Rio Tinto investit pour augmenter sa production d’aluminium AP60

Rio Tinto investira 87 millions de dollars américains pour augmenter sa production d’aluminium à faible teneur en carbone au Canada avec 16 nouvelles cuves à son centre d’électrolyse AP60, dans la région du Saguenay.

La forte demande étant stimulée par la transition énergétique et la décarbonisation, l’entreprise prévoit que l’investissement permettra d’augmenter la production de l’usine d’environ 45 %, soit 26 500 tonnes métriques d’aluminium primaire annuellement, pour atteindre une capacité de 86 500 tonnes métriques, et d’assurer l’avenir d’environ 100 emplois au sein de l’installation.

L’annonce a été effectuée seulement quelques heures après que le gouvernement du Québec ait présenté sa Stratégie québécoise de développement de l’aluminium (SQDA) 2021-2024 – Allier innovation et savoir-faire, en promettant d’investir 475 millions de dollars sur trois ans.

Le chef de la direction de Rio Tinto Aluminium, M. Ivan Vella, a déclaré : « Rio Tinto s’est engagé à renforcer sa position de leader dans la production d’aluminium à faible teneur en carbone fabriqué à partir d’hydroélectricité afin de répondre à la demande de nos clients en Amérique du Nord et en Europe. Notre technologie AP60 est l’une des plus efficaces sur le plan énergétique, des plus respectueuses de l’environnement et des plus rentables disponibles aujourd’hui. Elle produit de l’aluminium dont la teneur en carbone est parmi les plus faibles au monde grâce à l’hydroélectricité renouvelable du Québec. Nous évaluons présentement des possibilités d’investissements supplémentaires, alors que nous progressons dans le développement de la technologie d’électrolyse sans carbone ELYSIS avec nos partenaires. »

AP60
La technologie AP60 a été mise au point par les équipes de recherche et développement de Rio Tinto et elle génère sept fois moins de gaz à effet de serre que la moyenne de l’industrie. Depuis leur mise en service 2013, les cuves de technologie AP60 ont produit plus de 465 000 tonnes d’aluminium à faible teneur en carbone.

Les 16 nouvelles cuves annoncées seront ajoutées aux 38 existantes. Les travaux commenceront au printemps 2022 et devraient être achevés à la fin de 2023. Rio Tinto étudiera simultanément la possibilité d’ajouter des cuves AP60 supplémentaires sur le même site.

ELYSIS
Pour sa part, ELYSIS est la coentreprise d’Alcoa et Rio Tinto qui a été fondée en 2018 et dont le Centre de recherche et de développement industriel d’ELYSIS est également situé dans la région du Saguenay. À la suite d’un appui financier de 20 millions de dollars du gouvernement du Québec, en avril dernier, une première installation dans un environnement industriel a été annoncée dans l’aluminerie Alma. Des cuves prototypes industrielles à anodes inertes seront donc ajoutées à l’extrémité d’une ligne de production existante.

ELYSIS a pour objectif de développer à grande échelle une technologie révolutionnaire qui permettra d’éliminer tous les GES directement reliés à la production d’aluminium, tout en produisant de l’oxygène en tant que sous-produit.

En 2019, ELYSIS s’est d’ailleurs vu décerner le titre d’avancée révolutionnaire de l’année à l’échelle internationale lors de la cérémonie de remise de prix Global Metals Awards organisée par S&P Global Platts, à Londres.

Source


D’autres articles de la catégorie Métallurgie pourraient vous intéresser

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :