Accueil » Dossiers » Portrait industriel » Innovation – Pour une ergothérapie plus sécuritaire!

Innovation – Pour une ergothérapie plus sécuritaire!

Les déplacements en fauteuil roulant ou à l’aide de déambulateur (marchette) peuvent parfois s’avérer à risque. Même si ces équipements permettent d’accroître la mobilité de leurs bénéficiaires, ils peuvent aussi entraîner des chutes malencontreuses et des blessures sérieuses. Une entreprise de Richmond, en Estrie, travaille, depuis une dizaine d’années, à améliorer la sécurité entourant l’ergothérapie.

L’aventure de Pratiko s’amorce en 2006. Après l’acquisition d’une entreprise d’usinage et de fabrication plastique de Racine, près de Valcourt, on développe les procédés de fabrication repoussant les limites de complexité. Ces développements permettent bientôt de développer des concepts de mannequins, fabriqués de silicone et de plastique, qui aideront les médecins en formation à cerner les humains. Les applications se développent vers d’autres segments, le militaire entre autres. En 2010, connaissant une forte croissance, l’entreprise déménage ses pénates en Estrie, à Richmond. Dès lors, le démarchage débute auprès des ergothérapeutes. On cherche alors à développer des solutions pour enrayer les chutes en chaise roulante, faire en sorte que l’équipement ne recule pas lorsque son utilisateur désire se lever : un frein automatique qui s’enclenche dès que l’utilisateur en a besoin, sans que celui-ci ait à y penser. On veut rendre le fauteuil roulant le plus sécuritaire possible.

« Le système consiste essentiellement en un senseur, disposé sous le siège, qui capte la différence de poids lorsque le patient se lève. Relié à un système mécanique composé de ressorts et de barres, le senseur commande un blocage automatique des roues, permettant ainsi au patient de quitter son fauteuil en toute sécurité. Le système est adaptable sur la plupart des modèles de fauteuil existants. Ainsi, on élimine l’effet de recul du fauteuil lors d’un mouvement aussi simple et banal, ou lorsqu’on oublie de resserrer le frein manuel », nous explique sommairement le président et directeur R&D de l’entreprise, Jean-Marc Landry.

C’est avec les conseils d’intervenants économiques régionaux, dont la SADC (Société d’aide au développement des collectivités) et plus particulièrement le CAE (Centre d’aide aux entreprises) du Val St-François, que le développement du système de freinage autobloquant sera élaboré.

« Nous avons aidé Pratiko, notamment au niveau du maillage financier, en créant des contacts solides entre la jeune entreprise et différents investisseurs. En période de recherche et développement, les fonds ne sont pas toujours disponibles. Comme nous supportons l’innovation, nous avons fait le nécessaire pour que le projet de Pratiko voie le jour. Le CAE du Val St-François a aussi été d’un grand ressort quand est venu le temps pour Pratiko de trouver des locaux mieux adaptés à leurs activités et aussi passer de locataire à propriétaire », nous a expliqué Marc Ducharme, directeur général du CAE du Val St-François.

Le système développé par Pratiko s’installe en moins d’une heure sur le fauteuil, n’en augmente son poids que de 4 kilos environ, mais, surtout, vient jouer un rôle-clé lorsque les fonctions cognitives du patient sont diminuées.

Les déambulateurs

L’équipe de Pratiko s’est aussi penchée sur la problématique entourant les déambulateurs, mieux connus sous le nom de marchettes.

« Le produit que nous avons développé se démarque par ses poignées intelligentes qui incorporent un système de détection de chute et qui lanceront un signal au système de freinage. Nous avons étudié le comportement et les activités des utilisateurs, afin de leur donner plus d’autonomie et de liberté. Notre solution redéfinie la marchette. Nous avons réinventé sa structure. »

Par Richard Marcil

Lisez l’article complet

Voir toutes les nouvelles industrielles et manufacturières

Aucun commentaire.

Répondre