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Recrutement de main-d’œuvre, les PME doivent s’ajuster

Les méthodes d’embauche évoluent au même rythme que les méthodes de production d’une entreprise. Le dirigeant doit s’adapter aux nouvelles tendances, surtout depuis la naissance des réseaux sociaux.

Une PME qui n’en tient pas compte peut être victime d’expériences très déplaisantes. Voici ce que j’ai retenu d’une lecture de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés du Québec.

Pour un poste à combler, il n’est pas rare que des dizaines, voire des centaines de candidats posent leur candidature. Assurez-vous de leur envoyer une réponse, même pour ceux qui ne sont pas retenus dans un premier choix. Pourquoi ? Parce que plusieurs candidats peuvent exprimer leur mécontentement sur Facebook ou Twitter à la suite de l’absence d’une réponse. Cela peut avoir un impact très négatif pour l’entreprise sur les réseaux sociaux. Une réponse simple, même automatique, est à privilégier.

Autre suggestion : l’utilisation du réseau social LinkedIn. Il s’agit d’un réseau facile à consulter permettant souvent de trouver des candidats aux talents recherchés. Selon LinkedIn, le quart des utilisateurs sont à la recherche d’un emploi et consultent régulièrement les sites d’offres d’emploi.

Qui doit embaucher ? Bien que le recrutement soit un travail d’équipe, la responsabilité finale doit revenir au professionnel en ressources humaines et au gestionnaire. Tous les deux devraient avoir les capacités pour juger les compétences, évaluer la capacité d’adaptation à la culture organisationnelle et vérifier si le candidat s’entendra bien avec l’équipe.

Rappelez-vous d’un point important : les méthodes de production font l’avantage concurrentiel certes, mais le choix d’un bon candidat – la perle rare – est encore plus crucial. C’est l’humain qui fait la différence. Un mauvais choix peut entraîner de lourdes conséquences économiques à l’entreprise.

Le dernier point est celui de la rémunération. Quel est le meilleur moment pour aborder cette question ? Au début ou à la fin de l’entrevue ? Chose certaine, il ne faut pas l’éviter. C’est une grave erreur.

À mon avis, le salaire (tout comme l’ensemble des avantages sociaux) devrait être discuté dès le début de l’entrevue pour éviter toute perte de temps si l’écart est trop élevé entre l’offre et la demande, en ayant toujours à l’esprit que la diplomatie a toujours sa raison d’être.

 

Éric Pageau, éditeur

 

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