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Des solutions pour économiser de l’énergie

Réchauffement de la planète, protection de la couche d’ozone et protocole de Kyoto, voilà autant de sujets qui brûlent sur l’autel de l’actualité.

Plus que jamais, les entreprises ont intérêt à adopter des solutions qui leur permettront d’économiser leurs frais de production. Parmi les principales cibles visées: la réduction de l’énergie pétrolière et ce, dans tous les secteurs d’activité.

À ce sujet, Prolab, une entreprise de Thetford Mines, investit continuellement en R&D afin de trouver des solutions permettant de réduire la consommation de pétrole.

«La solution est simple, explique M. Christian Perron, directeur national des ventes. L’intégration de produits chimiques permet d’augmenter sensiblement la performance des appareils utilisant de l’essence comme mode d’énergie. À titre d’exemple, la mise en place d’un programme de lubrification comme Éconergie Plus peut entraîner une diminution d’environ 20% de la consommation électrique, une diminution d’environ 25% de la quantité de lubrifiants utilisés et une diminution des frais liés à l’application avoisinant les 25%. De plus, les frais d’achat des pièces de rechange, les frais de changement de pièces et les arrêts imprévus de la production peuvent être réduits d’environ 30%, permettant une augmentation de 30% de la fiabilité des équipements».

Ainsi, à la lumière d’une étude effectuée, en novembre 2006, par Spap Énergie et Éconerguide Groupe conseil pour le compte de Carrière Union de Québec, il a été démontré que l’entreprise a pu effectuer des économies annuelles de 28 558$ sur un seul appareil, soit un dépoussiéreur doté d’un moteur de 350 HP.

«Nous avons effectué le bilan énergétique de l’entreprise et nous avons proposé un programme de lubrification adapté à ses besoins spécifiques. Résultat: des économies qui totalisaient 51 892$ pour l’ensemble de l’usine».

Et la différence entre une huile hydraulique normale et l’huile biologique fabriquée par Prolab a de quoi étonner. «Une huile normale a une durée de vie estimée à 3 000 heures. Aussi, à -5C, elle gèle, ce qui entraîne des coûts de chauffage. Quant à notre huile bio, elle possède une espérance de vie de 8 000 heures et elle commence à avoir froid à -62C, ce qui signifie qu’on n’a pas besoin de la chauffer. Imaginez le potentiel de ce produit sur les entreprises de transport routier, où les camions sont appelés à fonctionner dans des conditions météorologiques très variables»!

Un programme d’efficacité énergétique

L’offensive de Prolab visant à réduire les coûts d’énergie des entreprises a débuté avec la création, le 1er janvier 2006, d’une nouvelle filiale: Énergium GHG / GES Inc.

«Cette entreprise a pour mission de favoriser les actions réduisant les gaz à effet de serre (GES) en faisant la promotion d’un programme d’efficacité énergétique, explique M. Perron, qui ajoute que ce dernier réunit deux partenaires, soit le FERIC et l’Association canadienne de normalisation (CSA). Le FERIC est mandaté pour établir les outils de mesure vérifiables et les programmes de réduction de gaz à effet de serre et la CSA sera chargée de vérifier la validité des données fournies par Énergium».

Énergium GHG / GES Inc fera l’agglomération des réductions de GES par l’entremise d’un registre GES ÉcoProjets et CSA Changements climatiques, qui utilise la nouvelle norme ISO-14064-2 comme cadre de référence.

«Énergium agira donc à titre d’intermédiaire dans le rachat des crédits de carbone selon un prix qui sera déterminé par le gouvernement du Canada, une somme estimée présentement à 15$ la tonne. En quantifiant les efforts de réduction des gaz à effet de serre des entreprises, on leur permet de profiter de remises substantielles d’argent sonnant, ce qui constitue un incitatif pour effectuer des améliorations au chapitre de la consommation énergétique», soutient Christian Ferron.

Le 8 janvier dernier, tous les propriétaires de flottes de camions ont reçu un communiqué, les incitants à participer à ce programme de réduction de gaz à effet de serre.

«L’entreprise doit tout d’abord s’inscrire à un registre central exploité par le CSA, au coût de 30$ par camion et fournir les informations relatives à chaque véhicule qu’elle possède. Une fois que la diminution des GES sera certifiée, Énergium proposera le rachat des crédits à un prix déterminé. Nous avons pour objectif l’inscription de 100 000 véhicules par année d’activité, ce qui pourrait entraîner une réduction totale annuelle d’un million de tonnes de CO2. Pour les entreprises, il s’agit donc d’une pierre deux coups puisqu’elles pourront diminuer leurs coûts d’énergie tout en étant payées pour le faire», conclut M. Perron.

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