L’acier ou bois?

La structure en bois gagne-t-elle en popularité? Voici quelques conseils de base pour découvrir quels choix s’offrent à nous et pour quel type d’industrie.

D’abord, la structure favorisée dépendra du domaine d’application. L’acier domine toujours dans le domaine industriel, tandis que la tendance autour du bois se fait d’autant plus sentir au sein des installations sportives avec les poutres de bois lamellées-collées qui permettent d’obtenir de longues portées sans colonnes intérieures.

Le stade de soccer Chauveau construit à Québec en 2009 en est d’ailleurs un bon exemple. Cependant, si le bâtiment avait été construit en acier plutôt qu’en bois, la Ville de Québec aurait économisé environ 1 M$ sur sa facture de 16 M$. Il semble donc que les prix soient plus élevés avec le bois. Quant au domaine industriel, même s’il existe quelques bâtiments dotés d’une charpente en bois, on ne note pas encore de concurrence significative entre les deux matériaux.

Manifestement, l’acier est mieux adapté aux exigences du Code national du bâtiment. Un aspect non négligeable que partagent unanimement les têtes dirigeantes du constructeur de bâtiments en acier, Finar, du bâtisseur de structures en acier monocoque, Honco, du « courtier » distributeur de systèmes d’entreposage modulaires, Pedlex, et du planificateur d’entrepôt, Molloy.

Les avantages et inconvénients

L’acier résiste mieux aux intempéries. Pneus, aéronautique, concessionnaires, chaînes de montage, garages, laiteries… il s’agit d’un matériau de structure viable pour tous les types d’industries et tous les besoins d’entreposage. En plus d’être léger, l’acier est très résistant: idéal pour les gros bâtiments ou ceux devant supporter des charges très lourdes comme un pont roulant.

Le bois, lui, a surtout un avantage esthétique et donne lieu à une atmosphère chaleureuse. D’ailleurs, un beau bâtiment d’acier peut être agrémenté de sections recouvertes de bois naturel ou de bois torréfié. On obtient alors du même coup la solidité et la durabilité de l’acier avec la chaleur et la beauté du bois.

Manifestement, l’acier est mieux adapté aux exigences du Code national du bâtiment.

Maintenant, leur durée de vie respective dépend toujours de l’usage qu’on en fait. Une structure d’acier peut durer plusieurs dizaines d’années: si elle est protégée des intempéries, le fait d’être exposée à des atmosphères acides, sulfuriques, salines ou trop humides peut altérer son état et affaiblir sa durabilité.

Il suffit donc de la recouvrir de peinture ou d’enduit et d’en assurer les retouches et l’entretien régulier. L’acier à l’extérieur doit aussi être repeint fréquemment avec une peinture antirouille. Même scénario pour la charpente de bois; tout est dans la qualité de la protection (vernis, cire ou autres) et l’entretien qu’on en fait.

Beaucoup de facteurs peuvent affecter la qualité et la durabilité des structures. Le bois brûle, l’acier se tord et se déforme… difficile alors de prédire leur durée et lequel laissera le plus d’empreintes écologiques.

Et l’entreposage sous la toile?

Ce sont surtout les agriculteurs qui y recourent pour ranger leurs équipements ou entreposer du sel ou du sable, par exemple. Malgré qu’ils coûtent moins cher à l’achat, la durée de vie de ce type d’abris est limitée à 15 ans, tandis qu’il existe sur le marché des bâtiments semi-circulaires en acier qui dépassent les 30 ans. Considérant qu’il n’en coûte souvent pas plus de 15 % pour le double de la durée de vie, peut-être vaut-il mieux investir dans ce genre de bâtiment…

Enfin, le Québec regorge de constructeurs spécialisés en entreposage de toutes sortes. Il suffit maintenant de magasiner la structure, le constructeur et les services et garanties qui répondent le mieux à nos besoins.

SAVIEZ-VOUS QUE:

  • Si le stade de soccer Chauveau construit à Québec en 2009 avait été construit en acier plutôt qu’en bois, la Ville de Québec aurait économisé environ 1 M$ sur sa facture de 16 M$ ?

LIENS INTERNET

  1. www.finar.com
  2. www.honco.ca
  3. www.pedlex.com
  4. www.molloyinc.com

(1 commentaire)

  1. Le bois ne brûle pas, il se consume ! Il est ainsi plus facile de prédire l’effondrement de la structure.

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