Systèmes de contrôle en industrie : le Québec est-il en avance?

Déclin des manufactures de textile, usines de pâtes et papiers en perte de vitesse, fermeture du géant des télécommunications Nortel et de la raffinerie Shell à Montréal-Est... l’industrie au Québec a certainement reculé ces dernières décennies.

AV&R Vision & Robotique et IMAC Automatisation

C’est le fruit de plusieurs années de discussions. Depuis juin, le Groupe AV&R est la plus grande société d’ingénierie en robotique spécialisée en aéronautique du monde. Les deux entreprises – AV&R Vision & Robotique et IMAC Automatisation – ont convenu de fusionner leurs activités pour s’attaquer notamment, au cours des prochaines années, à l’usinage intelligent des pièces tournantes de turbines pour avions et à l’énergie.

Un retard de 15 ans à rattraper

Au Québec, l’automatisation a besoin d’un grand coup de pouce. Selon plusieurs intervenants, la province serait en retard d’au moins quinze ans sur les autres pays du G20. Autre constat troublant : 70 % de la production d’équipements en robotique est écoulée à l’exportation, alors que près de 80 % des robots achetés par les entreprises d’ici proviennent de l’importation.

Les manufacturières québécoises songent à investir

Au printemps dernier, le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) et le Centre de robotique et de vision industrielle (CRVI) ont mené conjointement une étude sur les besoins en automatisation auprès de 501 entreprises manufacturières québécoises et ce, tous secteurs confondus.

La robotique sans l’utilisation de gabarit de maintien

La capacité de la cellule robotisée est souvent en fonction de la cadence de l’opérateur, c’est-à-dire qu’elle est limitée au rythme de chargement et déchargement des pièces. De ce point de vue, il est facile de constater les limites qu’offre un système robotisé lorsque l’intervention humaine entre en ligne de compte.

Automatisation industrielle : une technologie qui fait son entrée progressivement

L’automatisation industrielle est souvent reliée aux secteurs de l’automobile et de l’électronique. Et pourtant, c’est une erreur. Cette nouvelle technologie est déjà bien active dans plusieurs industries tels les plastiques et ses composites, le transport, l’agroalimentaire, les première et deuxième transformations du bois, l’aéronautique et la fabrication de machines et de produits métalliques.