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Bois d’importation – Les charmes du bois exotique

Même si les usines québécoises transforment plus de 45 millions de mètres cubes de bois chaque année, il faut se tourner vers les bois exotiques pour retrouver certaines colorations et propriétés uniques. Incursion dans le marché du bois exotique.

Chaque mois, quatre conteneurs de bois exotiques arrivent au port de Montréal avant de prendre le chemin de l’entrepôt de Langevin Forest, une entreprise spécialisée dans l’importation de bois exotiques qui offre un choix de plus de 110 essences provenant des quatre coins de la planète.

Mais pourquoi miser sur des bois exotiques alors que le Québec transforme des millions de mètres cubes chaque année ? « Parce que les bois exotiques ont des caractéristiques différentes des bois d’ici », explique
Henri Turcot, président de Langevin Forest.

Par exemple, le bois Balsa est très léger et il flotte bien, ce qui en fait un bois prisé par l’industrie aéronautique pour réduire le poids des avions. Ce bois est aussi utilisé dans la fabrication des planches de surf et de wakeboard par exemple.

L’ipé, un bois que l’on retrouve principalement en Amérique centrale et en Amérique du Sud, est un bois très dense et résistant, qui offre un visuel fort intéressant. Résultat : il est particulièrement utilisé pour la fabrication de terrasses. Le cèdre espagnol et l’acajou africain sont deux autres espèces prisées au Québec, ajoute M. Turcot.

Les ébénistes et les bricoleurs en tout genre sont aussi de très grands amateurs de bois exotiques. À Québec, c’est Bois Delta qui exploite cette niche de marché en tenant une cinquantaine d’essences, dont 30 exotiques, en magasin, soutient Simon Lavoie, propriétaire de l’entreprise. « Les gens aiment avoir différentes options de coloration et de textures », dit-il.

L’acajou, le sorbier des montagnes et l’olivier sont trois essences qui offrent un bel effet « tape à l’œil ». Simon Lavoie souligne au passage que les fabricants de bateaux recherchent particulièrement l’iroko, un bois huileux semblable au teck.

Morado, amarello, paduak, amarante, mahogani, zebrawood, bubinga, wengé, chaque bois possède ses secrets. Et pour certains équipementiers spécialisés dans la transformation du bois, la vente de bois exotiques ouvre des opportunités pour développer de nouveaux marchés. C’est le cas de l’entreprise Sabec de Saguenay, qui revend le bois aux petits artisans.

« Chaque bois a différentes propriétés mécaniques et acoustiques qui sont prisées par différents corps de métier», explique Jean Bergeron, artisan et représentant pour Sabec. « Par exemple, un manche de guitare en bois de palissandre ne fera pas le même son qu’un manche en érable. »

Un prix abordable… parfois

Selon les essences, les prix varient énormément. Si quelques essences rares comme l’ébène peuvent couter jusqu’à 225 $ le pied carré, les consommateurs peuvent mettre la main sur d’autres essences comme l’acajou pour seulement 5 $ le pied carré. Même si le bois provient de l’autre bout de la planète et qu’il faut inclure le cout du transport, le cout total du bois n’est pas forcément plus cher, souligne Henri Turcot de Langevin Forest. Sans compter que c’est souvent le bois de meilleure qualité, sans nœuds, que l’on retrouve sur le marché canadien.

Lisez l’article complet dans l’édition Février 2017

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