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Le Québec fait face à une plus grande concurrence

Dans son diagnostic 2004, le comité sectoriel de main-d’œuvre de la métallurgie du Québec estime que le portrait actuel n’a guère changé depuis ces trois dernières années : l’industrie métallurgique de première transformation des métaux occupe toujours une place très importante dans l’économie québécoise, malgré une plus forte concurrence des pays d’Europe de l’Est et d’Asie.

À l’échelle canadienne, la province est en première position au chapitre du plus grand nombre d’alumineries et en seconde place pour ce qui est des établissements de fabrication d’acier.

La Montérégie, le Saguenay-Lac-St-Jean, la Côte-Nord, la Mauricie et le grand Montréal sont les régions où l’on retrouve quelque 146 établissements liés à la production et à la transformation.

On évalue à 31 200 le nombre d’employés de cette industrie. La répartition se lit comme suit :

  • 59 % dans les entreprises de production et de transformation primaire, tels les alumineries, les aciéries et les affineurs de métaux non ferreux ;
  • 23 % dans les entreprises de première transformation, tels les fabricants de tuyaux, de tubes et de tiges, les fabricants de feuilles et de plaques par laminage, de fil par étirage, de formes simples par extrusion et les fabricants d’alliages ;
  • 14 % dans les fonderies de métaux ferreux et non-ferreux produisant des pièces par divers procédés de moulage ;
  • 4% dans les entreprises de fabrication de produits métalliques tels les boulons et les écrous.

La relève : un élément clé

À l’heure actuelle, l’industrie vit un tournant majeur pour assurer sa progression. Des milliers de travailleurs sont sur le point de prendre leur retraite et la relève en main-d’œuvre ne se fait pas aussi rapidement. Résultat : des entreprises pourraient être forcées de diminuer leur production si elles n’ont pas les effectifs suffisants pour assurer les activités.

Concurrence étrangère

Dans son diagnostic 2004, le Comité sectoriel souligne que le Québec demeure « une région privilégiée au regard des éléments clés, qu’il a été rejoint par d’autres pays, notamment en Europe de l’Est et en Asie, qui ont développé leurs ressources et sont maintenant de véritables concurrents et également des consommateurs plus importants ».

Selon le Comité sectoriel, la concurrence étrangère va s’accentuer au fil des ans au fur et à mesure que les capacités de production iront en augmentant. En Asie tout particulièrement, plusieurs entreprises sont appelées à voir le jour en raison des coûts moins élevés de la main-d’œuvre, de l’énergie et de l’aménagement des usines. De plus, les métaux traditionnels sont victimes d’une concurrence de plus en plus élevée des alliages, des plastiques, des composites, des nouveaux métaux et des céramiques.

En conclusion, les auteurs du rapport indiquent que ces changements auront pour effet d’entraîner un impact sur l’organisation du travail et sur les besoins de main-d’œuvre. D’ici 2007, on croit malgré tout que l’emploi va croître légèrement de 1 % annuellement ou demeurer stable.

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