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Le transport des marchandises contribue à la prospérité du Québec et à la réduction des GES

Les principaux acteurs du transport des marchandises unissent leurs voix pour souligner leur volonté de faire partie de la solution dans les objectifs gouvernementaux de décarbonisation de l’économie tout en poursuivant leur croissance: voici le constat à l’origine d’une démarche sans précédent chapeautée par le CPQ (Conseil du patronat du Québec) qui a abouti dans une étude d’envergure, dont les principales recommandations ont été dévoilées aujourd’hui.

« L’efficience des chaînes logistiques fait partie des déterminants majeurs de la croissance économique, notamment au Québec qui, historiquement, a toujours constitué une porte d’entrée importante vers les marchés nord-américains. Alors, comment favoriser la croissance des différentes chaînes logistiques tout en réduisant leur empreinte carbone ? Voici la question en arrière de cette initiative stratégique et mobilisatrice », affirme M. Yves-Thomas Dorval, président-directeur général du CPQ.

L’étude, réalisée dans le cadre de la campagne PROSPÉRITÉ.QUÉBEC et avec la collaboration de la firme COPTICOM, émane des travaux d’un important comité consultatif composé d’entreprises, d’experts du transport des marchandises et d’organisations tant du milieu des affaires qu’environnemental. Ces derniers étaient pour la première fois réunis dans le cadre d’une démarche de concertation vouée à décloisonner les silos et à dresser un portrait réaliste des défis, des enjeux et des perspectives des différents secteurs qui contribuent au transport des marchandises : le transport routier, maritime, ferroviaire et aérien.

Plusieurs recommandations ont été mises de l’avant, touchant l’optimisation des chaînes logistiques de façon générale, dont l’adoption d’une politique de mobilité durable. Mais aussi, des mesures ciblées ont été identifiées s’inspirant de la méthode Éviter-Transférer-Améliorer, une des meilleures approches en matière de planification du transport durable, dont notamment :

  • ÉVITER. Viser un aménagement durable et une planification intégrée des projets logistiques, notamment par la mise en œuvre de centres de consolidation urbains, la localisation stratégique des projets de pôles logistiques ou encore le déploiement de systèmes de transport intelligents dans les municipalités.
  • TRANSFÉRER. Miser sur l’intermodalité, notamment en développant une plateforme d’information intermodale pour les expéditeurs et en investissant dans la modernisation et la mise à niveau des infrastructures.
  • AMÉLIORER les déplacements en réduisant l’empreinte carbone des véhicules, notamment en reconduisant le programme écoMARCHANDISES et en bonifiant le programme Écocamionnage en concertation avec les acteurs.

Un vecteur de prospérité pour le Québec

« Le transport des marchandises contribue de manière très importante à la qualité de vie des citoyens et à la prospérité du Québec. Elles assurent la grande majorité des approvisionnements en denrées alimentaires et l’acheminement des biens et services consommés quotidiennement. Dans l’ensemble, les chaînes logistiques sont soumises à une forte concurrence internationale et notamment américaine », de poursuivre, M. Dorval.

Bien qu’il n’y ait à ce jour aucune banque de données colligées permettant de dresser un portrait exhaustif et systématique du secteur au Québec et au Canada, selon les chiffres fournis par les membres du groupe de travail le secteur du transport des marchandises, au Québec, représenterait :

  • Des retombées annuelles de 13,4 G$, soit 4 % du PIB (2015) ;
  • Quelque 115 400 emplois au Québec (2014) ;
  • Près de 4,5 millions de véhicules de transport, une vingtaine de ports commerciaux, 36 terminaux intermodaux spécialisés, 3 aéroports internationaux et 82 aéroports régionaux ;
  • Plus de 500 millions de tonnes de marchandises transportées annuellement ;
  • Le camionnage est le plus utilisé avec 54 % du tonnage total, suivi du transport maritime (32 %), ferroviaire (14 %) et aérien (moins de 1 %).

Un élément clé de la transition énergétique

Les émissions de GES en provenance du secteur des transports des personnes et des marchandises sont en croissance depuis plusieurs années, sous l’effet de l’augmentation du commerce intérieur, interprovincial et international. Or, le transport des marchandises génère, à lui seul, 40 % des émissions de GES de l’ensemble du secteur des transports au Québec, et devrait d’ailleurs dépasser les émissions du transport des passagers d’ici 2030. Notons que le transport routier par camion est responsable de 79 % de toutes les émissions du secteur, suivi du transport maritime (14 %), ferroviaire (6 %) et aérien (0,7 %).

Tandis que les gouvernements emboîtent progressivement le pas vers la transition énergétique, et bien que des avancées technologiques importantes sont réalisées au Québec en matière d’efficacité énergétique et d’énergies de remplacement, les émissions provenant des chaînes logistiques sont vouées à grimper dans les prochaines années sans la mise en place de mesures stratégiques et efficaces de réduction des émissions. Dans différents pays, plusieurs initiatives publiques ont déjà démontré l’importance des retombées économiques, sociales et environnementales pouvant découler d’actions concrètes en ce sens, et desquelles pourrait dès maintenant s’inspirer le Québec.

« Au cours des prochaines années, la mondialisation et l’accroissement des flux commerciaux, combinés notamment à l’augmentation de la population et la modification des pratiques de consommation, continueront de pousser vers le haut la demande pour les marchandises et les biens de consommation. Une démarche ambitieuse à l’égard du transport des marchandises et de sa logistique apparaît être un facteur de succès incontournable pour profiter pleinement de cette croissance et atteindre les cibles de réduction des émissions GES que nous nous sommes fixées », selon M. Dorval.

Compte tenu du poids du secteur des transports dans le bilan économique et environnemental du Québec, le CPQ tient à rappeler encore une fois que le gouvernement du Québec doit se doter d’une vision globale en matière de transport des personnes et des marchandises, au moyen d’une politique québécoise de mobilité durable et d’aménagement du territoire, ainsi que d’une cible chiffrée de réduction des émissions de GES en transport.

Pour consulter l’étude et son sommaire exécutif, veuillez cliquer sur le lien suivant.

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