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usine de banc d'essai en montage (CTRI) 1

Un nouveau banc d’essai au CTRI Rouyn

Déjà spécialisé depuis douze ans dans le développement de technologies visant à valoriser les résidus industriels, le CTRI (Centre de Traitement des Résidus Industriels) de Rouyn est à mettre en place une mini-usine minière qui permettra aux industries intéressées de réaliser différents tests, afin d’améliorer leur procédé et de diminuer leur empreinte écologique.

Cette mini-usine, dont le rodage a été amorcé en juillet dernier, permettra ainsi aux sociétés minières d’effectuer des bancs d’essai, sans avoir à stopper leur production quotidienne.

Ainsi donc, le CTRI a reproduit dans ses murs une usine minière à l’échelle, incluant convoyeurs, moulins, concasseurs, bassins de traitement du minerai, etc. Selon son directeur général, Hassine Bouafif, elle permettra notamment de tester de nouveaux solvants, développés par les sociétés minières, sans devoir arrêter leur production.

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Crédit photo : Richard Marcil

« Afin de réduire leur empreinte écologique, les sociétés minières sont constamment à l’affût de nouveaux solvants, utilisés entre autres pour séparer le minerai des autres matières émanant de l’extraction. Il est facile de comprendre que de stopper la production de la mine pour effectuer ces tests sur la chaîne de production engendrerait des coûts astronomiques. Notre mini-usine viendrait répondre à cette demande. »

Vue la nature évidente des opérations qui y seront menées, le CTRI a donc doté ses installations d’un puissant système de climatisation et de ventilation, afin que les opérateurs et chercheurs qui y travailleront ne soient pas incommodés par les émanations générées par le processus minier. Mais outre les tests de solvants, l’usine pourra être utilisée à d’autres fins.

Entièrement automatisée, la mini-usine du CTRI pourra également servir d’installation de formation pour les élèves du cégep

« Notre usine sera mise à la disposition des sociétés minières afin qu’elles puissent effectuer des essais en vue d’optimiser leurs opérations ou encore, dans le cas des sociétés junior, être utilisée comme pilote afin d’accréditer  leur étude de faisabilité », explique Ahmed Saighi, ingénieur mécanique pour la division des minéraux industriels du Centre.

Mais comme les tests seront effectués en mode essai-échec, le Centre a également dû aménager un méga-dôme afin de recevoir le minerai à traiter. De plus, comme la mini-usine utilise une bonne partie des locaux actuels du Centre, on est à compléter l’érection d’un édifice de 2 680 m2, qui abritera différents laboratoires d’analyse et les bureaux administratifs.

On constate donc que, pour atteindre ses objectifs opérationnels et poursuivre sa mission, le CTRI Rouyn a dû investir plusieurs millions de dollars. Mais grâce à l’aide financière de Développement économique Canada et de la Société de promotion canadienne pour l’innovation, le projet sera mis en opération d’ici quelques semaines.

Traitement du minerai

Crédit photo : Richard Marcil

Crédit photo : Richard Marcil

Au niveau environnemental, le traitement du minerai peut avoir un impact néfaste. C’est pourquoi le CTRI travaille au développement de nouveaux procédés dont l’utilisation de la biomasse forestière comme liant et combustible dans le bouletage du minerai de fer, ou encore le développement d’un procédé de production d’aventurine (variété de quartz contenant des inclusions de fuchsite, une variété de muscovite, pour sa variété verte, ou d’hématite ou de mica pour la rouge-brun.

L’hématite, étant une espèce minérale composée d’oxyde fer, de titane et d’aluminium, qu’on retrouve en abondance au Québec, on comprend vite l’intérêt du Centre à développer un tel procédé.

Mission et objectifs

Depuis sa mise sur pieds en 2000, le CTRI s’est donné comme mission d’accroître la productivité des entreprises québécoises par la valorisation des résidus et des ressources industriels sous-utilisées provenant des secteurs forestier, minier et agricole.

En développant des procédés et des technologies pour valoriser l’utilisation des résidus industriels et des ressources sous-utilisées, en assistant les entreprises lors de l’implantation de ces technologies, en mettant en application en entreprises les résultats des recherches et en favorisant le perfectionnement des formateurs, le CTRI Rouyn met tout en œuvre pour permettre aux entreprises ciblées de réduire leur empreinte écologique.

Saviez-vous que ?

  • Il en coûte plusieurs centaines de milliers de dollars par jour d’arrêt de production pour une société minière ?

 

Liens Internet:

  1. CTRI – Centre Technologies des résidus industriels
  2. Communiqué du CTRI (pdf)

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