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Un coach en entreprise, un incontournable?

Depuis les dernières années, des centaines d’entrepreneurs font de plus en plus appel à des coaches pour les soutenir dans leur parcours visant des objectifs très ciblés. C’est du moins ce que prétend la Fédération internationale des coaches du Québec (FICQ). Est-ce une tendance lourde et pourquoi ? Voyons d’un peu plus près la situation.

Il n’y a pas si longtemps, et encore dans bien des cas aujourd’hui, les PME se tournaient vers des professionnels en ressources humaines pour les aider dans l’accompagnement de leurs employés. Mais le vent change de direction depuis le début 2010.

Richard La Rue, président, Fédération internationale des coachs du Québec. ©Fédération internationale des coachs du Québec

Richard La Rue, président, Fédération internationale des coachs du Québec. ©Fédération internationale des coachs du Québec

« Selon plusieurs études, il est démontré que le coaching apporte des avantages à l’entreprise. Aujourd’hui, la question est de savoir pourquoi le coaching fonctionne autant. Face aux résultats, c’est la raison pour laquelle autant de PME et de grosses entreprises font appel à des coaches certifiés », explique Nathalie Dubé, coach professionnelle (MCC), qui a plus de 5 000 heures d’expertise à son actif.

Martine Lemonde, présidente de l’École coaching de gestion, abonde dans le même sens. « Le coaching crée une synergie de groupe. Bien que l’entreprise puisse faire appel à un coach certifié à l’extérieur, des cadres en ressources humaines ou qui occupent un poste stratégique peuvent suivre une formation d’environ 150 heures sur une période d’un an. »

Rôle

Le rôle d’un coach est celui d’un partenaire, d’un accompagnateur auprès du gestionnaire et du conseil de direction, dans le cadre d’une démarche structurée, interactive, qui vise l’amélioration, la performance professionnelle.

Nathalie Dubé, coach professionnelle (MCC), a plus de 5 000 heures de pratique. © MCC

Nathalie Dubé, coach professionnelle (MCC), a plus de 5 000 heures de pratique. © MCC

Pour Nathalie Dubé, son rôle est d’accompagner son client vers la découverte de lui-même et de toutes les possibilités qui s’offrent à lui. Des exemples ? Développer sa créativité, sortir de sa zone de confort pour expérimenter de nouvelles avenues, dépasser ses limites, exploiter tout son potentiel pour qu’il agisse autrement.

Tout se déroule selon des objectifs préétablis et révisés au besoin en cours de route. « Le coach va aider son client à établir des prises de conscience, à voir les choses différemment pour lui permettre d’apporter des changements en vue d’accomplir ses objectifs.

Le coach est très utile au succès de l’entreprise ; il est indispensable. C’est une valeur ajoutée », soutient Richard La Rue, président de la Fédération internationale des coaches du Québec (FICQ).

Il n’existe pas de statistiques précises sur le nombre réel de coaches en entreprise au Québec. Ce que nous savons, c’est qu’il y a de 500 à 600 coaches membres de l’ICF au Québec, un chapitre dûment accrédité par l’organisme de certification en coaching International Coach Federation (ICF), dont la mission est de favoriser la certification des coaches, d’encourager des normes éthiques élevées, de promouvoir le coaching au Québec et d’offrir des lieux d’échange et de perfectionnement professionnel continu aux membres.

Nouvelle tendance ?

Françoise Beaudet, coach professionnelle (PCC), mise en marché-marketing. ©PCC

Françoise Beaudet, coach professionnelle (PCC), mise en marché-marketing. ©PCC

Selon Françoise Beaudet, coach professionnelle (PCC), mise en marché – marketing, le coaching en entreprise est une nouvelle tendance qui est là pour demeurer. « La formation classique en salle est amenée à évoluer énormément et elle se complète bien avec la façon de mettre en pratique les acquis théoriques et les objectifs de l’entreprise. C’est une tendance de fond qui est là pour demeurer. »

Ingénieure de formation dans le secteur agroalimentaire, Françoise Beaudet dit que la relation de confiance est essentielle avec le coaché pour mener à terme son mandat. « Je me souviens d’un client qui devait présenter un rapport devant tout un comité d’entreprise. Nous avons beaucoup travaillé avec les émotions : autant celles qui l’allument, comme la fierté, la joie, que celles qui pouvaient le freiner, comme la peur, la jalousie, la tristesse pour finalement trouver des solutions adaptées à son contexte, son environnement. Et cela venait de ses tripes. »

Le coaching est une tendance de fond qui est là pour demeurer. – Françoise Beaudet, coach professionnelle (PCC), mise en marché-marketing

De son côté, Nathalie Dubé partage le même point de vue. « Nous assistons à l’effet boule de neige. Autrefois, les entreprises faisaient appel à des professionnels du développement humain pour accompagner leurs employés. Aujourd’hui, on note que le coach est un acteur important pour aider les gens dans le développement de leurs compétences, de leur assurance, de leurs capacités à renforcer un leadership assurant. »

Pour Martine Lemonde, la demande d’un coach en entreprise va en augmentant depuis ces dernières années. « C’est maintenant vu comme une stratégie de développement et d’apprentissage. »

Selon la FICQ, au-delà d’une centaine d’entreprises québécoises a demandé à l’organisation les services d’un coach et ce résultat serait en hausse chaque année.

Saviez-vous que ?

  • Entre 500 et 600 coaches sont membres d’ICF au Québec ?

 

Liens Internet: 

  1. International Coach Federation (Québec)  
  2. Françoise Beaudet
  3. Nathalie Dubé

Lien vidéo:

  1. ICF Québec

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