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Chronique STIQ – Devenir leader dans son secteur d’activité: Principaux facteurs clés de succès

Certes, les PME manufacturières du Québec qui investissent beaucoup en formation, en achat d’équipements, en R et D et en TIC, qui réalisent des partenariats et plusieurs actions innovantes, qui vendent hors du Canada et qui se sont dotées d’une planification stratégique, performent beaucoup mieux que la moyenne.

Elles sont néanmoins toutes confrontées aux mêmes défis importants, dont certains s’avèrent particulièrement décisifs :

Le recrutement et la rétention de la main-d’œuvre spécialisée

C’est un point récurrent depuis le lancement de l’étude Baromètre industriel québécois de STIQ en 2009, et qui tend à prendre de l’ampleur année après année. Le secteur manufacturier vit une situation de quasi-plein emploi, il est donc très complexe de recruter et aussi de retenir du personnel, constamment sollicité par la concurrence.

Aujourd’hui, les employeurs doivent mettre l’accent sur l’environnement de travail et les valeurs communiquées. Les employés doivent se reconnaître dans l’entreprise pour pouvoir s’y impliquer et y rester.

« La nouvelle génération veut une qualité de vie. Notre entreprise a un comité social et offre des bonus chaque trimestre. Ces dépenses ne sont jamais réduites. Nous voulons demeurer souples » Victor Calamote – vice-président, NSE Automatech

L’investissement et l’innovation

Nos PME accusent un certain retard en matière d’investissement et cela a un impact direct sur leur compétitivité. En effet, les résultats du Baromètre démontrent que la performance des entreprises est intimement liée aux actions innovantes mises en place et à l’investissement. Il est donc important de renforcer la culture de l’innovation au Québec, afin que nos entreprises puissent rattraper le retard accumulé au cours des dernières années.

« Les gens cherchent toujours un retour rapide sur investissement. Il faut plutôt se dire que l’investissement est indispensable, même simplement pour garder nos clients actuels ». Jacques Poiré – représentant, CSTM

Le virage vers l’industrie 4.0

Il est temps pour les entreprises québécoises de franchir le cap du 4.0. Il est difficile pour beaucoup d’entre elles de s’imaginer l’importance du 4.0 dans les processus organisationnels et de gestion. Et pourtant, cette notion s’impose aujourd’hui comme un pilier fondamental pour leur viabilité à long terme : prise de décision optimisée, réduction des gaspillages, uniformisation de la qualité, plus de flexibilité dans les processus, maximisation du taux d’utilisation des actifs, etc. Ce virage numérique est donc essentiel.

D’ailleurs, il s’agit d’une priorité pour le gouvernement du Québec avec son plan d’action en économie numérique, ainsi que pour Investissement Québec avec son programme Propulser nos manufacturiers innovants.

« Si on n’améliore pas l’entreprise avec l’ajout de technologies, elle va tomber. Mon entreprise a engagé peu de gens, mais on a crû énormément en implantant le 4.0 ». Jean Proteau –
coprésident, APN

Le développement des marchés hors Québec

Beaucoup de PME se tournent vers les marchés extérieurs pour assurer leur croissance et la diversification de leur clientèle. Cette ouverture sur les marchés étrangers implique des coûts d’acquisition de nouvelles connaissances et d’expertises rentables à long terme seulement. C’est donc une démarche parfois difficile, qui peut demander beaucoup d’implication pour les entreprises.

Pour conclure, les entreprises leaders nous ont confirmé qu’il n’est plus suffisant de mettre en œuvre des pratiques « Lean » pour se démarquer. Pour être compétitives, elles doivent dorénavant investir en équipements, en R et D et dans les technologies de l’information, recourir à une planification stratégique et établir des partenariats.

Par le STIQ

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