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Investir, ça rapporte !

Depuis plusieurs années, les manufacturiers québécois ont compris qu’ils ne pouvaient concurrencer les pays émergents en ce qui concerne les coûts de la main-d’œuvre. Afin d’accéder aux grandes chaines d’approvisionnement mondiales, ils doivent plutôt miser sur l’augmentation de leur productivité, notamment en investissant de façon importante en équipements de pointe et en recherche et développement (R-D).

Les PME manufacturières québécoises investissent peu

Or, dans le cadre du Baromètre industriel québécois, une étude réalisée auprès de 400 PME manufacturières québécoises, STIQ a constaté un plafonnement et une insuffisance des investissements industriels. Ainsi, seulement 30 % des répondants ont investi plus de 5 % de leur chiffre d’affaires en achat d’équipements, et ce, malgré la force du dollar canadien dans les dernières années, un facteur qui aurait dû les encourager à investir.

La situation est encore plus préoccupante en ce qui concerne l’investissement en R-D. En effet, à peine 19 % des répondants y ont consacré plus de 5 % de leur chiffre d’affaires en 2014. Les récents changements aux règles entourant les crédits d’impôts provinciaux et fédéraux pourraient en partie expliquer ce constat.

Cette situation est plutôt préoccupante, puisque les résultats du Baromètre indiquent clairement que les entreprises qui investissent de façon importante sont plus performantes.

Plus productif avec des équipements de pointe

En effet, en 2014, les compagnies ayant investi massivement en équipement et technologies de pointe ont été deux fois plus nombreuses à augmenter leur chiffre d’affaires de plus de 20 % que celles ayant peu investi. Elles ont également été plus nombreuses à remporter une proportion élevée de leurs soumissions et à établir des partenariats avec d’autres PME (Graphique 1).

Graphique 1 – Impact de l’investissement en achat d’équipement sur la performance de l’entreprise*

Graphique 1 - Équipements

« Quand on fait des investissements, nous voyons des améliorations au niveau de l’efficacité. Ça nous permet d’offrir aux clients de nouveaux avantages, d’augmenter la fluidité de notre production et de réduire les temps de mise en course pour être plus compétitifs, avec des volumes toujours à la baisse.» Sylvain Audet – Président, Métalus (Drummondville)

Se démarquer grâce à la R-D

De même, le Baromètre démontre que les entreprises qui réalisent des investissements importants en R-D sont plus nombreuses à vendre à l’international, à augmenter de façon significative leur chiffre d’affaires, à remporter leurs soumissions et à établir des partenariats. (Graphique 2).

Graphique 2 – Impact de l’investissement en R-D sur la performance de l’entreprise*

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« Dernièrement, le gouvernement coupe beaucoup dans ses programmes et ça nous affecte grandement. Maintenant, seules les activités de recherche scientifique et développement expérimental (RS&DE) sont acceptées. Le développement de nouveaux procédés de fabrication est donc très lourd à porter pour les petites entreprises, car il n’y a plus aucune subvention pour ce type de R&D. » Steve Bissonnette – Président Diacarb (Montréal)

Ces écarts majeurs entre les entreprises qui investissent peu et celles qui osent investir confirment à quel point l’investissement est primordial pour améliorer la compétitivité de nos industries.

 

*Baromètre industriel québécois – 6e édition, STIQ, mai 2015. 

Information : 1 888 875-8789
info@stiq.comwww.stiq.com

 

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