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Bas-Saint-Laurent – Terre d’accueil favorable pour les nouveaux arrivants

Lorsqu’ils touchent le sol québécois, les nouveaux arrivants sont inévitablement tentés par l’attraction des grands centres urbains. Les barrières linguistiques y sont moindres et certains basins ethniques y sont déjà formés, ce qui favorise grandement leur intégration à la société. Mais depuis 1993, le gouvernement québécois a mis en place un programme favorisant l’intégration des immigrants en régions. Force est d’admettre qu’il réussit parfaitement sa mission, notamment dans le Bas-Saint-Laurent.

Les instances de la région administrative, reconnue pour ses ressources maritimes, déploie de nombreux efforts afin d’attirer les nouveaux arrivants et réfugiés dans les différents secteurs d’activités qui la caractérisent désormais. La production agricole, la transformation alimentaire et les technologies de l’information sont autant de secteurs qui font du Bas-Saint-Laurent une région affichant une croissance économique soutenue. Parmi ces instances, il faut noter l’action des différents comités sectoriels de la main-d’œuvre, les sociétés de promotion économique et des organismes visant exclusivement l’intégration des nouveaux arrivants dans la communauté.

À Rimouski par exemple, la Société de promotion économique de la ville, la SOPER, travaille de concert avec différents intervenants du milieu, tant pour l’intégration que la formation des immigrants.

« La SOPER est impliquée à différents niveaux. Nous favorisons une approche globale et durable. Notre mandat nous incite à être proactifs dans ce domaine. En travaillant en collaboration avec des organismes comme Accueil et Intégration Bas-Saint-Laurent, ou le Collectif régional de développement, et les différentes institutions d’enseignement supérieur présentes dans la régions (UQAR et CEGEP), nous permettons à ces nouveaux arrivants d’accéder à une formation de qualité, mais aussi à différentes facilités qui favoriseront leur intégration au milieu rimouskois », souligne d’entrée de jeu le directeur général de la SOPER, Martin Beaulieu.

Martin Beaulieu, dg de la SOPER

Sans pouvoir donner de statistiques formelles, Martin Beaulieu affirme avec certitude que le paysage rimouskois a grandement évolué depuis 25 ans.

« Les visages changent. Nous côtoyons des nationalités différentes. Par chance, nous avons pu compter sur l’appui de nombreux ambassadeurs pour promouvoir la qualité de vie exceptionnelle possible dans le Bas-Saint-Laurent. Des ambassadeurs comme Boucar Diouf, par exemple. » Toujours selon ce dernier, la voie idéale pour optimiser l’intégration demeure sans contredit le travail, puisque lorsque les immigrants sont bien intégrés au milieu de travail, leur décision de rester est d’autant facilitée.

Un point avec lequel Vincent Corbeil, de TECHNOCompétences, le comité sectoriel de main-d’œuvre des technologies de l’information et des communications, corrobore.

« L’intégration des immigrants sera parfois plus longue. Mais ils développent ainsi une certaine forme de loyauté, ce qui les incite à demeurer plus longtemps au sein de l’organisation qui les a intégrés. Ils sont reconnaissants qu’on les ait accueillis, intégrés. Ils veulent demeurer au sein de l’entreprise qui leur a donné la première chance. Le taux de loyauté, et donc la rétention, sont plus élevés. La rétention est plus grande car il y a eu un effort d’intégration réel. »

Avec la présence de joueurs importants dans la région, comme Telus par exemple, il n’est pas étonnant de constater que le Bas-Saint-Laurent attire bon nombre de travailleurs dans le secteur des TI. Toutefois, la région ne constitue pas le seul point de référence pour ce secteur d’activités.

« Les TI figurent parmi les secteurs d’activités les plus performants en termes d’embauche d’immigrants, soit environ le double des autres secteurs. Même si nous sommes globalement de bons intégrateurs, cela ne signifie pas qu’il n’y ait pas d’importants enjeux en cause : la reconnaissance des compétences acquises à l’étranger, leur compréhension, ainsi que l’enjeu culturel, notamment à ce qui a trait aux structures hiérarchiques étrangères face aux structures québécoises », poursuit Vincent Corbeil.

En fait, il souligne ici les différences entre les cultures organisation d’ici et d’ailleurs, où le respect des supérieurs freine souvent les individus à foncer, à aller de l’avant, contrairement à la culture nord-américaine qui préconise le candidat fonceur, déterminé, qui a confiance en lui et qui va démontrer rapidement ses aptitudes et son savoir-faire.

Travail et société

Certes, l’intégration en milieu de travail constitue la clé immuable qui permettra aux nouveaux arrivants d’envisager une installation à long terme en régions. Mais, l’intégration sociale est toute aussi importante.

« Grâce à des organismes comme Accueil et intégration Bas-Saint-Laurent, on s’assure que les immigrants disposeront d’un logement et d’un mobilier convenables à leur arrivée. On doit aussi s’assurer que plusieurs membres d’une même communauté, sans créer de ghettos, viennent s’établir ici. C’est important pour éviter l’isolement, favoriser le développement de la communauté d’origine et minimiser les départs vers les grands centres urbains, où les différentes communautés sont fortement présentes et l’intégration sociale facilitée. Il nous faut donc garantir une certaine masse critique qui permettra à la communauté de bien s’implanter dans la région », explique Martin Beaulieu.

Ouverture

L’important besoin de main-d’œuvre, qui sévit actuellement dans la plupart des secteurs d’activités économiques, n’est certes pas étranger au succès constaté suite aux efforts d’intégration déployés.

Par Richard Marcil

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