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Chronique CRIQ – Un portrait clair pour améliorer la productivité

Depuis environ 10 ans, la part du secteur manufacturier dans l’économie du Québec a diminué pour se stabiliser au cours des deux dernières années. À preuve, si le poids du secteur manufacturier oscillait entre 19 % et 23 % du produit intérieur brut québécois entre 1984 et 2006, il a chuté radicalement pour s’établir à 14,1 % depuis 2011.

Parmi les éléments ayant causé ce déclin figure le taux de productivité des entreprises québécoises, qui accusait en 2010 un retard de près de 17 % par rapport à celui des entreprises du reste du Canada et à la moyenne des 20 principaux pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Autrement dit, une heure travaillée ailleurs dans ces pays génère en moyenne 10 $ de plus qu’une heure travaillée au Québec. Heureusement, il y a des solutions pour les entreprises qui souhaitent améliorer leur sort.

Cette analyse, trop souvent négligée dans une démarche d’amélioration, permet d’éviter de tomber dans le piège des solutions miracles et de commettre des erreurs classiques : agrandissement non nécessaire, achat d’un équipement non requis, développement d’un équipement de « A à Z » sans avoir vérifié s’il existait déjà une solution sur le marché, automatisation d’une tâche non critique, etc.

Albert Einstein a déjà dit : « Si j’avais une heure pour résoudre un problème, je passerais cinquante-cinq minutes à le définir et seulement cinq minutes à trouver la solution». Prendre le temps de bien analyser une situation peut en effet vous permettre de choisir les actions les plus judicieuses à réaliser et d’en retirer un maximum de bénéfices.

Quelques solutions souvent mises en place

Une bonne évaluation de la situation permet habituellement d’élaborer une liste de solutions simples et facilement applicables pour augmenter la productivité et abaisser les coûts de fabrication par unité. Quelques exemples :

– l’achat d’équipements adéquats offrant un bon retour sur l’investissement ;

– une réorganisation des machines pour réduire les déplacements et les mouvements inutiles ;

– la mécanisation et l’automatisation de premier niveau, notamment l’installation d’un convoyeur pour éviter
des déplacements ou le développement d’outils simples qui permettent de reproduire une tâche en
plusieurs copies ; et  la rédaction d’instructions simples pour chaque poste de travail.

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Par Nicholas Drolet, ing., DGE, Agent de recherche CRIQ

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