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Source : Commission d’accès à l’information. OKIOK

La technologie évolue mais est encore onéreuse

De nos jours, les vols d’identité et les fraudes financières sont encore monnaie courante. Les gouvernements, dont celui du Canada, font des pieds et des mains pour réduire au maximum les usurpations. Bien que les cartes à puce aient grandement amélioré les statistiques, les fraudeurs trouvent néanmoins de nouveaux subterfuges pour arriver à leurs fins. La biométrie, et les nouvelles applications qu’on lui propose pourraient finalement éliminer ce fléau.

La biométrie consiste essentiellement en une cueillette de données biologiques, physiologiques ou même comportementales de chaque individu qui s’y prête. Les plus utilisées sont sans aucun doute les empreintes digitales, uniques à chacun.

Toutefois, des technologies plus développées permettent aujourd’hui la lecture de la configuration de la main, la reconnaissance de visage, de l’iris, la lecture d’empreintes rétiniennes, la reconnaissance vocale et même celle du réseau vasculaire.

Du point de vue comportemental, la reconnaissance de la signature est encore la technique la plus utilisée. Selon Philippe Bouchard, directeur régional de l’est du Canada chez ADI Global Distribution, différentes technologies biométriques sont déjà à l’essai ou entièrement implantées au Québec.

« Dans la plupart des cas, on parle essentiellement d’entreprises ou organisations qui doivent protéger les informations qu’elles détiennent. Ainsi, plusieurs projets sont à l’étude au sein de commissions scolaires, laboratoires de recherche, aéroports et bases militaires. Des entreprises comme Bell Canada et Hydro-Québec font déjà appel à la biométrie. »Plus sécuritaire que les mots de passe et les cartes à puce, la biométrie tarde cependant à s’implanter à grande échelle.

« Deux grands défis sont à surmonter : le coût de la technologie et l’utilisation que l’on peut faire de nos données biométriques. Les gens ne sont pas prêts à payer aussi cher pour cette technologie et se demandent qui peut avoir accès aux données et les copier par exemple », poursuit-il.

Accès à l’information

Mais n’implante pas une technologie biométrique qui veut. Comme il s’agit d’informations personnelles qui sont mises en cause, les règles de l’accès à l’information sont de rigueur.

Terminal d’accès avec empreintes digitales et reconnaissance faciale BioStation T2 (Source : ADI Global Distribution)

Terminal d’accès avec empreintes digitales et reconnaissance faciale BioStation T2 (Source : ADI Global Distribution)

« Au Québec, les principaux champs d’application de la biométrie touchent les horodateurs, qui permettent de calculer le temps travaillé par un employé en usine, et les systèmes d’accès aux édifices. Mais avant d’implanter de tels systèmes, l’organisation doit préalablement obtenir le consentement des personnes qui devront en faire l’utilisation. Une fois ce consentement obtenu, elle doit déclarer la mise en place du système ainsi que la banque d’informations personnelles qu’elle constituera. À cet effet, le Québec est la seule province canadienne où un tel consentement est obligatoire. Dans le cas contraire, l’organisation doit s’en remettre aux systèmes de carte d’accès traditionnels. Les articles 44 et 45 de la Loi du cadre juridique à l’accès à l’information sont très précis à ce sujet », précise Véronique Lessard, responsable des communications à la Commission d’accès à l’information (CAI) du Québec. En mai 2015, on répertoriait 79 organisations en règle avec la CAI. Parmi celles-ci figurent Hydro-Québec, le ministère de la Justice, l’Université de Montréal, l’Université Laval, Agropur, Sobey’s et Johnson & Johnson.

À cause de leur complexité, les technologies biométriques sont encore très onéreuses. Selon la taille de l’organisation, l’implantation d’un système de gestion d’accès aux ressources de l’entreprise peut atteindre plusieurs centaines de milliers de dollars.

C’est pourquoi certaines entreprises offrent l’accès à des solutions hébergées en mode infonuagique, moins coûteux. C’est notamment le cas de la firme OKIOK de Laval, qui propose la solution RAC/M Identity, spécialement adaptée aux besoins des PME. L’entreprise a d’ailleurs lancé la version 2.0 de sa solution de gouvernance, de gestion des identités et des droits d’accès, en juin dernier.

« Notre solution est un complément aux technologies biométriques. Elle permet une gestion performante et contrôlée des ressources matérielles, informatiques et financières. Pour environ 50 000 $, l’entreprise peut se procurer la licence afin d’utiliser notre solution, hautement conviviale, qui peut être mise en œuvre très rapidement » nous explique le président d’OKIOK, Claude Vigeant. Voilà donc une solution abordable pour laquelle les portes de différents marchés sont grandes ouvertes.nous explique le président d’OKIOK, Claude Vigeant.

Voilà donc une solution abordable pour laquelle les portes de différents marchés sont grandes ouvertes.

Saviez-vous que?

  • Le Québec est la seule province où le consentement des utilisateurs de systèmes biométriques est obligatoire, ce qui freine l’implantation de la technologie ?
  • Moins d’une centaine d’entreprises utilisent la biométrie légalement au Québec.

 

Liens Internet:

  1. Commission d’accès à l’information du Québec
  2. OKIOK

Documentations supplémentaires en PDF: 

  1. Registre des déclarations de banques de mesures biométriques tenu par la Commission d’accès à l’information du Québec (Source : Commission d’accès à l’information)
  2. Principes d’application de la biométrie (Source : Commission d’accès à l’information)
  3. Enjeux de la biométrie (Source : Commission d’accès à l’information)
  4. Cadre légal de l’utilisation de la biométrie (Source : OKIOK)

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