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L’importance de l’intelligence émotionnelle à l’heure de l’intelligence artificielle

Dans les deux dernières années, le nombre de salariés convaincus que leurs compétences deviendront obsolètes avec l’avènement de l’automatisation et de l’intelligence artificielle a augmenté de 10%, passant de 30 à près de 40%. Conscients de l’impact de l’automatisation et de l’IA sur leur travail, les milléniaux ils savent qu’ils seront particulièrement touchés par cette tendance. L’intelligence émotionnelle demeurera toutefois absolument essentielle aux entreprises.

A l’heure où les nouvelles technologies automatisent les tâches habituelles et répétitives, les dirigeants d’entreprises prennent conscience que les compétences en matière d’intelligence émotionnelle telles que la connaissance de soi, l’auto-gestion, la conscience sociale et la gestion des relations joueront un rôle clé dans leur réussite future. Cependant, moins d’une entreprise sur cinq investit dans la formation à l’intelligence émotionnelle pour tous les employés. C’est ce que rapporte une étude du Capgemini Research Institute, intitulé « Emotional intelligence – the essential skillset for the age of AI ».

Le Capgemini Research Institute publie régulièrement des études sur l’impact des technologies numériques au sein des organisations et des grands secteurs économiques. L’équipe de recherche dispose de plusieurs centres de recherche en Inde, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis et a été récemment classé N°1 mondial pour la qualité de ses recherches par des analystes indépendants.

Selon les conclusions du rapport, les organisations qui cultivent l’intelligence émotionnelle dans leurs équipes bénéficient d’avantages significatifs dont les principaux sont l’amélioration de la productivité, une meilleure satisfaction des salariés et une augmentation de la part de marché. En moyenne, 60 % des organisations interrogées ont constaté plus de 20 % d’amélioration grâce à leurs employés ayant des compétences d’IE élevées. Ainsi, les entreprises qui investissent en continu dans l’IE peuvent obtenir un rendement de 2,2 à 4,4 fois l’investissement réalisé si l’on tient compte du chiffre d’affaires, de la productivité, des coûts et de la rétention.

« Pensez aux maths. Chacun d’entre nous est né avec une certaine capacité à appréhender et utiliser les mathématiques. Mais sans suivre de cours d’algèbre à l’école, il est peu probable que nous trouvions les moyens de manipuler les variables et les équations par nous-mêmes. De même, avec l’enseignement et la formation il est possible d’améliorer nos capacités en intelligence émotionnelle. Nous pouvons acquérir des connaissances dans ce domaine qui augmenteront l’efficacité avec laquelle les gens utilisent leur intelligence », explique John Mayer, professeur de psychologie à l’Université du New Hampshire.

L’enquête a été réalisée auprès de 750 dirigeants de grandes organisations. Capgemini a également interrogé 1 500 salariés entre août et septembre 2019. Même si 75% des organisations affirment pouvoir développer l’intelligence émotionnelle de leurs salariés, elles sont peu nombreuses à fournir les formations nécessaires à leurs ambitions. On constate donc que les processus RH n’ont pas suffisamment évolué pour s’adapter à l’avènement de l’automatisation et de l’intelligence artificielle.

Pour tirer parti de l’intelligence artificielle et de l’automatisation, les organisations devront mettre en place une culture d’entreprise qui priorise aussi l’intelligence émotionnelle et qui cherche à s’améliorer en permanence. Le rapport met en lumière quatre domaines prioritaires pour le développement de l’IE en entreprise :

  • Intégrer l’IE aux programmes de formation existants et les rendre accessibles à tous
  • Adapter les processus de recrutement pour évaluer les compétences d’IE
  • Tenir compte de l’IE pour la promotion et la reconnaissance des talents
  • Tirer parti de la technologie et des données pour cultiver l’IE

« Un nombre croissant d’entreprises prend conscience de l’importance de l’intelligence émotionnelle, mais beaucoup tardent encore à investir dans ces nouvelles compétences, explique Claudia Crummenerl, directrice de la pratique People and Organization chez Capgemini Invent. Ce nouveau rapport met en lumière le rôle crucial de l’IE à l’heure de l’automatisation des tâches répétitives et ses avantages pour les organisations qui la développent. Comme le montrent les expériences des entreprises en avance dans ce domaine, les organisations doivent maintenant prioriser l’IE dans leurs activités de recrutement, la formation et leurs cultures, afin d’aider leurs équipes résilientes à s’adapter aux changements dans le monde du travail. »

Pour plus d’informations, consultez le rapport complet ici.

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