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Sceptiques quant aux produits nettoyants verts ?

Comme beaucoup d’entreprises industrielles, vous considérez un virage écologique. Vous envisagez peut-être substituer les produits nettoyants nocifs dans votre usine pour des produits plus « verts » et plus sécuritaires.

Si vous êtes sceptiques quant à leur performance en milieux industriels ou confus quant aux diverses normes et standards, l’information qui suit pourrait vous être fort utile.

Beaucoup d’encre a coulé depuis les 5 dernières années sur l’usage de produits nettoyants « verts ». Malgré tout, il semble toujours planer une certaine incertitude sur deux points : le prix et la performance.

Les produits « verts » ne sont pas moins performants :

Jadis, la performance des produits verts laissait à désirer en effet. C’est pourquoi certains gestionnaires assument encore que l’opérateur doit travailler plus fort, frotter plus ou prendre plus de temps pour effectuer le nettoyage avec un produit vert qu’avec un produit conventionnel.

Dans les faits, on retrouve d’excellents produits industriels verts, formulés pour déloger les pires saletés. Certains produits verts sont même plus performants que les produits conventionnels. Vous ne devez plus compromettre la performance au profit de l’environnement ou la sécurité. Un test dans votre usine doit produire un résultat de nettoyage concluant sinon vous n’avez pas le bon produit vert en essai.

Les produits « verts » ne sont pas plus coûteux

Effectivement, il y a plusieurs années, le prix du produit « vert » pouvait incorporer les coûts de recherche et développement, la mise en marché, les coûts de certification, etc.

Aujourd’hui, plusieurs fabricants majeurs se sont tournés vers les technologies « vertes » voyant que la demande pour de tels produits n’étaient pas une tendance passagère.

Par conséquent, les produits « verts » sont offerts à des prix très compétitifs moyennant, bien entendu, qu’ils sont comparés à des produits conventionnels de qualité, offrant des performances similaires au même taux de dilution.

D’ailleurs certains manufacturiers ont introduit des produits « verts » de type super concentrés (i.e. contenant moins d’eau dans la formulation) afin de réduire les coûts, notamment d’espace d’entreposage, d’emballage, et de transport ce qui en soit contribue au respect de l’environnement et permet des économies de fabrication transférables à l’utilisateur.

D’autres part, ces produits verts, super concentrés, puisqu’ils sont dispensés à l’aide de systèmes proportionneurs, procurent non seulement des économies de consommation mais réduisent les coûts à l’entreprise reliés aux accidents causés par le mauvais usage et à la manipulation (éclaboussure de produit, manipulation de contenants lourds, chutes sur planchers glissants etc.).

Comprendre le langage vert

Convaincu et bien intentionné, vous choisissez donc de faire l’usage de produits nettoyants « verts » et vous débutez vos recherches. Non toxique, biodégradable, écologiquement préférable, respectueux de l’environnement, biotechnologique, sont des termes communément utilisés par les manufacturiers, mais est-ce que ces termes veulent dire quelque chose ? Regardons quelques-unes de ces caractéristiques.

Non-toxique : Plutôt que de débattre ce qui est essentiellement toxique ou non, référons-nous à la définition de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement qui cite :

«… est toxique toute substance qui pénètre ou peut pénétrer dans l’environnement en une quantité ou concentration ou dans des conditions de nature à :
(a) Avoir, immédiatement ou à long terme, un effet nocif
sur l’environnement ou sur la diversité biologique ;
(b) mettre en danger l’environnement essentiel pour la vie ;
(c) constituer un danger au Canada pour la vie ou la santé
humaine. »

Donc on doit affirmer qu’un produit est non toxique selon ces critères.

Biodégradable : « Tout est biodégradable si on lui donne assez de temps », diront plusieurs à la blague. Scientifiquement, il existe des critères bien précis sur ce qui constitue une substance biodégradable.

Les lois régissant l’étiquetage de produits destinés en milieux industriels exigent du fabricant qu’il indique sur l’étiquette non seulement le mot BIODÉGRADABLE mais qu’il spécifie selon quel test (ex : OCDE 301D). Cette nomenclature complète doit se retrouver sur un produit proclamé biodégradable.

Écologiquement préférable : Certains manufacturiers utilisent ce terme assez librement. Cette terminologie peut-être indiquée sur l’étiquette par exemple, si la formulation ne contient pas de NPE (nonyl phénol éthoxylé), un surfactant conventionnel communément utilisé dans les produits nettoyants.

