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La programmation conversationnelle, un must!

Programmer une machine-outil pour des pièces en prototypage ou pour une production en courtes séries, rien de plus simple aujourd’hui avec le langage conversationnel !

Véritable système nerveux du centre d’usinage, le mode interactif a de quoi séduire. Sa simplification de programmation, son apprentissage facile et sa rapidité d’exécution en font l’outil de premier choix pour ces besoins spécifiques.

Selon Joe Poulin, directeur des ventes pour le Canada chez Hurco, « c’est ni plus ni moins qu’une conversation avec la machine. Vous parlez pratiquement à la machine. La machine ne parle pas, mais elle texte question/réponses et on remplit les espaces en blanc. Par exemple, si on veut machiner un cercle, on programme le centre, la grandeur, la profondeur et on indique quel outil utiliser. Le programme est automatiquement prêt à envoyer. »

Puissance de calcul accrue

Le même enthousiasme rejoint également Youri Juteau, chargé de l’application technologique et informatique à l’École de technologie supérieure (ÉTS).

« En tournage, le temps de mise en route est réduit d’environ 10 fois par rapport à la programmation hors-ligne. Sur cet aspect, la dimension des pièces (diamètres, alésages, etc.) s’avère relativement simple à programmer. Ce n’est pas tant la géométrie qui est compliquée, mais plutôt le procédé (la bonne épaisseur de finition par exemple ou encore les tailles et types de plaquettes). »

En effet, selon le niveau de capacité du programme choisi (Mazatrol, Ultimax, Mori Seiki’s CPAS, etc.), on estime que les durées de programmation en technique conversationnelle sont jusqu’à 75 % plus rapides que pour les machines utilisant des systèmes usuels EIA/ISO.

La forte capacité de calcul du logiciel permet d’obtenir un usinage de grande précision et à haute vitesse. Cet avantage rend les contrôles particulièrement efficaces pour le traitement de matériel à usiner qui nécessite seulement des opérations simples de tournage, de fraisage, de perçage ou encore de taraudage.

« La formation en programmation conversa-tionnelle est vraiment simple, poursuit Joe Poulin, parce qu’elle utilise de vrais mots de machinistes. C’est un peu comme apprendre une nouvelle langue. Il faut juste savoir où trouver les fonctions sur le contrôleur. » On estime qu’après trois jours d’apprentissage avec ce langage, l’étudiant est en mesure d’opérer le tour à commandes numériques.

Un pilote intelligent (spindle control)

Plusieurs aspects de la mécanique d’usinage peuvent affecter la qualité des surfaces usinées. Les écarts de température par exemple peuvent être contrés par la fonction de dilatation thermique qui permet de compenser les variations de température et les changements de vitesse de la broche.

Le dispositif anti-vibrations permet, quant à lui, de contrôler l’accélération et la décélération des axes pouvant affecter la précision et le temps d’usinage. Certains programmes sont également dotés de logiciels de vérification graphique permettant de vérifier le travail avant qu’il ne débute.

De plus, une aide de maintenance indique l’état des filtres, des racleurs de carters et autres consommables ou transmet des informations sur le fonctionnement des différentes sections de la machine.

La précision de tournage représente un autre atout du conversationnel ; on évite un chargement inadéquat (pièces et / ou bridages) sur l’équipement. Ce déséquilibre peut entraîner des conséquences sur la sécurité de fonctionnement de la machine.

Les logiciels sont équipés d’une fonction d’analyse de la charge de la table afin éliminer le défaut d’équilibrage (balourd). Enfin, il est même possible de simuler un nouveau projet durant l’usinage d’une pièce en cours.

De l’idée aux copeaux

La solution conversationnelle avec ses caractéristiques avancées favorise une productivité accrue en raison d’un usinage haute vitesse d’une extrême précision et d’un outil d’une grande convivialité d’utilisation. « Le but étant de mettre en route une pièce le plus rapidement possible, » termine M. Juteau.

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