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Les robots industriels plus accessibles que jamais

Il y a 15 ans, se procurer un robot exigeait des investissements colossaux. Aujourd’hui, les prix ont chuté de 30 à 50 %. Si bien qu’un petit robot peut se détailler pour à peine 30 000 $. À cela s’ajoute leur plus grande rapidité, diversité, précision et une programmation simplifiée.

Certains joueurs ont pris les devants et sont très automatisés : Bombardier transport, Biscuit Leclerc, BRP, GE Bromont, Exo-S, IPL, etc. Le soudage robotisé prend également de plus en plus d’ampleur de même que dans les secteurs de la machinerie agricole, de l’industriel et des fonderies.

Toutefois, les chiffres sont éloquents, malgré une plus grande accessibilité, le Canada est en retard en ce qui concerne la robotisation dans les entreprises.

« En Allemagne, on évalue qu’il y a 1 robot pour 505 habitants. Ici, on parle d’un rapport de 1 pour 2325 personnes. En 2013, il y avait à travers le monde 1 600 millions de robots, surtout dans les secteurs de l’automobile, de l’électronique, du métal et du plastique. Au Canada, on en comptait environ 15 000 et 4 000 dans la province », mentionne Louis St-Pierre, ingénieur et directeur du développement des affaires pour le Centre de robotique et de vision industrielle (CRVI).

Dans les faits, beaucoup d’entreprises contactent le CRVI, mais le passage à l’intégration est très lent. « Ce sont des technologies existantes et éprouvées, mais il y a un manque de confiance dans l’avenir. » Selon Denis Hotte, agent de recherche au CRIQ, une mauvaise perception des entrepreneurs expliquerait aussi ce retard.

« Beaucoup de PME voient la robotisation comme une affaire pour les grosses entreprises ou s’imaginent que leurs clients vont délaisser leurs produits s’ils ne sont plus faits à la main. C’est particulièrement vrai en agroalimentaire. Pourtant, ce secteur a un besoin criant de se robotiser. Il y a aussi toujours la question d’argent même s’il a été prouvé que les robots sont rentables et que le retour sur l’investissement est rapide. »

Luc Vanden-Abeele, ingénieur et conseiller en vigie d’affaires et recherche marketing pour Axium (un intégrateur qui embauche 200 employés), croit qu’il y a un travail d’éducation à faire. Pour faire bouger les entrepreneurs, il faut selon lui que d’autres gens d’affaires qui ont investi en robotique viennent témoigner de leur expérience. « Oui, le premier projet peut être plus complexe, mais tout cela s’apprend. »

Augmenter sa productivité

Pourquoi les entreprises devraient-elles songer à s’acheter un robot ? Parce que de façon générale, ils demandent peu d’entretien, durent en moyenne 15 ans, effectuent des tâches répétitives associées à la production de produits en série. « Oui, cela peut éliminer certains emplois, mais ce sont souvent des postes ennuyeux, dangereux ou salissants où le recrutement est difficile », mentionne Denis Hotte.

« Beaucoup de PME voient la robotisation comme une affaire pour les grosses entreprises ou s’imaginent que leurs clients vont délaisser leurs produits s’ils ne sont plus faits à la main. C’est particulièrement vrai en agroalimentaire. Pourtant, ce secteur a un besoin criant de se robotiser »  – Denis Hotte, agent de recherche au CRIQ.

En contrepartie, la présence de la robotique dans une entreprise augmenterait sa compétitivité, permettrait une croissance et amènerait les employés à occuper des postes à valeur ajoutée. « Pour faire fonctionner les robots, il faut des gens. Ils peuvent être formés comme opérateur de cellules robotisées (utilisant un ou plusieurs robots industriels) avec aussi peu que trois jours de formation », note Louis St-Pierre.

L’avenir de la robotique ici

Pour l’avenir, Louis St-Pierre croit qu’on assistera à une augmentation de l’intelligence robotique (cellule robotisée intelligente et diversifiée) et des outils facilitant la programmation. On verra également la création d’une niche pour la robotique collaborative et une spécialisation des intégrateurs robotiques. La programmation deviendra plus intuitive (déplacement manuel du robot) et peut-être un jour, il y aura un langage de programmation unique.

Les PME qui fournissent du matériel de robotique sont nombreuses et procurent des emplois à 5000 employés et ont un chiffre d’affaires de 500 M$. Ces dernières que l’on nomme les intégrateurs ont tendance à se regrouper ou fusionner pour réaliser des projets importants dans plusieurs spécialités comme : les centres de distribution, le soudage robotisé, la découpe plasma, le composite (projection de fibre, découpe au jet d’eau, le secteur des fonderies (manipulation, cassage, meulage) et l’aérospatiale (cellules de production intelligentes (impression 3-D, usinage, finition, mesure.

Il existe plusieurs catégories de robots. Des robots de manipulation de produits dont les tâches peuvent être: chargement déchargement de machine de production, presse à injection, ligne de peinture, l’emballage, la palettisation, l’assemblage, etc.

Des robots de procédé qu’on utilise pour : peinture, soudage (MIG, TIG, PLASMA, LASER), ébavurage, découpe avec des outils embarqués (meules, tête d’usinage, jet d’eau), placement de fibre de carbone, test non destructif : sonde ultrason, laser ultrason, caméra infrarouge, etc. Finalement, des robots collaboratifs qui servent à des tâches répétitives de moyenne vitesse demandant de la dextérité ou une forme élevée par exemple : joint de silicone, colle, assemblage…

Saviez-vous que?

  • Le iPhone 6 est entièrement assemblé par des robots Foxbot ?

 

Liens Internet:

  1. Productivité : le Québec est-il en retard? (IRIS)
  2. Un robot fait la cuisine à votre place
  3. Un robot soudeur aux capacités de mouvement inégalées (CRIQ)

Liens vidéo:

  1. Ficeleuse automatique de poulets
  2. Robots industriels en Technologie de l’électronique industrielle
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