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Porsche Macan. Un VUS presque parfait

Suite au succès du Cayenne, le premier VUS jamais produit par Porsche, la haute direction a décidé de récidiver avec le Macan. Mais si le premier avait pour but d’attirer une nouvelle clientèle qui allait remplir les coffres du constructeur, le second voulait intéresser la gent féminine.

En effet, avant la commercialisation de ce modèle, plus de 85 % des acheteurs de Porsche étaient des hommes. Situation que l’on a remédié avec le Macan s’il faut se fier aux chiffres de vente. Et les acheteurs masculins sont également très nombreux. Ces succès ne sont pas le fruit du hasard. Non seulement sa silhouette est fort réussie, mais sur la route, c’est un véhicule impressionnant.

La filière corporative

Dans le but de réduire les coûts de développement, le Cayenne et le Volkswagen Touareg se sont partagé la même plate-forme. Cette fois, c’est Audi qui a contribué avec le Q5 qui sert de base au Macan. Difficile de trouver à redire puisque le Q5 est considéré comme l’un des meilleurs VUS de la catégorie. Mais si certaines composantes mécaniques sont partagées, on ne le saurait le dire en examinant la silhouette du Macan qui, à mon avis, est mieux réussie que celle du Cayenne. Sa grille de calandre avec languettes horizontales est encadrée par deux larges prise d’air qui donnent du punch à toute la section avant. Soulignons au passage que le capot est enveloppant, déborde sur les ailes et possède des orifices pour les phares de route, du jamais vu. La section arrière est plus ou moins inspirée de celle du Cayenne et on retrouve les mêmes feux horizontaux étroits.

La planche de bord est passablement sobre et on peut, en extrapolant un peu, lui trouver une ressemblance avec celle de la Panamera. Comme cette dernière, on retrouve de chaque côté du levier de vitesses placé sur la console centrale une rangée de pavés de commande permettant de gérer de multiples fonctions. À première vue, cela peut sembler assez peu convivial, mais à l’usage c’est assez intuitif.

Bien entendu, la clé de contact est placée à gauche du volant comme sur toutes les Porsche tandis que la finition est sobre mais impeccable. Les baquets avant assurent un excellent support latéral tandis que les places arrière sont relativement exiguës. Ce qui n’est pas surprenant compte tenu des dimensions compactes du véhicule.

2 Macan S

Le modèle S est la version de base mais il est très compétitif.

La planche de bord est ergonomique.

La planche de bord est ergonomique.

Deux V6 au menu

Trop souvent, les modèles de base manquent de puissance et d’équipement. Ce qui oblige l’acheteur à cocher le modèle plus luxueux, plus puissant et beaucoup plus cher pour trouver réponse à ses attentes. Ce n’est pas le cas avec le modèle S propulsé par un moteur V6 3,0 litres à double turbo d’une puissance de 340 chevaux et bien équipé. De quoi assurer de très bonnes performances avec un temps de 5,2 secondes pour boucler le 0-100 km/h. Comme tous les Macan, il est doté d’une boîte automatique à sept rapports à double embrayage. Et il est important de souligner l’efficacité de cette transmission qui passe les rapports presque instantanément.

Jusqu’à tout récemment, le seul autre modèle offert était la version Turbo et son moteur V6 3,6 litres produisant 400 chevaux. Il est évident que toute cette cavalerie assure des accélérations plus musclées. Pour les amateurs de performances, il boucle le 0/100 km/h en 4,8 secondes. À vous de décider si une facture supérieure de 25 000$ par rapport à la S – 85 800 $ vs 59 200 $- justifie ce gain de performances. Mais c’est simplifier l’équation. Le Turbo est doté de freins plus puissants, de pneus plus gros et son niveau d’équipement est supérieur.

La solution du juste milieu pourrait être la nouvelle GTS qui sera disponible au printemps. Son moteur 3,0 litres produit 360 chevaux et propose une suspension améliorée et une foule de caractéristiques exclusives. Vendue 73 100$, elle est une proposition fort intéressante.

Sportive ? Certainement !

Plusieurs VUS sont le résultat d’un compromis entre la tenue de route, une garde au sol élevée et la capacité de circuler hors route. Avec pour résultat une tenue de route plus ou moins intéressante. Il y a bien des exceptions à cette constatation et le Macan en fait partie.  En effet, peu importe le modèle, son comportement routier est capable d’humilier certaines berlines, et parmi les meilleures. Et il est possible de commander une foule d’options qui ont pour effet d’améliorer la tenue de route. Malheureusement, la facture peut franchir le cap des 100 000 $ si on se laisse tenter par plusieurs options. Et il ne faut pas ignorer ses capacités hors route qui sont une agréable surprise. La suspension pneumatique optionnelle améliore la conduite hors route.

Bref, peu importe le modèle choisi, le Macan est l’un des VUS les plus intéressant tant au chapitre des performances, de la tenue de route, de l’agrément de conduite et même de la conduite hors route. Il aurait été difficile de faire mieux à quelques détails près.

Saviez-vous que?

D’après le constructeur, le mot Macan est dérivé du mot indonésien pour « tigre » et combine la souplesse, la puissance, la fascination et le dynamisme.

Jacques Bienvenue
Chroniqueur automobile

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