identifié 51 objections qui reviennent régulièrement et, chaque occasion que j’ai d’enseigner dans un domaine différent, j’en découvre de nouvelles.

Pourtant, il en est une qui vaut les 50 autres et qui est, hors de tout doute, dominante, même si elle ne nous est pas avouée.

Ça clique ou ça ne clique pas avec les individus concernés.

L’élément le plus marquant demeure la conquête de l’être humain

Dès que quelque chose agace notre client, c’est comme un nuage qui cache le soleil et nos arguments n’ont alors plus de valeur, notre logique est déformée et je dirais même, que le client est perturbé au point de perdre sa partialité.

Que nos arguments soient émotifs ou rationnels, ils ne semblent pas atteindre leur cible.

Dans ces cas, il faut éviter de paniquer, ou pire de se déprécier et se dire qu’une bonne préparation nous aidera à réussir plus souvent que la moyenne, mais que l’élément le plus marquant demeure la conquête de l’être humain.

N’oublions pas qu’on est dans le show business, c’est-à-dire qu’il faut que ce soit payant, mais il faut d’abord remplir la 1ère condition, qui est de PLAIRE AUX GENS.

Mon père avait raison…

Mon père m’a dit, un jour en 1967, alors que je lui annonçais que je venais d’être élu président de la jeune chambre de Québec: «À marcher la tête haute, ça va parfois plus vite que courir la tête basse».

Comme c’était également 2 mois avant que je me marie et que j’avais un poste de direction qui m’amenait à voyager, je dois admettre que sa remarque était remplie de sagesse.

Pourquoi est-ce que je déterre ce conseil que j’ai, comme des centaines d’autres, ignoré? C’est qu’il m’apparaît plus vrai que jamais.

Je rencontre, à tous les jours, des vendeurs et des dirigeants qui sont inscrits dans une course sans fin et ce qui est pire, sans direction connue.

On leur donne des objectifs à atteindre, ou plutôt, à dépasser et il arrive que ces défis retiennent tellement leur attention et leur énergie, qu’ils en oublient leurs propres rêves, ceux de leur famille, quand ce n’est pas leur santé ou leurs valeurs.

Pourquoi ne pas vous offrir un moment de réflexion pour vous demander si vous êtes inscrit dans la course que vous avez choisie et si la victoire recherchée ne risque pas de vous amener plus de déception que de satisfaction?

Heureusement, je rencontre également, à tous les jours, des gens qui prennent à cour leur travail sans se prendre au sérieux et qui me semblent bien dans leur peau.

Ces gens sont agréables à côtoyer, ils ne semblent pas en conflit avec le monde entier, ni en guerre contre personne et ils semblent apprécier tout ce que la vie leur apporte.

La vente est le plus beau métier du monde lorsqu’on est à notre place (et je suis certain que c’est le cas pour le vôtre aussi…) Il nous offre des défis à relever, une grande liberté d’action, l’occasion de nous dépasser, sans compter qu’on a à tous les jours, la chance de rencontrer de nouvelles personnes.

De plus, on apprend à tous les jours sur l’être humain si on sait le moindrement écouter et contrairement à l’artiste qui doit réciter des textes qui lui sont imposés, on peut, au contraire, y aller avec spontanéité et modifier notre présentation au rythme de nos entrevues.

Prenez donc, comme mon père disait si bien, le temps de vous arrêter pour apprécier ce qui s’offre à vous et ne vous laissez pas entraîner dans toutes les directions qui jalonnent votre route. Comme mon père avait raison!

Vous pouvez joindre M. Roger St-Hilaire au (418) 626-7498 ou 1 800 463-7246

Aucun commentaire.

Les commentaires sont fermés.