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L’industrie biotechnologique ce fleuron de l’économie québécoise

Le Québec compte aujourd’hui la plus grande concentration d’entreprises dans le domaine de la biotechnologie, soit le tiers des sociétés de biotechnologies situées au Canada. Elles se concentrent dans les secteurs d’application de la santé humaine et de la santé animale.

L’industrie biotechnologique constitue ainsi un véritable fleuron de l’économie québécoise qui regroupe des entreprises vouées à la recherche, à la conception, au développement et à la production de cellules ou d’organismes vivants. Ces activités sont d’ailleurs utilisées dans des domaines spécifiques tels que la fabrication de médicaments pour les humains ou les animaux et de suppléments alimentaires visant à améliorer la santé humaine, animale et végétale, et à mieux protéger l’environnement.

Une industrie optimiste

Selon Louis Saint-Jacques, directeur général du CQIB, qui est un incubateur d’entreprises spécialisées en sciences de la vie et technologies de la santé, l’industrie a subi de sévères revers ces dernières années : la crise financière de 2008 et l’échéance de plusieurs brevets en 2012. Malgré ces difficultés, l’industrie demeure avant tout optimiste pour l’avenir.

Près de 5000 emplois sont regroupés dans 88 entreprises et 11 instituts et organisations de la Cité de la Biotech

« Ce que nous voyons comme tendance dans l’industrie, présentement, c’est un mélange de biologie avec des molécules, explique
M. Saint-Jacques. C’est une tendance lourde. Le modèle d’affaires, c’est de développer moins de médicaments à l’interne, mais plutôt de miser sur des « start-up » qui font des découvertes et de les acquérir avant que le produit ne devienne commercial. »

Crédit photot: CQIB. Louis Jacques, directeur général du CQIB

Crédit photot: CQIB.
Louis Jacques, directeur général du CQIB

M. Saint-Jacques ajoute également que cette tendance du marché ne tient pas du hasard. Les grandes entreprises ont très souvent des structures de coûts complexes « parce que la découverte d’un médicament peut coûter aujourd’hui près d’un milliard de dollars, entre le moment où il est découvert et la mise en marché. »

Une attraction de talents

Pour Jean-Marc Juteau, directeur de la Cité de la Biotech, la grappe de biotechnologie et de science de la vie incluant un parc scientifique et de haute technologie, située à Laval, l’industrie biotechnologique est un secteur jeune et dynamique qui prendra davantage d’ampleur dans les années futures.

Néanmoins, les entreprises restent prudentes devant les fluctuations économiques. « Un des avantages de cette industrie est la création d’emplois très bien rémunérés, ce qui lui permet d’être une attraction et une rétention de talents, ajoute M. Juteau. De plus, le facteur de multiplication d’emplois pour le secteur biopharmaceutique peut être de 2 à 5 fois, ce qui crée des emplois additionnels. Il faut également souligner que l’industrie de la science de la vie n’est pas menacée par les pays émergents, ce qui augmente ainsi la rétention des entreprises. »

Crédit photo:  Cité de la Biotech. Jean-Marc Juteau, directeur de la Cité de la Biotech

Crédit photo: Cité de la Biotech.
Jean-Marc Juteau, directeur de la Cité de la Biotech

Près de 5000 emplois sont regroupés dans 88 entreprises et 11 instituts et organisations dans la Cité de la Biotech. Seulement durant l’année 2013, ce pôle d’excellence a généré 130,1 M$ en investissements, soit 38,1 % de l’ensemble des investissements industriels de la région lavalloise, et près de trois milliards $ depuis les 12 dernières années.

Une force économique

La Ville de Laval par son agence de développement Laval Technopôle a mis sur pied la Cité de la Biotech dans le but de promouvoir ce type d’activité économique et d’attirer des investissements et de nouvelles entreprises oeuvrant dans ce domaine sur son territoire. Elle peut aujourd’hui s’estimer heureuse de la tournure des événements.

Crédit photo: Technopôle Laval. Gilbert LeBlanc, vice-président, développement, investissement et immobilier à Laval Technopôle.

Crédit photo: Technopôle Laval.
Gilbert LeBlanc, vice-président, développement, investissement et immobilier à Laval Technopôle.

« Le pôle de biotechnologie de Laval représenté par la Cité de la Biotech se distingue par la forte concentration d’entreprises et d’institutions dans ce secteur, répond de son côté Gilbert LeBlanc, vice-président – Développement, investissement et immobilier à Laval Technopôle. À l’intérieur de son périmètre de 6 km2, Laval est la seule région au Canada où nous pouvons concevoir, développer, produire, tester ainsi que commercialiser un médicament. »

De plus, la présence dans le parc de la Cité Biotech de l’Institut Armand-Frappier s’avère un facteur non négligeable. Selon M. LeBlanc, il s’agit d’une institution d’enseignement et de recherche « reconnue internationalement formant des chercheurs de haut calibre et possédant des installations et des laboratoires de recherche de classe mondiale. »

saviez-vous que?

  • La découverte d’un médicament peut coûter aujourd’hui près d’un milliard de dollards, entre le moment où il est découvert et la mise en marché?

Un commentaire

  1. il faut etre vigilant sur les risques professionnels, biologiques mais aussi chimiques, découlant de l’application des biotechnologies, y compris la gestion des déchets, peuvent affecter les travailleurs des biotechnologies et ces travailleurs sont particulièrement menacés lorsque les modes de transmission sont mal compris et que les équipements de protection collective ou individuelle ne sont pas adaptés ou disponibles.
    source ; La prévention des risques professionnels des biotechnologies : http://www.officiel-prevention.com/protections-collectives-organisation-ergonomie/risque-biologique/detail_dossier_CHSCT.php?rub=38&ssrub=129&dossid=497

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