Accueil » Dossiers » Centrem prend de l’expension

Centrem prend de l’expension

ALMA – Installée depuis la fin 2005 dans les anciennes installations d’Alcan à Alma, la compagnie Centrem prend de l’expansion et y développe ses services. Elle occupe 60% de cette ancienne usine transformée en condominium industriel. Cette superficie correspond à 650 000 pieds carrés.

Yanick Tremblay, directeur des opérations à Centrem Alma, explique que la première approche était, paradoxalement, de démolir l’usine. En discutant avec les intervenants almatois, l’orientation a changé. Par la suite, la compagnie a acheté une demi-salle de cuves…et en bout de ligne, quatre furent acquises, incluant les superficies à l’avant.

Le nombre croissant d’employés témoigne de la progression de l’usine, à Alma.

Démarrée en novembre 2005 avec cinq employés, elle est passée à sept et dépasse maintenant le nombre de 40, grâce à de nouveaux contrats. Parmi ceux-ci, Centrem effectue le cisaillement de plaques d’aluminium pour Alcan, c’est-à-dire, plaques et fonds de cuves ramenés en dimensions moindres. «Nous avons donc connu une croissance assez rapide au plan des employés embauchés, grâce à l’élargissement de nos activités», rapporte M. Tremblay. Il évoque d’autres développements, au cours des prochains mois, soit à l’automne. Cela amènera de 15 à 20 employés à se rattacher graduellement à l’équipe actuelle.

Des investissements ont amené l’aménagement d’une cour intérieure de rebuts d’acier. Centrem détient déjà, au sein de toutes les usines Alcan du Saguenay-Lac-Saint-Jean – à savoir les usines d’Alma, La Baie, Laterrière et Arvida, – le contrat rebutage des métaux.

Ainsi, les tonnages récupérés au Lac-Saint-Jean sont de 50% par an et au Saguenay d’un autre 50%. Centrem récupère en fait de l’acier au sein des industries, du secteur commercial et auprès du public.

Une fois rendus à destination dans l’usine almatoise, les aciers de diverses sources sont triés, puis décontaminés par un système développé: le matériel se décontamine de lui-même par l’entrechoquement des pièces et l’on revend le tout aux fonderies, ce qui permet un retour sur le marché, soit une nouvelle vie utile dans la fabrication. Le plus gros du travail consiste à regrouper le matériel par catégories et le classifier: fonte, fer, fer blanc, pièces de déchiquetage.

Quand l’acier arrive en grosses dimensions, on doit utiliser la technique d’oxycoupage pour rendre les pièces acceptables par les fonderies, par exemple des pièces de deux pieds par cinq qui peuvent entrer dans leurs portes de fours de refonte.

Travail de base et centre unique

Centrem fait donc la préparation et n’ouvre pas directement dans la refonte et la fabrication de produits métalliques. La compagnie est donc un maillon nécessaire du processus de fabrication.

Nombre de clients sont de l’extérieur de la région ainsi qu’au Saguenay. Centrem fait affaire notamment avec la compagnie SNF Québec métal recycle, laquelle a des installations notamment à Saguenay et des contacts pour écouler les matériaux de Centrem Limitée et d’autres; en récupérant des matériaux de divers endroits, elles peuvent fournir le travail d’alimenter les fonderies, en gros volume.

En novembre, Centrem créera un centre de tri de matériaux secs unique au Québec. On y traitera tous les matériaux de démolition (DMS), pour en récupérer le maximum, ce qui nécessitera l’embauche de personnel additionnel évoquée plus haut. M. Tremblay note qu’on récupérera encore du métal, avec cette nouvelle section de travail: clous, fils électriques et tout l’acier dans les rebuts, incluant celui des armatures de béton, avant de traiter le tout et lui faire connaître le chemin évoqué précédemment.

Environnement

Yannick Tremblay est heureux, de par son travail, de contribuer à rendre la planète plus écologique. Il s’empresse ici de souligner ses contacts avec les individus qui récupèrent, dans les champs ou face à des résidences, divers objets qu’ils lui revendent: poêles BBQ, électroménagers abandonnés, bennes à ordures et le reste.

«Je les appelle mes petits nettoyeurs de la planète! Anciennement, on allait dans les champs et on y enterrait des voitures et autres éléments de fer ou bien on les laissait rouiller dans un boisé, au bord d’un cours d’eau», dit-il, fier de ce volet auquel Centrem participe, en les valorisant dans le cycle du recyclage.

«Nous sommes rendus à cette aire de la récupération et du recyclage où tout est à faire, comparativement à il y a 30 ans! Notre centre de tri contribue lentement mais sûrement au nettoyage de la planète. Je veux que mes enfants aient un environnement sain dans le futur».

Aucun commentaire.

Répondre