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Des enjeux économiques de taille

Le secteur du matériel de transport se distingue des autres secteurs économiques par sa diversité et son importance. Outre l’aéronautique, qui domine nettement sur les autres, on retrouve l’automobile, les équipements de transport spéciaux et récréatifs, de même que les véhicules commerciaux, le matériel ferroviaire et, enfin, les navires et embarcations.

Si on brosse le portrait de cette industrie entre 1980 et 2003, on constate qu’au chapitre du commerce international canadien des machines et du matériel de transport, la croissance a été constante. De 26,4 % en 1980, le total des exportations est passé à 35,9 %, après avoir connu un sommet en 1999 avec un volume d’exportation de 42,5 %.

Plus près de nous au Québec, on remarque que l’industrie de l’automobile et du transport terrestre occupe une place de choix dans le panorama économique québécois.

Ainsi, le secteur automobile compte 250 entreprises et emploie 15 000 personnes (Alcan, IPL, Mecachrome Technologies, Montupet, Raufoss Canada, Solutia Canada, Waterville TG) et le secteur des véhicules commerciaux, qui mobilise 155 entreprises, génère 5 000 emplois (Paccar, NovaBus, Prévost Car, Camoplast, Multina).

Le domaine des véhicules récréatifs n’est pas en reste puisqu’il regroupe 280 entreprises qui donnent du travail à quelque 12 000 personnes oeuvrant au sein de sociétés comme BRP, Doral, Komatsu International et Manac, pour ne mentionner que celles-là. Enfin, le secteur du matériel ferroviaire fait également bonne figure puisqu’il emploie 5 220 personnes (Bombardier Transport).

Afin d’inciter les entreprises à s’établir en terre québécoise, Investissement Québec vante notamment l’abondance des matières premières, comme l’aluminium et le magnésium, les coûts avantageux de l’énergie, l’efficacité des infrastructures de transport, la main-d’oeuvre disponible et qualifiée, sans oublier la présence d’établissements de recherche et de formation de pointe.

Au chapitre de l’aérospatiale, les performances sont également fort encourageantes puisque 62 % de la production de l’industrie canadienne est québécoise et que le Québec occupe la sixième place dans le monde derrière les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Japon.

Mai et juin, deux mois particulièrement occupés

L’Institut de la Statistique du Québec rapporte que l’industrie du matériel de transport a été particulièrement florissante en mai dernier, avec une augmentation de 12,9 % de sa production. L’organisme attribue cette hausse aux fabricants de produits aérospatiaux et de leurs pièces qui ont vu augmenter leur production de 14,6 %.

Et si l’on jette un coup d’oeil sur l’ensemble du pays en consultant la dernière enquête mensuelle sur les industries manufacturières pour le mois de juin, publiée par Statistique Canada, on y observe que, durant cette période, l’industrie du matériel de transport a connu une remontée, affichant un accroissement de 1,5 %, après avoir enregistré plusieurs mois de baisses ou de hausses modestes.

Pour expliquer ce phénomène, on invoque l’engouement des consommateurs canadiens pour l’achat de petits véhicules offrant une meilleure économie d’essence. Cependant, l’organisme rapporte, pour ce mois de juin, une baisse de 2,4 % dans les livraisons du secteur de l’aérospatiale, une situation qui a dû se corriger depuis puisque, au cours de la même période, on a enregistré une hausse de 2,5 % au chapitre des commandes, pour atteindre une somme de 51,5 milliards de dollars.

Un avenir qui s’annonce radieux

Au fil des données recueillies auprès des diverses instances gouvernementales, on peut supposer qu’au cours des prochains mois, le secteur de la machinerie et du matériel de transport continuera de faire bonne figure dans le panorama de l’économie québécoise. On pense notamment à la région de la Chaudière-Appalaches, où ce secteur est fortement représenté.

D’ailleurs, l’amélioration de l’offre de service, dont celle de la recherche et du développement dans le secteur du matériel de transport, figurait parmi les priorités et les objectifs du plan stratégique régional de la Chaudière-Appalaches 2002-2007, mis de l’avant par le Conseil régional de concertation et de développement de cette région.

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