Le CPQ propose 10 solutions à la pénurie de main-d’œuvre

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Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) a publié une liste de 10 propositions afin de trouver des solutions au problème de la pénurie de personnel qui sévit au Québec.

Si les employeurs s’entendent à savoir que la solution à cet enjeu repose sur trois piliers indissociables : la formation, l’innovation et l’augmentation du bassin de travailleurs, le CPQ a poussé la réflexion plus loin en identifiant les solutions les plus concrètes et complémentaires afin de régler la crise. Ce document propose entre autres de s’attaquer au niveau de littératie et de numératie des travailleurs, de transformer l’assurance-emploi, d’accroître la formation en entreprise et les investissements en innovation, de viser un virage accru vers la diversité et de recourir davantage à l’immigration.

« Les employeurs déploient déjà plusieurs solutions, mais en vain : hausse des salaires, ajout d’avantages sociaux, primes à l’embauche, inclusion d’activités sociales originales, etc. Mais il faut faire plus, car il y a urgence d’agir. Aucune solution unique ne suffit, c’est plutôt la combinaison de plusieurs moyens qui sera la voie à suivre pour contrer la crise de main-d’œuvre au Québec », explique M. Karl Blackburn, président et chef de la direction du CPQ.

Publié dans une lettre ouverte dans La Presse +, M. Blackburn présente 10 solutions les plus à même d’amoindrir les effets de la crise et d’espérer une véritable relance de tous les secteurs, partout au Québec, tout en précisant que comme toute recette, il ne faut négliger aucune étape ou viser des demi-mesures.

  1. Valoriser l’excellence en innovation et en virage technologique afin que les entreprises québécoises investissent dans les nouvelles technologies, l’automatisation et la robotisation et ainsi gagner en productivité.
  2. Améliorer le niveau de littératie et de numératie des travailleurs, réduisant par exemple analphabétisme qui rend ardue toute possibilité de formation ou de requalification afin de s’adapter à l’évolution technologique.
  3. Miser sur l’entreprise comme lieu de formation en offrant aux employeurs un soutien adéquat.
  4. Attirer et retenir les travailleurs expérimentés en encourageant fiscalement, par exemple, les 60-69 ans Québec qui veulent rester à l’emploi.
  5. Faire de l’assurance-emploi un outil de formation en intégrant des mesures qui inciteraient les prestataires à suivre des formations entre deux emplois.
  6. Adapter les programmes pour les jeunes ni en emploi ni aux études ni en formation (NEEF) par des suivis individualisés auprès des jeunes et de leurs employeurs éventuels.
  7. Accélérer le virage vers la diversité en incluant davantage les personnes de minorités racisées, les personnes en situation de handicap, les Autochtones, les personnes judiciarisées ou issues de la communauté LGBTQ+ dans la recherche d’emploi.
  8. S’attaquer au défi de la reconnaissance des acquis et des compétences hors du Québec par une meilleure collaboration entre le milieu de l’éducation, des organismes d’aide à l’emploi et des employeurs pour mener à plus de certifications.
  9. Adapter et mettre à jour le programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET), qui a pour but de répondre plus rapidement que les programmes d’immigration permanente, aux besoins actuels des employeurs.
  10. Ajuster les seuils d’immigration aux besoins de main-d’œuvre.

Le CPQ rappelait dans un communiqué que le taux de chômage est à un plancher historique et le taux d’emplois atteint un sommet inégalé, alors que la province fracasse actuellement un nouveau record de 181 030 postes vacants, chiffre en constante hausse.

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