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Pendant que l’industrie du bois se bat pour survivre, l’industrie du meuble demeure concurrentielle

Comme l’industrie du textile où la concurrence asiatique est de taille, l’industrie du meuble au Centre-du-Québec et dans Chaudière-Appalaches doit se démarquer du lot pour survivre. Les entreprises de ce secteur d’activités devront s’adapter afin de demeurer concurrentielles.

Selon le directeur général de l’École québécoise du meuble et du bois oeuvré Jacques Blanchette, « les entreprises devront toutefois faire leur part et changer leur philosophie d’avenir s’ils veulent survivre dans ce difficile marché ».

Même son de cloche du côté de Pôle Québec Chaudière-Appalaches (QCA). La directrice de la filière des 2ième et 3ième transformations Nathalie Picard, estime que « l’industrie du meuble a subi un dur coup associé à l’augmentation du dollar canadien et à l’importation de produits de Chine et de l’Inde ».

Les entreprises épaulées par l’agence de développement économique Pôle QCA exportent vers les États-Unis. « Cette industrie est en pleine restructuration explique Mme Picard et tous les moyens sont travaillés, tels que l’augmentation de la productivité, le recentrage des activités et des produits et la sous-traitance avec la Chine ». Certaines entreprises passent difficilement au travers, il y a donc une consolidation.

Concrètement, Nathalie Picard et toute l’équipe de Pôle QCA concentrent leurs efforts afin d’aider les entreprises en difficulté. Ils travaillent conjointement avec ces dernières au regroupement et à la baisse des coûts des achats, au soutien à l’exportation et, favorisent l’accès aux donneurs d’ordre afin d’aller chercher davantage de marché. « Nous recentrons nos plans d’action annuellement pour s’assurer que nous travaillons vraiment à aider les facteurs cibles » ajoute Mme Picard.

Emplois

Pour Pôle QCA, promouvoir les carrières dans le domaine des matériaux transformés auprès des jeunes fait partie intégrante de sa mission. Ça l’est d’autant plus pour Jacques Blanchette, qui affirme « qu’autant les entreprises doivent se revirer rapidement, autant nous avons besoin de faire les ajustements nécessaires à notre formation pour que les finissants soient préparés aux nouveaux marchés et que nous puissions attirer davantage d’étudiants vers cette profession qui offre un taux de placement de 100 % ».

Et pour les prochaines années ?

Nathalie Picard assure que « les entreprises de l’industrie de la 2ième transformation réussiront à tirer leur épingle du jeu si elles misent sur la productivité, leur portefeuille de produits et le maillage avec d’autres entreprises. Quant au secteur de la construction, il y a beaucoup de volume américain à aller chercher, il suffit de bien structurer la partie ventes / marketing / estimation et cette industrie pourra avoir une certaine croissance ».

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