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Inauguration de la chaire industrielle CRSNG-EERS en technologies intra-auriculaires

L’École de technologie supérieure (ÉTS) est fière d’annoncer le lancement de la chaire de recherche industrielle CRSNG-EERS en technologies intra-auriculaires (CRITIAS). La cérémonie d’inauguration a eu lieu devant une centaine de personnes, le mardi 13 juin, à la Maison des étudiants de l’ÉTS. Partenaires, étudiants et chercheurs ainsi que l’ensemble de l’équipe de la chaire CRITIAS étaient heureux de se réunir pour marquer l’événement.

 

Née en septembre dernier, la chaire CRITIAS vise à mettre au point des technologies destinées à protéger l’oreille, permettre de communiquer dans le bruit, établir des diagnostics auditifs embarqués et, ultimement, développer des interfaces cerveau-machine au sein d’un dispositif intra-auriculaire.

Cette chaire a pu voir le jour grâce au soutien financier du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), un organisme du gouvernement fédéral, et du gouvernement provincial par le programme de financement de la recherche et développement en technologie de l’information et de la communication, PROMPT. L’ÉTS, l’entreprise EERS et la fondation de Gaspé Beaubien contribuent également au financement des infrastructures de la chaire CRITIAS.

Celle-ci est le fruit d’une longue collaboration entre Jérémie Voix, professeur agrégé au Département de génie mécanique de l’ÉTS et titulaire de la chaire, et l’entreprise EERS, qui avait financé une première chaire industrielle entre 2010 et 2015. Ces années de travail en commun ont porté fruit : une technologie unique, qui protège les travailleurs industriels contre la perte auditive et leur permet de communiquer dans le bruit, a été mise au point et est aujourd’hui protégée par plus de vingt brevets.

« C’est un superbe exemple pour montrer qu’une petite entreprise peut faire de la recherche pointue. Grâce aux soutiens financiers, cette nouvelle chaire va pouvoir aller plus loin et permettre de créer de nombreux nouveaux produits », se réjouit Nick Laperle, fondateur de EERS, qui emploie 16 personnes et est installée dans le Carrefour d’innovation INGO de l’ÉTS, où elle partagera bientôt le 7e étage avec la chaire CRITIAS.

De grandes ambitions de recherche

Tandis que la première chaire comptait moins de 10 étudiants-chercheurs à temps plein, la nouvelle sera forte d’une équipe d’un total cumulé de 24 étudiants de maîtrise et doctorat, de stagiaires post-doctoraux, de chercheurs et de professionnels de recherche. Elle sera dotée d’un budget de près de 4 millions de dollars sur 5 ans. Elle est historiquement la troisième chaire industrielle CRSNG à l’ÉTS et fait partie des 175 du Canada.

« Je suis très heureux d’avoir les moyens pour mener des recherches et accroître la connaissance dont les répercussions seront bénéfiques à la société tout entière. De plus, à travers la chaire, on permet à une PME québécoise de croître et d’innover et on va pouvoir former des étudiants et donc de la relève dans le domaine des « Hearables » qui ne sont qu’à leurs balbutiements », affirme Jérémie Voix.

L’équipe de la nouvelle chaire travaillera sur trois axes de recherche. Il s’agira de perfectionner des solutions de protection numérique avancée de l’oreille lorsqu’elle est exposée à un niveau élevé de bruit, notamment en milieu industriel. Les chercheurs amélioreront les dispositifs permettant de communiquer tout en portant un appareil de protection auditive, et ce malgré le bruit ambiant. Le dernier axe de recherche est le plus novateur puisqu’il s’inscrit dans le domaine émergent de la biosensification intra-auriculaire. Sachant que de nombreux signaux physiologiques (battements cardiaques, flux sanguin, respiration, etc.) sont perceptibles à l’intérieur de l’oreille, l’analyse en temps réel de ces signaux intra-auriculaires pourrait ouvrir la voie à de nombreuses applications, depuis la surveillance de travailleurs comme les pilotes d’avion, par exemple, jusqu’à des applications de télémédecine pour des personnes âgées. Par ailleurs l’équipe a récemment montré que la mesure des ondes cérébrales par électroencéphalographie (EEG) était possible à l’intérieur de l’oreille augmentant encore le nombre d’applications biomédicales possibles.

Finalement, le but ultime des chercheurs de la chaire CRITIAS est de combiner toutes ces fonctionnalités de communication et de biosensification au sein d’une même oreillette qui pourrait à terme devenir une interface cerveau-machine portée à l’intérieur de l’oreille et qui pourrait ultimement connecter l’homme et la machine de façon naturelle et transparente.

L’ÉTS souhaite un grand succès à la chaire CRITIAS et à son partenaire industriel EERS et espère qu’elle permettra à de nombreuses applications utiles à la société de voir le jour.

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