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Des villes de l’Est-du-Québec se regroupent pour partager leurs recherches en innovation

Dans un contexte de mondialisation où la recherche et le développement sont le fondement de la nouvelle économie pour créer et innover des services et produits à valeur ajoutée, 11 villes de l’Est-du-Québec ont décidé de se regrouper sur une base informelle pour partager les fruits de leurs connaissances. Il s’agit du Réseau des villes innovantes de l’Est-du-Québec (RVIEQ).

L’idée, qui avait émergé vers 2009, a pris réellement son envol l’an dernier. L’ère du numérique change les façons de faire, bouscule le quotidien des citoyens, et les élus de l’Est-du-Québec veulent développer des niches spécialisées pour inciter les nouvelles générations à demeurer en région plutôt que de choisir de s’établir dans les grands centres urbains.

« Nous travaillons présentement sur des procédés et des technologies qui vont permettre à l’industrie forestière de demain d’être plus performante et moderne » - Patrick Dallain, directeur général, Serex ©SEREX

« Nous travaillons présentement sur des procédés et des technologies qui vont permettre à l’industrie forestière de demain d’être plus performante et moderne » – Patrick Dallain, directeur général, Serex ©SEREX

Pour les élus des 11 municipalités dont Rivière-du-Loup, Matane, Montmagny La Pocatière, Gaspé et Rimouski, il s’agit d’un défi de taille.

« Nous croyons fermement que l’avenir doit passer obligatoirement par l’innovation sur nos territoires. C’est le message que nous envoyons aux élus des gouvernements supérieurs. Nous devons développer des créneaux uniques pour minimiser l’impact de l’éloignement des marchés.

C’est le cas à Rimouski où nous concentrons nos travaux en recherche et développement dans les technologies biomarines. Cette façon de faire nous aide à être plus concurrentiels sur un marché de plus en plus mondial », indique le maire de l’endroit, Éric Forest, qui brigue un troisième mandat.

Gaspésie

Chacune des 11 villes possède un centre de recherche, un centre de transfert technologique, une université ou un collège. À Gaspé, le TechnoCentre éolien, le cégep et le centre de recherche en pêche et culture sont des lieux privilégiés pour partager des ressources avec le reste de la région.

«Nous croyons fermement que l’avenir doit passer obligatoirement par l’innovation sur nos territoires»  – Éric Forest, maire de Rimouski

« Cela permet à nos entreprises de tisser des liens avec d’autres centres de recherche pour définir comment elles peuvent travailler ensemble et créer de l’innovation. Souvent, nous passons de la recherche théorique à la recherche appliquée en entreprises, ce qui est excellent pour l’économie du milieu », explique le maire de Gaspé, Daniel Côté.

Industrie forestière

Dans le secteur de l’industrie forestière, la recherche et le développement sont primordiaux au développement de la région. Et en ce sens, SEREX, un centre collégial de transfert technologique (CCTT) joue un rôle déterminant en foresterie, c’est-à-dire l’industrie de la transformation du bois.

« Notre objectif est de mettre en valeur la ressource le plus possible tout en créant des emplois. Nous travaillons présentement sur des procédés et des technologies qui vont permettre à l’industrie forestière de demain d’être plus performante et moderne. Cette industrie ne ressemblera en rien à ce que c’était autrefois », précise Patrick Dallain, directeur général chez SEREX.

Retombées

Pour le maire de Rimouski, il est clair que les régions éloignées ne sont pas attrayantes et qu’un coup de barre est nécessaire pour inciter les nouvelles familles à s’établir dans un milieu de vie intéressant.

« C’est ce que le gouvernement ne comprend pas encore. Il faut à présent dépasser l’esprit de clocher qui existait il y a une vingtaine d’années. Nous devons travailler à nous entraider dans un esprit de complémentarité, compter sur nos forces et faire comprendre au gouvernement qu’il doit consolider les pôles d’excellence dans les régions afin d’avoir une économie de classe mondiale. »

Selon Patrick Dallain, le RVIEQ donne accès à de nouvelles perspectives. « Nous sommes en discussion avec des entreprises qui découlent de contacts établis grâce au RVIEQ. Les impacts sont réels et ça va aller en s’accentuant au cours des années à venir. Pour le moment, je ne peux en dire davantage. »

Modèle applicable

Au Québec, le regroupement de 11 municipalités de l’Est-du-Québec en vue de partager leur savoir-faire est une première. Est-ce un modèle applicable pour l’ensemble des autres régions de la province ? Tous s’entendent pour dire oui. « Je ne vois pas pourquoi ça ne fonctionnerait pas. Un regroupement régional, c’est important », ajoute Patrick Dallain.

Saviez-vous que?

  • 11 villes de l’Est-du-Québec ont décidé de se regrouper sur une base informelle pour partager les fruits de leurs connaissances?

 

Liens Internet:

  1. Ville de Rimouski
  2. Ville de Gaspé
  3. SEREX

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