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Une gamme d’événements qui allie la culture et le modernisme

S’il est vrai que le chiffre cinq porte chance, les astres favorisent la pérennité du Centre de foires de Sherbrooke. Pour les cinq prochaines années, une entente à long terme est déjà confirmée avec une dizaine de promoteurs, ce qui assure d’attirer la tenue d’une quarantaine d’activités chaque année, attirant les visiteurs d’ici et d’ailleurs.

Point de rencontre tant pour les fournisseurs, que pour le grand public, le Centre de foires de Sherbrooke étale des installations modernes et polyvalentes. Pour Paul Beaudoin, directeur du Centre de foires et des opérations, le regroupement se greffe à de multiples activités à caractère sportif et commercial.

« C’est de permettre une offre améliorée par des congrès mixtes. La Ville de Sherbrooke reçoit plusieurs congrès et événements sportifs, ce qui a permis de bonifier cette offre », explique le directeur.

Investissement totalisant 21,2 M$

Paul Beaudoin, directeur du Centre de foires

Paul Beaudoin, directeur du Centre de foires

Grâce au programme Fonds Chantiers Canada-Québec (FCCQ), le centre de foires a vu le jour en 2009, avec une contribution des paliers de gouvernements, de quelque 11,7 M$. À cet octroi s’ajoute l’acquisition, par la Ville de Sherbrooke, des terrains où l’édifice se trouve pour une valeur totale estimée à 21,2 M$.

L’endroit offre une salle d’exposition de 60 000 pieds carrés, qui se divise en trois sections. Il y a cinq ans, la région ne détenait pas d’endroits suffisamment vastes pour y accueillir des événements de grande ampleur.

« À l’époque, aucun lieu ne pouvait regrouper des évènements d’envergure sous un même toit. Il y avait donc un besoin grandissant pour desservir la population de Sherbrooke, sur le plan régional », ajoute M. Beaudoin.

Un guide virtuel

À l’ère des applications mobiles, le centre de foires compte sous peu offrir aux visiteurs, une technologie de pointe, du jamais vu au Québec. Tel un guide, à l’intérieur d’une salle d’exposition, il sera possible de visualiser l’emplacement des kiosques. Développée par Novom, une entreprise réputée de la région, l’achat de billets en prévente sera également une option.

« Cela fera en sorte que les salons pourront devenir sans papier », poursuit le directeur.

Parmi les rendez-vous grand public prévu au calendrier automnal, en plus du 15e Salon industriel de l’Estrie, notons le Gala des Grands chefs, le Gaming Expo de Sherbrooke, l’Octoberfest XV ainsi que le Salon du livre de l’Estrie.

Jouir du tourisme du savoir

Lynn Blouin, directrice Promotion, Acceuil, Tourisme d’affaires et sportif, de Destination Sherbrooke

Lynn Blouin, directrice Promotion, Acceuil, Tourisme d’affaires et sportif, de Destination Sherbrooke

Avec  la présence de l’Université Bishop’s, de l’Université de Sherbrooke, de même que du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), il est sans conteste que le secteur de Sherbrooke est bien reconnu pour sa population riche en connaissances.

C’est d’ailleurs par une étroite collaboration avec le milieu que Lynn Blouin désire contribuer à son rayonnement.

« Depuis trois ans, nous travaillons sur le volet du tourisme du savoir, différent du milieu associatif, mais qui est aussi très fort, par la présence des universités et du CHUS. Nous avons tissé des liens très serrés avec les gens de ces institutions », précise la directrice Promotion, Accueil, Tourisme d’affaire et sportif, de Destination Sherbrooke.

Consciente d’évoluer dans un marché en constante mutation, Mme Blouin dit s’adapter au nombre de congrès, selon les termes et la volonté des exposants, le but étant de conserver au maximum des retombées économiques et garder Sherbrooke comme une destination de premier choix.

« Le contexte économique actuel n’est pas sans contrecoups. Certains congrès peuvent dorénavant se dérouler aux deux ans, d’autres réduiront la durée de leur séjour ou le nombre d’activités. Si nous voulons garder notre avancée sur le marché, nous devons nous serrer davantage les coudes et très certainement faire preuve de créativité », indique la directrice.

Malgré ces restrictions économiques, Mme Blouin demeure optimiste et veut poursuivre sur sa lancée pour mettre de l’avant des outils techniques pour mieux y faire face.

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