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Le Québec arrive en tête du peloton avec des dépenses de 28 milliards $ en 2005

C’est un record ! Jamais les Québécois n’ont dépensé autant dans le secteur alimentaire. Non seulement sont-ils au-dessus de la moyenne canadienne, mais ils ont dépassé de loin leurs voisins ontariens qui ont enregistré une croissance de 3,1 % en 2005 comparativement à 7 % pour les Québécois durant la même période. Au pays, la hausse fut de 4,5 %.

Selon les données du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), le Québec vient de connaître sa plus forte hausse depuis les cinq dernières années. En termes clairs, cela signifie que les Québécois ont augmenté – et particulièrement dans la grande région de Montréal où se trouve la plus forte concentration de la population – leurs dépenses alimentaires d’un peu plus de 1 milliard $ par année depuis 2000.

Cette croissance a eu pour effet d’entraîner la création de milliers de nouveaux emplois dans le secteur alimentaire. C’est ainsi qu’en 2005, le MAPAQ indique avoir enregistré 8 500 nouveaux postes. C’est une augmentation de 1,9 % par rapport à 2004. Au total, on évalue maintenant à 452 600 le nombre de travailleurs qui relèvent du secteur alimentaire.

Marché du bio en baisse

Au chapitre des exportations de produits bio-alimentaires, le Québec maintient le cap. Ses livraisons ont atteint les 3,8 milliards $ en 2005, ce qui est comparable à l’année antérieure. Le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine sont les pays parmi lesquels le Québec a vu ses exportations augmenter de 112 millions $.

Toutefois, le rendement des ventes à l’intérieur du Québec n’affiche pas les mêmes résultats qu’à l’extérieur. En fait, on serait porté à croire que le marché intérieur des produits biologiques est en perte de vitesse, sinon en chute libre. Selon des résultats sommaires du MAPAQ, la consommation serait passée de 15 % à 20 % depuis le début de 2000, à environ 5 % au cours de la dernière année.

Bien que les résultats ne puissent être prouvés de façon certaine faute d’indicateurs fiables, on estime dans le milieu que la tendance est à la baisse. Ce qui est contraire au pays, voir en Amérique du Nord.

Un ajustement ?

Il y a quelques années, lorsque les produits biologiques ont fait leur apparition, les consommateurs québécois étaient parmi les premiers à en faire l’essai au pays. Mais depuis, les choses ont changé et la demande a diminué. Chez Sobey’s, on soutient que le secteur continue sa progression, mais de façon plus modérée.

En revanche, d’autres estiment qu’il s’agit d’un phénomène temporaire et que tout ceci est relié au ralentissement des activités économiques au Québec. On cite en exemple l’Ontario, la Colombie-Britannique et l’Alberta qui enregistrent des hausses de leurs produits biologiques, trois provinces reconnues pour leur croissance économique.

Où est la vérité ?

Chez Écocert Canada, un organisme chargé d’accréditer les entreprises en quête d’une certification bio, le nombre d’entreprises qui veulent démarrer dans ce secteur était plutôt en hausse de 10 % entre 2005-2006. Même chose chez le concurrent Québec-Vrai. Il soutient qu’il y a croissance depuis quatre ans parce que les consommateurs en sont la cause.

Produits casher

Après les produits biologiques, les produits casher semblent gagner en popularité auprès non seulement des consommateurs juifs, mais des québécois dans l’ensemble. Un produit ayant reçu la certification casher signifie que les procédés se sont déroulés selon les règles du judaïsme, que les produits laitiers n’ont jamais été mis en contact avec la viande et ses dérivés.

Au pays, on dénombre 700 entreprises qui ont reçu le sceau casher. Situées pour la plupart au Québec, dont un grand nombre à Montréal, elles représentent une mine d’or pour l’industrie alimentaire québécoise : 47 milliards $ pour le marché nord-américain.

Selon le Conseil de la communauté juive de Montréal, le nombre d’entreprises accréditées casher a doublé en quelques années.

Ce phénomène serait intimement lié à l’engouement des consommateurs à découvrir de nouveaux intérêts en alimentation. Un produit casher donne l’assurance que les méthodes de production ont été exercées en vertu des normes de contrôle rigoureuses, qu’il n’y a pas de traces de viande ni de produits laitiers lorsque la mention « parve » apparaît sur l’étiquette du contenant. Ce qui est excellent pour ceux qui souffrent d’une allergie quelconque au lactose ou qui sont végétariens.

Face à la demande croissante, la plupart des gros supermarchés de la région de Montréal ont maintenant un espace consacré aux produits casher. Et les fabricants alimentaires tels Saputo, Kraft Canada, Krispy Kernel, Weston et Agropur ont emboîté le pas et se sont adaptés à cette nouvelle tendance en offrant divers produits casher à une clientèle désireuse de découvrir une nouvelle alimentation.

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