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Les PME font de plus en plus appel au CIFM pour développer de nouveaux créneaux

Depuis la création du Centre intégré de fonderie et de métallurgie (CIFM) en 1985, Guy Morin responsable de la recherche et du développement, n’a jamais enregistré autant de demandes de PME voulant mettre sur pied des façons de faire différentes pour développer de nouveaux créneaux.

Selon M. Morin, le nombre de demandes a augmenté de 30% en 2007 et tout porte à croire que cette tendance ne fait que commencer. «L’industrie se dirige vers des créneaux plus spécialisés exigeant des procédés avec lesquels les entreprises ne sont pas habituées de composer.

Repositionnement des PME

Depuis un an, le CIFM note qu’il y a un repositionnement des PME à l’échelle québécoise. La vigueur du dollar canadien et la présence des pays asiatiques bousculent l’industrie de la transformation et de la fabrication des produits métalliques. Les changements de procédés avec des matériaux émergents comme le titane et la conception de nouveaux produits sont au cour des préoccupations des industriels.

«Les dirigeants n’ont pas le choix d’agir ainsi s’ils veulent demeurer concurrentiels. Toutefois, la PME a toujours sa place au Québec, à la condition qu’elle s’adapte aux changements. Heureusement, le Québec n’est pas un secteur manufacturier à haut volume contrairement à l’Ontario. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de pertes d’emplois, mais il est plus facile pour une PME de changer de cap lorsqu’elle se situe dans un petit créneau».

Seconde transformation

Toujours selon M. Morin, c’est le secteur de la deuxième transformation qui souffre davantage des conséquences des pays émergents. «Ce secteur ne peut pas se repositionner du fait qu’il utilise une technologie spécifique pour fabriquer ses produits à grandes quantités, comme la tôle et les fils d’aluminium. De plus, les nombreuses prises de contrôle n’aident en rien la situation de la seconde transformation. Il y a donc de l’incertitude dans le marché».

60 000 travailleurs

Selon le Comité sectoriel de la main-d’oeuvre dans la fabrication métallique industrielle (CSMOFMI), l’ensemble des entreprises de seconde transformation des métaux – incluant les secteurs de fabrication de machinerie, construction et réparation de navires et fabrication de matériel roulant, – regroupe près de 2 000 établissements au Québec à l’intérieur desquels 60 000 travailleurs sont présents. La moitié de ces entreprises se situe principalement à Montréal et en Montérégie et réunit des établissements majeurs tels Bombardier, le Groupe ADF et Les Aciers Canam.

Montréal

À Montréal, plus particulièrement dans l’arrondissement Rivière-des-Prairies, Pointe-aux-Trembles, Montréal-Est, on y retrouve près de 200 entreprises et quelque 5 300 travailleurs qui oeuvrent tout particulièrement dans le secteur de la deuxième transformation des métaux: usinage, soudage, acier, fer, aluminium et machinerie.

Pour soutenir cette industrie sur son territoire, la SODEC RDP PAT ME (CLD) a conclu une entente avec le CIFM pour faciliter l’accès des entreprises à ce Centre de recherche spécialisé, tout en mettant en place des partenariats et des outils pour stimuler la croissance des entreprises de ce secteur manufacturier.

Pénurie de main-d’oeuvre

L’industrie de la transformation des produits métalliques n’échappe pas au problème de la pénurie de la main-d’oeuvre spécialisée. Que ce soit en machinerie, en polissage ou en soudage, les besoins sont urgents. Grâce à l’initiative de la SODEC RDP PAT ME (CLD) et le Centre local d’emploi Pointe-aux-Trembles, un Comité de main-d’oeuvre sur les produits métalliques a été mis sur pied. Son mandat est d’établir une liste des besoins pour le territoire et d’élaborer des programmes de formation avec la collaboration des établissements d’enseignement.

Mandat du CIFM

Le CIFM est un Centre collégial de transfert technologique et son mandat vise le développement technologique des entreprises manufacturières au Québec. Une vingtaine de métallurgistes et de chercheurs travaillent sur divers projets susceptibles d’améliorer la productivité et d’exploiter de nouvelles niches.

Jusqu’à maintenant, le CIFM a répondu aux besoins de quelque 250 clients. Le Centre de recherche et de développement peut réaliser des études portant sur la défaillance en service, la dégradation des matériaux, le choix des matériaux et la comparaison de produits. Son Centre de technologie du magnésium lui permet finalement de réaliser des activités de recherche dédiées aux procédés de moulage basse pression et à la cire perdue du magnésium.

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