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L’ALENA sous la nouvelle présidence américaine – Des négociations sous le spectre de l’incertitude

Tout porte à croire que les premières négociations officielles sur les nouvelles règles du jeu de l’ALENA commenceront au mois de mai entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. Pendant ce temps, un climat d’incertitude plane au-dessus de milliers d’entreprises canadiennes.

Le Mexique est plus à risque, le président américain Donald Trump ne l’a pas caché. Le déficit commercial des États-Unis avec le Mexique est de 63G$, tandis que celui avec le Canada est de 11G$. Malgré tout, il faut demeurer vigilant, disent bon nombre de spécialistes. Bien que Donald Trump soit un homme d’affaires aguerri, son tempérament imprévisible peut entraîner un lot de surprises dans plusieurs secteurs d’activités.

La première rencontre entre le Premier ministre canadien Justin Trudeau et le président américain récemment élu, Donald Trump, en février dernier, fut très bien accueillie dans les milieux d’affaires. « Ce premier tête-à-tête se veut rassurant pour les entrepreneurs québécois. C’est déjà un pas dans la bonne direction», affirme Stéphane Forget, président-directeur général de la Fédération des Chambres de commerce du Québec (FCCQ).

Le Premier ministre québécois Philippe Couillard estime que la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) devrait entraîner simplement des ajustements mineurs. À son avis, deux points sont cruciaux : la gestion de l’offre en agriculture et l’intégration du bois d’œuvre dans l’accord.

Et pour s’assurer que le Québec soit bien représenté à la table, Philippe Couillard a nommé l’ex-ministre des Finances, Raymond Bachand, et l’ex-ambassadeur canadien à Washington, Raymond Chrétien.

Enjeux

Tant que les pourparlers ne démarrent pas, les divers spécialistes interrogés s’entendent pour dire qu’il est difficile de les quantifier.

« Les enjeux sont toujours présents. Toutefois, lorsque nous savons que 35 états sur 50 ont le Canada comme premier partenaire commercial et que 9 millions d’Américains se lèvent chaque matin parce qu’il y a une entente de libre-échange entre nos pays, je crois que déjà là, nous pouvons être rassurés sur le fait
que les échanges entre les deux pays sont importants d’un côté comme de l’autre de la frontière
», poursuit Stéphane Forget de la FCCQ.

À la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), Simon Gaudreault tient les mêmes propos. À son avis, il est difficile de se prononcer à l’heure actuelle.

« L’ALENA est un accord qui a toujours été hautement profitable pour l’ensemble des trois pays depuis son entrée en vigueur. C’est le message que nous espérons qui se rende aux Américains. Ce n’est pas notre premier choix de rouvrir les négociations. Maintenant que nous en sommes là, il faut voir si l’on peut conserver nos acquis et même obtenir quelques gains. »

Chez Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ), les enjeux touchent particulièrement les produits d’origine. Et cette question est plus sensible pour l’Ontario que le Québec.

« Si le gouvernement américain veut se donner les moyens de retracer l’origine de chacun des produits qui entre à la frontière américaine, il est clair que ça va frapper davantage l’industrie automobile en Ontario que nos manufacturiers québécois », soutient Éric Tétrault, président (MEQ).

Sur cet enjeu, Éric Tétrault prétend qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter outre mesure. Pourquoi ? Du fait que le Québec est un des grands fournisseurs du secteur manufacturier américain.

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