En fait, certaines villes (Toronto par exemple) ont déjà banni l’usage du NPE comme surfactant, obligeant les manufacturiers à trouver des sources alternatives. Les surfactants de type « alcool linéaire » sont des substituts plus écologiques, mais n’assurent pas pour autant à l’utilisateur qu’il s’agit d’un produit moins nocif.

Biotechnologie : Les produits biotechnologiques ont aussi gagné en popularité dans les démarches environnementales. Or, les produits de biotechnologie sont à la base des produits nettoyants auxquels sont ajoutées des bactéries. L’addition de souches bactériennes est particulièrement efficace dans certaines applications de nettoyage, notamment en présence de matière organique dans les salles de toilettes, les cuisines, les chambres à déchets. Par contre, les produits biotechnologiques ne répondent pas aussi bien aux applications industriels nécessitant un produit alcalin ou acide puisque les bactéries nécessitent un environnement au pH neutre pour survivre.

VERT selon qui ?

Devant toute l’information disponible comment sélectionner le produit qui véritablement répond à vos attentes environnementales et vous procure la performance nécessaire ?

Il existe deux organisations nord-américaines qui offrent une telle assurance.

Au Canada les produits sont homologués verts par la tierce partie Terrachoice Environmental Marketing sous le « Programme Choix Environnementale » un programme débuté par Environnement Canada en 1988. Les produits ainsi certifiés affiche le sigle EcoLogo. Similairement, GREAN SEAL aux États-Unis est une entreprise indépendante qui permet l’usage du sigle GREAN SEAL sur les produits qui ont été certifiés selon leurs normes.

En plus de certifier que les produits répondent aux critères environnementaux établis, les certifications ECOLOGO et Green Seal confirment que les produits sont aussi performants sinon plus qu’un produit conventionnel de même type.

Les critères de certification établis sont très nombreux. Je vous invite à visiter le site http://www.terrachoice.com afin de connaître les critères établis par type de produit.

Brièvement, les produits dégraissants :

Ne doivent pas contenir de :

– solvants (aromatiques, halogéné, éthylène glycol)
– Phosphates ou EDTA
– NPE (nonyl phénol ethoxylé)
– Ingrédients connus ou susceptibles d’être cancérigènes
(voir :http://www.iarc.fr/)
– etc.
Doivent être :

– Rapidement biodégradables
– Avoir un effet limité sur la vie aquatique
– pH maximal de 12.5
– Aucun effet potentiel sur l’ozone
– Moins de 5 % C.O.V. (composé organique volatile) à la
dilution d’emploi
– etc.
Vous pouvez aisément constater les bienfaits sur l’environnement et sur la santé et la sécurité qui résultent de tels standards.

Exigez que vos produits nettoyants et vos fournitures (comme le papier) soit « verts » conformément aux plus récents standards reconnus Ecologo et GreenSeal, critères qui sont d’ailleurs en constante évolution.

EXIGEZ UN DISTRIBUTEUR de l’industrie de la salubrité EXPÉRIMENTÉ EN NETTOYAGE VERT

Par ailleurs, à défaut de consacrer vous-même beaucoup d’effort à vous familiariser et demeurer à l’affût des plus récents critères et développements en nettoyage vert, faites confiance à un distributeur compétent.

Est-ce que votre distributeur

– Vous propose continuellement des produits plus écologiques et plus sécuritaires ?
– Vous renseigne sur les tendances et les plus récentes innovations en salubrité ?
– Vous informe des récentes réglementations ?
– Vous accompagne dans votre propre démarche de certification d’édifice Vert ?

Aussi, puisque le nettoyage vert dépasse largement les produits chimiques, votre distributeur doit vous conseiller aussi sur d’autres produits certifiés dont vous pourriez bénéficier tels que les papiers hygiéniques et papiers à mains, les savons à mains et soins de la peau. Il doit vous conseiller sur autant d’aspects du nettoyage que le choix des tapis d’entrée et anti-fatigue, les fondants à glace écologiques, et le choix des équipements d’entretien.

Outre l’objectif à long terme de la sauvegarde de la planète, la révision des divers aspects du nettoyage dans votre édifice contribuera immédiatement, sans aucun compromis de performance ou de coût, à procurer un environnement interne plus sain.

Andre Foisy
andre@larose.ca

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