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2018: année féconde en projets d’investissements pour les PME canadiennes ?

La Banque de développement du Canada (BDC) présentait en janvier les résultats de sa troisième étude annuelle sur les intentions d’investissements des entrepreneurs. Menée au moyen d’un sondage effectué auprès de 4019 entrepreneurs d’ici pour connaître leurs ambitions en matière d’investissement pour 2018, l’étude intitulée Intentions d’investissement des entrepreneurs canadiens : Perspectives 2018 promet d’interpeller plus d’un décideur en plus d’intéresser les différents dirigeants d’entreprises.

La récente étude de BDC nous apprend que les PME canadiennes envisagent d’investir au total 140,5 G$, et ce, principalement dans le but de soutenir
leur croissance. Si la confiance règne du côté des entrepreneurs dans le contexte économique actuel, c’est bien grâce à l’héritage laissé par 2017, une année que l’on qualifie d’embellie économique et qui fut finalement plus prospère que prévu.

Cela étant, 74 % des entrepreneurs entendent investir dans leur entreprise pendant l’année en cours. Et qui dit entreprises qui investissent davantage, dit croissance plus forte de celles-ci.

Bon temps pour vendre… et acheter !

Chiffrée à 2,9 % par rapport à 2017, cette hausse des investissements envisagés s’explique notamment par une augmentation potentielle des projets d’acquisition d’autres entreprises – 18,9 G$ en 2018 contre 10,6 G$ en 2017. En effet, des données démographiques telles que le vieillissement de la population, couplées à une affluence de départs à la retraite anticipés à court terme démontrent que les occasions d’achats d’entreprises risquent fort bien de décupler au cours des cinq prochaines années… Et le fait d’acheter une entreprise est une manière tout indiquée pour alimenter la croissance.

Étant donné que 99,7 % des entreprises canadiennes constituent des PME, les investissements de celles-ci sont essentiels à la santé économique canadienne. En investissant, les PME augmentent leur productivité et leur compétitivité sur le marché ; elles peuvent donc offrir des salaires intéressants accompagnés souvent d’avantages sociaux concurrentiels et ainsi continuer à croître grâce à une main-d’œuvre qualifiée, loyale et motivée.

L’étude démontre que par région, la Colombie-Britannique et les territoires (hausse de 17 % des investissements prévus), l’Alberta (hausse de 12 %) et le Québec (hausse de 11 %) affichent les perspectives d’investissement les plus prometteuses, tandis que les entrepreneurs ontariens, eux, prévoient réduire leurs investissements de 1 % en 2018. Quant aux autres régions, les baisses devraient être plus marquées encore.

Encore plus pour la R.-D. et la formation des employés

D’autre part, l’étude révèle que les dépenses consacrées à la R.-D. et à la formation des employés atteindront un total de 2,4 G$ en 2018 ; une courbe qui ne cesse de croître d’ailleurs depuis que BDC a publié ses premiers résultats d’enquête en 2015. Ainsi, les PME poursuivront dans la tendance empruntée trois ans plus tôt et mettront à profit une partie toujours plus importante de leurs investissements en actifs intangibles (propriété intellectuelle, R.-D. et formation des employés), en diminuant en contrepartie leurs efforts du côté des actifs tangibles (machinerie et équipement, véhicules, matériel informatique et immeubles non résidentiels).

Par Valerie R. Carbonneau

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