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Port méthanier de Gros-Cacouna: La nouvelle frontière industrielle au Québec

La nouvelle frontière industrielle du Québec s’arrêtera au cours de la prochaine décennie à Gros-Cacouna, à l’est de Rivière-du-Loup au Bas-Saint-Laurent, avec l’aménagement du port méthanier d’Énergie-Cacouna au coût de 660 millions $ (2004) et la construction éventuelle d’un gazoduc jusqu’à Saint-Nicolas, près de Québec (1).

L’importation de gaz naturel à Gros-Cacouna offrira une nouvelle source potentielle d’énergie à la région de Rivière-du-Loup qui rehaussera la capacité concurrentielle de ses industries, en plus d’engendrer plusieurs occasions d’affaires pour le développement industriel.

L’utilisation du gaz naturel comme carburant, la production de moteurs de camion fonctionnant au gaz naturel, la fabrication d’engrais, de méthanol et des plastiques, ou la réfrigération de produits alimentaires à faible coût, ne sont que quelques exemples des effets industriels anticipés de ce projet des promoteurs TransCanada et Petro-Canada.

Des entreprises ont même déjà pris contact avec la Chambre de commerce de la MRC de Rivière-du-Loup pour analyser les opportunités d’investissements qu’offre la proximité de cette importante source d’énergie.

« Une grande entreprise internationale nous a mis au courant d’un projet utilisant le gaz naturel et ses résidus. (…)

Et nous travaillons avec le promoteur et un comité de concertation composé des centres locaux de développement du Bas-Saint-Laurent pour tirer le maximum des contrats dans la phase de construction en préparant, si nécessaire, les entreprises. Nous avons aussi réalisé une étude exploratoire confidentielle avec le CLD de notre région, qui explore les retombées économiques du projet pour les entreprises », décrit Pierre Lévesque, directeur général de la Chambre de commerce de la MRC de Rivière-du-Loup.

La région de Rivière-du-Loup est reconnue comme un milieu favorable à la création de PME. En juin 2004, Rivière-du-Loup recevait le titre de « Ville de l’année au Québec, catégorie OR » de la Fédération des Chambres de commerce du Québec.

Projet d’envergure

Le port méthanier de Gros-Cacouna, c’est d’abord un terminal récepteur, deux réservoirs de stockage de GNL d’environ 80 mètres et d’une hauteur d’environ 50 mètres, des installations de regazéification, des équipements de production d’azote et une nouvelle jetée qui s’étendra sur environ 350 mètres (1 150 pieds) dans le fleuve Saint-Laurent. Le gazoduc suivra l’un des corridors comme l’autoroute 20 ou la voie ferrée du Canadien National sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent.

Retombées directes

Le projet des partenaires TransCanada et Petro-Canada entraînera la création de 4 435 emplois durant la phase de construction et près de 140 emplois durant la phase d’exploitation du terminal.

Pendant la construction qui s’étalera sur trois ans, l’activité économique directe et indirecte générée est estimée à près de 237 millions $ au Québec. La construction du terminal méthanier créerait près de 3 700 emplois directs et indirects, environ 2 700 emplois au Bas-Saint-Laurent.

Pour ce qui est de la phase d’exploitation du terminal (40 ans), son impact économique direct et indirect est estimé à 21 millions $ chaque année dont 18 millions $ au Bas-Saint-Laurent.

Environnement

Le BAPE, qui a donné le feu vert au projet en décembre 2006, a tenu 14 audiences à Rivière-du-Loup et à Cacouna, reçu 91 mémoires et deux interventions orales de la part des personnes, des groupes, des organismes et des municipalités intéressés par ce projet.

Au terminal méthanier d’Énergie Cacouna, le GNL sera stocké dans des réservoirs à confinement intégral, dotés d’une paroi intérieure pouvant résister à la température extrêmement basse du GNL, ainsi que d’une paroi extérieure contenant l’isolation du réservoir et conçue pour retenir le GNL et les vapeurs de gaz naturel.

Des systèmes perfectionnés de surveillance et de lutte contre l’incendie seront aussi en place afin d’assurer une surveillance constante, permettant de contrôler immédiatement toute fuite. Des systèmes d’arrêt d’urgence seront installés sur les canalisations, afin d’isoler la source du problème et de limiter la quantité de GNL perdue, advenant le bris d’une conduite.

Développement mondial

Le Québec se met à l’heure de cette source d’énergie mondialement reconnue qui produit 66% moins de gaz à effet de serre que l’huile à chauffage. Il y a trois installations de GNL au Canada et 113 aux États-Unis et un terminal d’exportation (liquéfaction) de GNL, situé en Alaska.

Quelque 175 méthaniers sont en opération dans le monde (dont plus de 50 sont en service depuis plus de 25 ans) et 80 autres méthaniers doivent entrer en service au cours des cinq prochaines années.

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