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Cybersécurité – Une nouvelle norme ISO pour contrer la corruption

La corruption en informatique atteint les 2 000 G$ annuellement à travers le monde ? Le Fonds monétaire international (FMI) lance un signal d’alarme à l’endroit de toutes les entreprises, gouvernements et organismes susceptibles d’être infectés un jour ou l’autre. Et pour contrer ou du moins mettre un frein à ce fléau, la Convention des Nations unies contre la corruption (CNUCC) et la Convention de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) sur la lutte contre la corruption d’agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales ont élaboré la nouvelle norme ISO37001.

Le Québec n’est pas à l’abri de toutes formes de corruption. Et c’est la raison pour laquelle l’École de technologie supérieure (ETS) offre maintenant de nouvelles formations menant à la certification ISO en matière de sécurité informatique ainsi qu’à la nouvelle accréditation de management anticorruption ISO37001.

« Nous assurons la formation d’individus capables ensuite d’aller travailler dans des entreprises où ils pourront vérifier, valider et mettre en place toutes les procédures permettant d’avoir une pratique jugée conforme eu égard aux standards internationaux ISO37001 », explique France Maltais, directeur ETS, formation.

Qui est admissible ?

D’entrée de jeu, il n’est pas nécessaire d’être un détenteur de baccalauréat en génie informatique. Par exemple, un candidat en administration ou avec une bonne expérience en informatique démontrée est admissible au programme de formation.

« Ce ne sont pas toutes les entreprises qui peuvent libérer un employé pendant plusieurs années. Nos programmes sont orientés pour qu’en l’espace de quelques jours seulement, l’employé soit outillé pour répondre aux plus hauts standards ISO. Toutes les formations technologiques et informatiques doivent être de plus en plus performantes et orientées pour répondre aux besoins de l’industrie », poursuit France Maltais.

Conçue par le Professional Evaluation and Certificate Board (PECB), la formation vise sept volets en vue de gérer un système de gestion anticorruption conforme à la norme ISO37001 : la politique anticorruption, les procédures, la mesure de la performance, l’engagement de la direction, l’audit interne, la revue de la direction et l’amélioration continue.

Que ce soit une entreprise, une municipalité, un organisme ou un gouvernement, l’employé accrédité ISO37001 est un gage de confiance et d’intégrité auprès de son employeur, lequel à son tour envoie une image positive à l’endroit de ses clients, fournisseurs et partenaires d’affaires.

« Personne n’est à l’abri d’une attaque. Ni les entreprises. Encore moins lorsqu’une industrie est complètement reliée à un réseau sans fil parce qu’elle est 4.0. Ici, ça devient un enjeu important. Déjà, le secteur automobile connaît des failles », souligne Denis Hardy, président-directeur général, Centre de recherche industriel du Québec (CRIQ).

Avantages

La certification ISO37001 comporte plusieurs avantages pour une entreprise manufacturière. Non seulement la certification assure la prévention de la corruption, mais elle propose aussi des façons pour l’éliminer. De plus, et ce n’est pas négligeable, l’entreprise certifiée démontre qu’elle se concentre sur la croissance des revenus, la réduction des coûts et sa responsabilité vis-à-vis ses clients.

Finalement, l’entreprise appliquant la norme pourra exiger que ses partenaires obtiennent la même certification, afin de garantir que l’ensemble du processus de fabrication d’un bien ou de la production d’un service soit encadré par un système anticorruption.

L’implantation de la norme ISO37001 en milieu de travail favorise une culture d’entreprise éthique, améliore la performance des processus concernés et assure une surveillance et une gestion du risque dans l’ensemble des activités.

Par Bernard Gauthier

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